L’histoire de l’art, ce petit bout d’Histoire centré sur la production artistique, est un sujet largement étudié en France vu l’importance des arts dits classiques dans le pays. Mais c’est un champ d’étude extrêmement large puisque les universités françaises se targuent de proposer des cours sur l’histoire de l’art pictural, sculptural, architectural, photographique, vidéo etc. Et ce, sur des périodes artistiques allant de l’Antiquité à l’époque contemporaine, majoritairement en Europe. Cela pose en soi déjà un premier problème puisque sont relativement exclu·e·s les artistes non-Occidentaux, sauf rares exceptions. Mais l’Histoire de l’art dans les facs françaises est non seulement européano-centrée, elle est aussi extrêmement misogyne. Le jeu d’aujourd’hui va consister à décortiquer l’invisibilisation des femmes artistes dans ce cursus universitaire (et affiliés) et à proposer des pistes pour y remédier.

Ne pouvant trouver de chiffres sur la proportion de genre sur nos bancs universitaires, je me suis concentrée à vérifier chaque annuaire universitaire pour comptabiliser les professeur·e·s selon leur genre. La parité est globalement respectée dans nos facs, oscillant entre 44% et 62% de femmes professeures (en comptant les chargé·e·s de TD et non uniquement les professeur·e·s de CM). Il sera donc question ici d’un sexisme institutionnel, spécifiquement dirigé envers les femmes artistes, et non dû (du moins pas uniquement) au genre de læ professeur·e en question.

RETARD INSTITUTIONNEL DE LA FRANCE

Déjà que nos universités ne font pas rêver du point de vue matériel, elles se payent en plus le luxe d’être reconnues comme étant ancrées, avec les institutions muséales françaises, dans une tradition particulièrement misogyne. Et si depuis plusieurs années, certain·e·s historien·ne·s s’entendent à revoir leur point de vue sur l’Histoire de l’art par un véritable travail de déconstruction, il n’est pas rare aujourd’hui d’entendre des propos sexistes de la part des professeur·e·s, ou d’étudier des historiens (et oui, pas de femmes au programme de ce côté là aussi) dont les discours d’un autre temps ne sont pas pour autant contextualisés. Le Tumblr PayeTaFac regorge de pépites, et le questionnaire m’a également permis de récolter quelques “remarques” que l’on croirait tout droit sorti d’un manuel du XIXème siècle. Ainsi, on a pu entendre des accusations d’hystérie, de médiocrité, de mièvreries, des phrases telles que « elle n’était pas commode », « elle avait de la poigne » totalement hors sujet avec la carrière artistique de ces dernières. Par ailleurs, l’insistance sur l’esthétisme, la sensualité, la sexualité des corps féminins est très souvent au cœur des CM et TD, et les peintresses, sculptrices, plasticiennes et photographes étudiées sont souvent ramenées à leur rôle de mère, d’épouse et/ou de fille, rapport qui n’existe pas pour leur confrères.

En 2008, Elizabeth Murray est l’une des quatre femmes artistes à avoir eu une rétrospective au MoMA. Les trois autres sont Louise Bourgeois (en 1982), Lee Krasner (en 1984), et Helen Frankenthaler (en 1989). Comme quoi la France n’est pas la seule à accuser un certain retard quant à l’inclusion des femmes dans la sphère artistique professionnelle et reconnue. Elles sont pourtant plus reconnues Outre-Atlantique où les institutions sont plus récentes, et plus progressives que les nôtres quant à leur contenu.
Deux historiennes de l’art (il y en a probablement de nombreuses autres) m’ont frappées lors de mes recherches pour cet article : Marie-Jo Bonnet et Simona Bartolena. La première explique l’évolution de la place de la femme dans les différentes sphères artistiques européennes au cours de ces derniers siècles. Elle redonne à ces artistes la place qui leur est due dans les livres, ravive leur mémoire en rappelant les obstacles supplémentaires qu’elles durent surmonter pour peindre et sculpter, à cause de leur genre. On redécouvre avec elle un grand nombre de peintresses du XIXème siècle, ainsi que les luttes sociales des femmes de cette époque. La seconde historienne se concentre sur une réécriture de l’histoire de l’art, déconstruite, à l’aide d’artistes notamment italiennes de la Renaissance, aujourd’hui oubliées au fond d’archives mais qui méritent de rayonner autant sinon plus que certains de leurs confrères contemporains. Elle interroge ainsi les toiles existantes, de grands maîtres, et réinterprète le rôle des femmes dans la peinture, en tant qu’artiste, mais aussi en tant que modèle et muse.

autoportait peint de Rosa Bonheur

autoportait peint de Rosa Bonheur

Plus souvent rappelées à leur rôle de modèles, de regardées que de regardantes, à l’université française, les femmes peintres du XIXème siècle sont pourtant des pionnières dans leur milieu, premier compromis entre la femme et l’artiste dans l’œil de l’Europe. Elles militent et créent des cours qui leur sont dédiés, participent à des Salons (expositions) alternatives, et reçoivent le soutien (bien qu’effacé de nombreux livres actuels) de leurs confrères reconnus. Des artistes comme Suzanne Valadon, Rosa Bonheur, Marie Laurencin, Mary Cassatt, sont primordiales quant à la définition de l’art de la seconde moitié du XIXème siècle, mais elles ne sont malheureusement qu’effacées, reléguées à l’ombre des têtes de files masculines.

L’histoire de l’art occidental repose sur le point de vue de l’historien, unique vérité possible et enseignée dans nos écoles et universités, alors qu’en époussetant la surface du champ d’étude, on aperçoit d’autres points de vue, d’autres artistes et des points de vue novateurs, qui enrichissent l’histoire de l’art telle qu’on la connaît. Ce n’est pas donc tant l’absence de femmes artistes qui fait que nous nous concentrons sur des artistes masculins qu’une histoire de l’art écrite par des hommes pour des hommes, et ce dès le Paléolithique. Nos historiens se projettent eux-mêmes dans les œuvres qu’ils analysent, et ne peuvent se soustraire de leur point de vue personnel, ayant comme référent de base leur propre personne.

Autoportrait peint d'Artemisia Gentileschi

Autoportrait peint d’Artemisia Gentileschi

Ainsi, nous avons traces des premières artistes (et non artisanes) européennes : Levina Teerlinc (1528-1576), qui a travaillé pour le roi Edouard VI et la reine Marie Stuart, et Katharina Van Hemessen (1528-apr1587), la première femme à peindre son autoportrait, sont des personnalités reconnues à leur époque. Nombreuses sont les artistes femmes, notamment Italiennes, qui ont percées dans le milieu artistique professionnel, même si celles-ci restaient une minorité. Mais l’histoire de l’art a surtout retenu le nom d’Artemisia Gentileschi et de son Judith et Holopherne, peut-être même plus pour le viol qu’il symbolise, l’artiste ayant été sexuellement agressée par son maître de peinture, que pour la peinture elle-même. La mémoire artistique a beau dos de parler d’esthétique et de talent, quand on découvre les œuvres de ses femmes, qui sont autre chose que de simples curiosités, des anomalies dans le champ d’étude de l’art.

Le XXème siècle amenant l’éclatement des écoles classiques et une certaine mondialisation artistique avec les deux guerres mondiales, les femmes se trouvent aux sources des avant-gardes, notamment abstraites, mais sont souvent cantonnées au rôle de compagne d’artiste masculin plus reconnu, comme Natalia Gontcharova, Sonia Delaunay, Sophie Taeuber etc. Cette tutelle masculine de couple perdure jusque dans les années 70, mais les historiens et professeur·e·s ne semblent toujours pas avoir tourné la page.
La France ne découvrira ainsi la photographe Claude Cahun que 50 ans après sa mort alors qu’elle participait au groupe surréaliste d’André Breton. Curieusement, celle-ci n’avait pas de mari célèbre, mais entretenait une relation fusionnelle avec l’artiste Suzanne Malherbe.

 

[…] C’est seulement à partir des années 1970 que la question de la place des femmes dans le monde de l’art investit le double terrain du politique et du symbolique. Le politique, en soutenant les femmes, leurs carrières, leur visibilité, par l’organisation d’expositions et la sécurisation de leur statut. Le symbolique, en regardant le travail des femmes pour le comprendre, l’apprécier, en parler, pour construire des cadres de réflexion nouveaux qui remettent en question l’histoire de l’art telle qu’elle a été écrite jusqu’alors.

 

BONNET Marie-Jo, Les Femmes dans l’art, Qu’est ce que les femmes ont apporté à l’art ? Editions de la Martinière, Paris, 2004.

Il n’est alors pas étonnant de constater que nos universités prennent ce même retard par rapport à nos confrères et consœurs européens. Et il n’est ici encore une fois question que de la scène occidentale, pour laquelle nous pourrions par ailleurs pointer le colonialisme, l’exotisation et l’invisibilisation partielle ou totale d’inspirations extra-européennes. Mais c’est un autre vaste sujet que je ne me permettrais pas de traiter ici.

 

ANALYSE DES BROCHURES :

Hormis les spécialités optionnelles à partir des Master, la majorité des cursus d’histoire de l’art s’articulent autour de quatre à cinq périodes chronologiques pour une zone géographique européenne rassemblant surtout l’Italie, La France, l’Allemagne, l’Autriche, la Hollande, la Belgique, et dans une moindre mesure, l’Angleterre et l’Espagne. Les périodes étudiées sont l’Antiquité, le Moyen-Âge, la Renaissance, le XVIIème-XVIIIème siècle, la période moderne, et contemporaine (toutes ces périodes pouvant quelque peu différer d’une université, voire d’un cours à l’autre).

À noter que les écoles spécialisées proposent un champ d’étude souvent plus diversifié du point de vue géographique que les universités françaises (toute chronologie confondue). L’école du Louvre, par exemple, offre des cours sur l’art de l’Inde, de la Chine, du Japon, arts précolombiens, arts hindous et bouddhiques, art de l’Islam, de l’Iran pré-islamique, de Byzance, mais par ailleurs des cours englobant de très larges zones aux courants artistiques différents, comme les arts d’Afrique et d’Océanie (dans un seul cours, oui oui). Ils étudient également plus de techniques artistiques diverses, et sortent ainsi des canons que sont la sculpture et la peinture.

On peut observer le retard institutionnel français dans l’intitulé et la description des cours proposés dans certaines universités, mais également via la bibliographie recommandée qui les accompagne. Un CM intitulé “Écrire sur l’art” (Université de Poitiers, Master 1, 2016), interroge l’histoire de l’art sur des bases et auteurs actuellement admis comme canons, sans proposer aucun questionnement ou remise en question via le contexte, de ces derniers. Certains cours offrent une opportunité presque flagrante d’étudier le cas des artistes femmes, selon les époques, en interrogeant le devenir des artistes dans un contexte socio-économique précis, ainsi que leur mémoire. Mais il est peu probable qu’on y dédie des heures spécifiquement pour le statut des femmes artistes, d’autant que les descriptifs citent le plus souvent les sempiternels mêmes noms de grands maîtres. Il en va de même lorsqu’il s’agit des Avant-gardes, pourtant très représentée par les femmes, s’appropriant les nouveaux médiums de création, desquels elles n’ont pas encore pu être chassées, notamment les arts vidéos, performances et body art.

On a cependant parfois la chance de tomber sur des CM (optionnels, mais existants) sur l’histoire et le genre (Lyon 2, Licence 3, 2014-2015) et notre questionnaire indique plusieurs cours relativement engagés sur le sujet, comme les artistes féminines au XXe siècle assuré par Valérie Dupont et le sexisme en Histoire de l’art contemporain dans le CM intitulé « l’internationalisation de l’art », partie « Études de genres », ou sont directement reliés à leur genre, comme L’art et la prostitution. Certains proposent enfin d’étudier directement des artistes se revendiquant féministes, surtout en art contemporain, comme les Guerilla Girls, à mon sens nécessaires pour comprendre l’importance des revendications artistiques actuelles..

RETOUR QUESTIONNAIRE

Suite au questionnaire posté dans une quinzaine d’universités françaises ainsi que dans plusieurs écoles artistiques proposant des cours d’histoire de l’art, il apparaît que certaines artistes sont bel et bien étudiées en cours, mais qu’elles restent exceptionnelles. Plus nombreuses en art contemporain, ce sont pourtant trois artistes modernes, Elisabeth Vigée LeBrun, Berthe Morisot et Camille Claudel, qui reviennent le plus souvent dans les réponses. Impossible en comparaison de déterminer le nombre d’hommes étudiés pendant l’intégralité d’un cursus ou d’une année. Déjà parce que les choix d’études en TD ne sont pas disponibles et qu’ils sont souvent l’occasion d’explorer de nouveaux horizons artistiques, d’approfondir ce qui a été vu en CM, mais également parce que les quelques dizaines d’hommes représentant chaque courant artistique feraient une liste plutôt indigeste à publier.

Le questionnaire posait par ailleurs la question d’un cours dédié aux artistes femmes, de manière à rééquilibrer la balance. Une moitié de réponses s’est dite contre cette idée, préférant leur intégration paritaire dans les cours déjà existants. Outre les classiques “ce serait sexiste” (non), “je ne vois pas les genres” (il ne s’agit pas de perception individuelle) et “ce serait réinventer l’histoire” (je vous invite à découvrir la bibliographie en fin d’article), certains craignent qu’un TD / CM spécifiquement sur les femmes artistes ne fasse que renforcer leur exclusion de la scène artistique générale et majoritaire et les réduise à leur genre plutôt que de s’attarder sur leur talent. L’idée a de quoi séduire, car, dans une réalité idéale, une histoire de l’art paritaire résoudrait de manière directe et quasi immédiate le problème.

Mais c’est là que le bât blesse : nous ne sommes pas dans une réalité idéale. Intégrer les femmes artistes aux cursus et cours déjà existants signifierait que les artistes hommes doivent leur céder une place conséquente dans les études, que les professeur·e·s acceptent de ne plus aborder leurs artistes habituels pour s’intéresser à des talents, parcours et personnages plus diversifiés, donc à sortir d’une certaine zone de confort d’étude. Les professeurs étant représentés dans le questionnaire (12,5% des réponses), la question suivante se pose : si vous êtes pour l’intégration des femmes dans vos cours, qu’attendez-vous pour vous y mettre ? Pourquoi n’observe-t-on pas une plus grande diversité d’artistes que ceux cités dans le questionnaire ?

Des cours spécifiques aux femmes artistes permettraient dans un premier temps une revalorisation de ces dernières, une visibilité nouvelle, et une remise en question parallèle de l’histoire de l’art préexistante, à dominante blanche et masculine. À termes, ces dernières seraient enfin intégrées aux cours “classiques” mais nous avons besoin, avant cela, de reconnaître leur spécificité dans le monde l’art, spécificité due non pas à leur genre (qui, je le rappelle, ne conditionne pas vraiment la technique ou la sensibilité picturale et visuelle en général) mais au sexisme de leurs contemporains et du milieu artistique global. La systématisation de leur invisibilisation nécessite une remise en cause de l’histoire de l’art telle qu’on la présente à l’université : il ne s’agit pas d’insérer quelques noms, au cas par cas, dans les cours. Ce ne serait aujourd’hui pas suffisant. Si je me trompe, tant mieux, prouvez-le moi, réfléchissez sur la place des femmes en histoire de l’art et intégrez-les correctement à vos cours, je serais heureuse de les relayer.

Parmi les personnes ayant répondu favorablement à la création de cours dédiés aux femmes artistes, certains y ont vu l’opportunité d’une intégration aux gender studies et de travailler sur les spécificités de production dues à leur genre et au contexte historique. D’autres soulèvent un doute intéressant : l’intitulé et la ligne directrice du cours doit être faite de manière à ce que ce ne soit pas qu’un cours où l’on étudie des artistes d’abord du point de vue sociologique. On revient à l’idée des gender studies puisqu’il ne serait évidemment pas question d’étudier des femmes artistes uniquement parce qu’elles sont femmes.

CONCLUSION

Il est intéressant d’observer qu’en histoire de l’art, plus l’on avance dans la chronologie, plus les femmes se réapproprient une place notoire dans le paysage artistique. Une place encore mineure, restreinte le plus souvent aux TD et au bon vouloir des étudiant·e·s comme des professeur·e·s, sans parler des commissaires d’expositions et conservateurices de musée. Mais elles doivent en plus faire avec d’autres oublié·e·s qui cherchent aussi une reconnaissance, puisque l’histoire de l’art universitaire reste très majoritairement européano-centrée, même pour l’époque contemporaine.

Mais comment étudier l’histoire de l’art mondiale, si riche et diversifiée, dans un cadre et une durée d’étude restreint·e·s ? Clairement, nous ne pouvons pas aborder toutes les zones géographiques de toutes les époques afin d’avoir un panel d’artistes le plus complet qui soit. Mais si déjà nos chers professeur·e·s voulaient bien se détacher de la sacro-sainte Renaissance italienne, pour s’ouvrir à d’autres horizons et nous laisser également plus de liberté en TD dans nos choix d’études, nous aurions fort probablement tous à y gagner. Enfin, la situation en dehors des universités pourrait également évoluer si l’on permettait au grand public de découvrir plus de femmes artistes, encore très minoritaires dans nos musées français et dans nos expositions temporaires.

 

Bibliographie et webographie :

http://www.femmespeintres.net/

https://www.histoire-image.org/etudes/artistes-femmes-debut-xixe-siecle

http://www.vanityfair.fr/culture/art/diaporama/nos-10-des-power-women-de-lart/6017#nos-10-des-power-women-de-lart-9

http://www.laboiteverte.fr/autoportraits-de-femmes-peintres-train-de-peindre/

https://www.franceinter.fr/emissions/la-tete-au-carre/la-tete-au-carre-19-decembre-2016

BARTOLENA Simona, Femmes artistes : De la Renaissance au XXIe siècle, Gallimard, 2003, Paris.

BARTOLENA Simona, GONZALEZ Maria Alvarez, Les Femmes dans l’art, Hazan, 2010, Paris.

BLANC Olivier, Portraits de femmes. Artistes et modèles à l’époque de Marie-Antoinette, Paris, Éditions Didier Carpentier, 2006.

BONNET Marie-Jo, Femmes peintres à leur travail : de l’autoportrait comme manifeste politique (XVIIIe-XIXe siècles), Revue d’histoire moderne et contemporaine, Belin, 2002/3 (no49-3).

BONNET Marie-Jo, De l’ombre aux Lumières, La révolution identitaire des femmes peintres du XVIIIe siècle, Revue Combats de femmes 1789-1799, Autrement, 2003.

BONNET Marie-Jo, Les Deux Amies, essai sur le couple de femmes dans l’art, éditions Blanche, 2000.

BONNET Marie-Jo, Les Femmes artistes dans les avant-gardes, Edition Odile Jacob, 2006.

NOCHLIN Linda et SUTHERLAND HARRIS Ann, Femmes peintres 1550-1950, édition française, Paris, Des Femmes, 1981.

PERROT Michèle, Les femmes ou les silences de l’histoire, Flammarion, 2001.

PERROT Michèle (dir.), DUBY Georges, Histoire des femmes en Occident, Plon, Paris, 1990-1991 (5 volumes).

 

Pour aller plus loin :

Liste non exhaustive de femmes artistes à découvrir : https://docs.google.com/document/d/1nWHQl6dMXyVhJ_OAmsTp3qbW6rn-QW9_3TY6xpbaPRI/edit?usp=sharing