Ça y est ! Vous avez votre billet, vos boules Quies, vous avez réussi à affronter votre phobie de ces boîtes de conserves volantes, et vous êtes prêt·e à vous envoler pour de nouvelles aventures !

Mais avant de prendre l’avion, laissez une vieille roublarde de l’aéroportuaire vous dispenser ses sages conseils (certifié 100 % j’ai bossé à l’aéroport comme back-up en période d’affluence et j’ai vu des choses que je préférerais oublier).

Commençons !

#1 Le départ

Vos valises sont bouclées et vous avez vaincu les bouchons / les affres des transports en commun. Vous voilà à l’aéroport. On vous informe que vous êtes en stand by car il y a eu du surbooking.
Une fois traduit, ça veut dire que la compagnie a vendu plus de billets qu’il n’y a de places, et que vous ne monterez que si un passager ne se présente pas. Sinon, vous êtes bon·ne pour attendre le vol suivant.
Oui, c’est dégueulasse. Mais parfaitement légal.

Comment éviter la chose ? En vous enregistrant 24 h avant sur internet, ce qui confirmera vos places. Hop.
Bon, vous avez vos sièges. Reste à déposer les valises. Pour éviter l’excédent, pitié, pensez, pensez à vérifier la politique de la compagnie aérienne. Certaines autorisent X kilos en autant de bagages que vous voulez, d’autres seulement deux bagages faisant en tout tant de kilos, d’autres un bagage de tant de kilos…

Si vous êtes sûr·e·s d’avoir un excédent, il est possible de payer à l’avance sur internet pour du poids / des bagages en plus. Ça coûte jusqu’à deux fois moins cher que si vous payez au moment de l’enregistrement.
Se dire qu’on implorera l’agent·e à la borne est un mauvais calcul : tout est informatisé. Ce qui veut dire que si l’agent·e acceptait de « faire un geste », saon supérieur·e serait prévenu·e dans la minute, l’agent·e convoqué·e, et iel devrait expliquer la situation. Vous ne voudriez pas mettre cet·te agent·e dans l’embarras, si ?

« Iel a qu’à enregistrer un autre poids : Malin ! » sauf que ce serait dangereux, vu que la quantité de carburant est calculée en fonction du poids estimé de l’appareil. Vous voulez vraiment monter dans un avion qui risque d’être à court de kérosène ? Moi non plus.

Vous vous êtes enregistré·e avec succès, votre bagage à main a passé la sécurité (vérifiez aussi la politique pour les bagages à main, ce n’est pas la faute de « votre collègue de la sécurité qui était de mauvais poil là » si votre bagage fait deux kilos de trop, merci pour elleux), et vous êtes désormais en salle d’embarquement, batifolant entre bornes wifi et magasins duty free.

Quand soudain, le drame : votre vol est annulé / retardé.
Votre compagnie est tenue de vous dédommager au delà d’un certain nombre d’heures de retard. Comme la vente d’un titre de transport engage légalement la compagnie à vous assurer d’arriver à votre destination (marche aussi pour la SNCF), n’hésitez pas à insister : pour les courtes distances par exemple, la compagnie peut avoir des partenariats avec des lignes de trains et vous procurer des billets.

#2 La correspondance

Votre calcul est formel : ça reviendra moins cher de faire Paris-Moscou Moscou-Montpellier. Vous décidez donc de prendre une correspondance au lieu d’un vol direct.

C’est tout·e guilleret·te que vous atterrissez à l’heure à l’aéroport de transfert, avant de réaliser que vous avez été mal renseigné·e. Ainsi, vous vous êtes retrouvé.es dans le septième cercle de l’enfer au lieu de la salle d’embarquement pour Boston.

Déjà, posez-vous la question suivante : est-ce que je dois passer une douane ?
Si oui, vérifiez que vous aurez le temps : la douane peut prendre facilement deux heures pour peu que l’aéroport ait décidé que la sécurité c’était important, mais qu’ouvrir un seul bureau à l’heure de pointe l’était davantage. Si vous loupez votre vol à cause de la douane, il n’y aura aucun remboursement : c’est considéré comme étant de votre ressort.

Même chose pour vos bagages : si la correspondance est trop courte, il y a de fortes chances que vos bagages n’aient pas pu être transférés dans l’avion et qu’ils arrivent avec le vol suivant. Comptez une bonne heure entre votre arrivée et le départ de votre prochain avion.

Et pendant qu’on parle des bagages : vos bagages vous suivent automatiquement, mais pas vos animaux en soute. Pensez à les récupérer. Et donc à prévoir plus de temps vu que vous devrez ressortir, enregistrer Medor à nouveau, repasser le filtre et la douane. Une véritable épopée pour l’amour du fluffy.

#3 L’arrivée

Home sweet home ou le début des vacances, vous êtes arrivé·e·s à l’aéroport. Il ne reste plus qu’une seule chose à vérifier : votre valise.
Pire des cas : elle est perdue. On ne s’inquiète pas, on se dirige vers le service bagages qui fera de son mieux pour la rapatrier et la faire livrer.
Non, on ne vous remboursera pas le serrurier si vos clés étaient dans votre valise. Il est marqué partout dans l’aéroport de ne pas mettre d’objets de valeur en soute. Partout. Arrêtez de mettre vos clés dans vos valises. Je vous le demande au nom de tou·te·s les agent·e·s aéroportuaires qui ont dû expliquer que non, MachinAirWays n’avait pas de fonds de remboursement prévu pour les portes blindées.
Marche également pour les médicaments vitaux.

Votre bagage est abîmé : encore une fois, ça dépend de la politique des compagnies aérienne. Si elles proposent un dédommagement, vérifiez avant de sortir de la salle bagages et allez voir tout de suite un·e agent·e si vous constatez une anomalie. Vous pourrez repartir avec un remboursement voire une valise neuve.

Voilà des informations qui devraient vous permettre de partir plus sereinement. Et n’oubliez pas : rien n’est de la faute des agent·e·s. Au pire, si vous voulez gueuler, demandez un·e responsable. En plus eux ont le droit de répondre, ce sera quand même plus intéressant comme conversation.