Après les bons plans de Paris, vous avez été nombreuxes à nous proposer d’autres villes, et pour continuer cette série, notre choix s’est porté sur Bordeaux !
Cette ville étudiante regorge d’une multitude de petits endroits sympas, parfois bien cachés, que les Bordelais·es de la rédaction sont allé·e·s dénicher et tester pour vous. Au programme, des idées de sortie à petit prix, des restaurants véganes et du shopping cruelty-free !

Où travailler/étudier/faire du coworking ?

La ville possède plusieurs bibliothèques publiques, la plus grande étant celle de Mériadeck. L’inscription est gratuite pour tou·te·s !

Mais parfois, surtout en période de révision de partiels, elles ont tendance à être prises d’assaut. Plusieurs librairies et espaces de coworking existent, pour des petits budgets.

  • Une de nos adresses préférées est la Zone du Dehors (68, cours Victor-Hugo), qui, en plus d’être une librairie un peu décalée, propose un espace restauration/coworking. Certain·e·s membres de la rédaction ont passé plusieurs après-midi à travailler dans ce lieu convivial et cosy.
  • Vous pouvez également vous rendre au Buro des Possibles (2, rue Planterose), qui propose à la fois une salle qui fait salon de thé, et une autre dédiée au coworking. Pour 4 € de l’heure, vous avez à disposition un buffet de collation et de boissons en libre-service, et surtout une salle à privatiser (idéal pour les travaux de groupe impossibles à réaliser dans le silence de la bibliothèque).

 

Où manger ?

  • Pour les amateurices de burgers en tout genre, on est tout·e·s dans la rédaction unanimes pour dire que le meilleur burger végé (végane si on demande sans fromage) se trouve au West Coast, petit resto situé au 31, rue du Cancera, dans Bordeaux centre.
  • Le deuxième meilleur burger végé est chez Kokomo (9, place Fernand Lafargue). Son petit frère, le Café Kokomo (14, rue Ravez) est parfait pour bruncher healthy.
  • Et si ça ne suffit pas, rendez-vous au 22, rue du Hâ chez Bun’s it Burger (entre 11 et 15 € la formule burger/frites/salade) : leur burger végé a un steak fait maison (des légumes cuits dans une grande feuille de chou vert). Au 62 de cette même rue, on trouve l’un des meilleurs restaurants végé de Bordeaux, Greedy, où le plat du jour est à 9,50 € et la formule entrée/plat ou plat/dessert à 13 € le midi. Un des meilleurs rapports qualité-prix dans le centre-ville de Bordeaux.
  • Nos falafels préférés sont chez Cilicie (6, rue des Bahutiers) où l’on peut avoir un sandwich falafel à 5,20 € avec menthe et barquette de frites. Cilicie a aussi une partie « resto » à côté de la partie « restauration rapide » : c’est super bon mais plus cher !
  • On peut également opter, du côté des Capucins, pour le restaurant Adonis (49, place des Capucins). Leurs falafels à emporter sont vraiment bon marché et savoureux (4,50 € le sandwich). On peut aussi y manger des plats un peu plus élaborés type mezze.
  • Et si l’on est vraiment fan de gastronomie libanaise, comment ne pas parler du restaurant Le Liban (30, rue du Hâ). Le menu le moins cher est végétalien, sauf un des desserts qui est végétarien. Il vaut mieux réserver. C’est 20 € le menu, mais ça cale comme jamais : il y a plein de plats type mezze. Bref, ça vaut carrément le coup.
  • Une des pizzerias préférées de la rédaction est chez Capperi (pas de pizza végane, juste végé), 3, rue de la Cour des Aides.
  • On peut également découvrir la gastronomie portugaise à Casa Pinto (non végane), 40, rue Traversanne : le menu y est à 12 € pour entrée + plat + dessert + verre de vin + café (+ soupe en hiver), c’est simple mais bon. On est comme à la maison.
  • On conseille aussi Entr-Autres Bordeaux (5, place du Séminaire), qui en plus d’être une super association en matière d’insertion-santé-écologie, propose du vendredi au lundi des repas végétariens le midi (plat + dessert) à 10 €.
  • Enfin, un coup de cœur au 30, rue Sainte Colombe : l’oiseau Cabosse, restaurant familial, avec une majorité de plats végétariens, bio, avec des produits locaux de saison. C’est simple et savoureux, sans être hors de prix. Deux formules pour déjeuner le midi : la petite assiette à 9,80 € (un plat au choix + crudités) ou la grande assiette à 14,50 € (deux plats au choix + crudités) réservée aux gros appétits. Si jamais la salle est pleine, pas besoin d’aller bien loin pour trouver une solution de rechange : chez Kitchen Garden, restaurant végétarien (avec des plats véganes). On s’en sort pour une quinzaine d’euros. C’est bon, c’est local, on ne peut que recommander.
  • Pas beaucoup de temps ou d’argent mais une grosse faim qui est là ? Bread storming, au 27, rue Notre-Dame, sauvera votre estomac. Les sandwiches sont vraiment exceptionnels et, sur demande, iels peuvent préparer un sandwich végane ou végétarien spécialement pour vous ! Comptez environ 5 € pour un sandwich ou une salade, 9 € pour une formule.
  • Envie d’une poutine ? C’est au Nouveau Monde qu’il faut se rendre, 2, rue des Boucheries, pour profiter de ce pub tenu par des Québécois·es qui brassent leurs propres bières. Iels proposent plusieurs recettes de poutines, dont une végane, et un de leurs burgers est également végétalien.
  • Pour la cuisine britannique, passage obligé au Cambridge Arms Pub (27, rue Rode). Tout est très bon (entre 7 et 12 € pour les plats) et le patron est un spécialiste de whisky. The Breakfast Club (27, rue des Ayres), est parfait pour un brunch dominical ou des œufs Bénédicte (entre 8 et 17 €).

 

Où prendre un verre ou un café ?

 

Verres à cocktails sur un comptoir

Verres à cocktails sur un comptoir

 

  • Comment ne pas parler du Cactus General Store (92, rue Notre-Dame), qui est désormais LE salon de thé végane de Bordeaux ! Pour environ 5 €, il est possible de commander un cappuccino ou un moka au lait végétal de son choix, que l’on peut accompagner d’une délicieuse pâtisserie – le gâteau à l’orange et le carrot cake sont incontournables ! Et le tout dans un décor moderne et confortable, avec tout plein de petits canapés où se lover tranquillement. Le petit plus : le Cactus ne propose ni paille jetable ni serviette en papier, ce qui contribue à une démarche zéro déchet !
  • Le salon de thé La Diplomate, au 32, rue du Parlement Saint-Pierre, propose un très large choix de thés, mélanges originaux de la maison, à accompagner de scones à la confiture ou d’une part de cake au citron bergamote, à prix tout doux (la théière de 500 ml est à 4,20 €). De plus, l’hiver, vous pouvez y déguster un excellent chocolat chaud végane, et, en été, un thé glacé ou une citronnade, sur place ou à emporter, le tout dans un magnifique décor intimiste !
  • Le Tchaï bar (49, rue du Mirail), est un autre endroit vraiment très chouette, avec un grand choix de thés. On s’y sent comme chez soi, avec la vaisselle dépareillée et les pâtisseries maison.
  • Bordeaux comporte un grand nombre de pubs. Il est donc aisé de trouver un coin pour y boire une bonne bière ou manger un fish & chips. Parmi nos spots préférés, on retiendra le Sweeney Todd’s (2, cours Alsace-Lorraine). On pensera aussi au Grizzly Pub (12, place de la Victoire), où quiz et cocktails font bon ménage. Juste à côté, on conseillera La Grange (3, cours de l’Argonne), pour les cocktails les moins chers de tout Bordeaux.
  • Lieu curieux, le salon de thé et de tatouage Sybilles (3, rue Beaubadat) est un écrin dans lequel on se sent bien : chaque thé est nommé d’après des femmes inspirantes et le salon de tatouage refuse ce qui relève de l’appropriation culturelle.

 

Où faire ses courses alimentaires (autrement) ?

 

Entrée du Marché des Capucins, sous licenceCC par Kirk K.

Entrée du Marché des Capucins, sous licenceCC par Kirk K.

 

Chez Simonæ, l’écologie est une question qui nous tient particulièrement à cœur. Beaucoup d’initiatives locales qui favorisent l’économie verte et/ou locavore existent sur le territoire de la métropole bordelaise. Nous voudrions profiter de cet article pour les faire connaître un peu mieux.

Tout d’abord, on peut penser à faire son marché quand on en a la possibilité. La métropole bordelaise propose un choix varié (liste non exhaustive) :

  • AMAP (association pour le maintien de l’agriculture paysanne),
  • produits en direct des producteurices via les drives fermiers ou Les Ptits Cageots,
  • le réseau de la Ruche qui dit oui (22 ruches sur le grand Bordeaux). Le principe est simple : on choisit sa ruche, on commande par Internet les produits que l’on souhaite, et l’on retire sa commande le jour fixé par la ruche.

 

  • En matière de zéro déchet, Bordeaux n’est pas à la traîne. En centre-ville, on trouvera La recharge (38, rue Sainte-Colombe), première épicerie sans emballage de Bordeaux centre. Côté Chartrons, on ira au Day by Day (61, rue Fondaudège) faire les courses avec nos sacs à vrac et nos bocaux, à moins de trouver son bonheur à la Maison Hegara (14, cours Portal). Vers Saint-Genès, c’est chez LadyBird qu’on fera le plein de bons légumes (10 € le gros cageot de légumes de saison) et autres denrées.
  • On pense évidemment aux nombreux marchés qui ont lieu tous les jours de la semaine à Bordeaux, mais aussi à Talence, à Pessac, notamment son marché bio le mardi matin (pour ceux que la rédaction a testés). Surtout, on ne peut que vous recommander le Marché des Capucins, « ventre de Bordeaux », ouvert le matin du mardi au dimanche. Il est possible d’obtenir des petits prix, voire des fruits et légumes gratuits car un peu abîmés, en fin de marché en demandant gentiment aux exposant·e·s.
  • Enfin, l’Épicerie solidaire (6, rue Jules-Guesde) a pour but l’accès de tou·te·s à une alimentation de qualité. Se mêlent ainsi notamment un lieu d’achat de denrées, des ateliers de cuisine et un point info-santé.

 

Où recycler ? Acheter recyclé ? Où donner ?

  • Bordeaux regorge de petites friperies ; on citera en particulier les friperies solidaires A.M.O.S. situées 51, rue des Menuts  ; 146, rue Sainte-Catherine et 19, cours de l’Argonne, pour celles de l’hyper-centre. On peut d’ailleurs leur donner des vêtements, des textiles, du linge de maison, des chaussures… (le tout évidemment en bon état !) pour permettre leur valorisation dans les boutiques, ce qui permet à l’association de créer des emplois d’insertion.
  • Si vous ne trouvez pas votre bonheur à Amos, faites un tour du côté de Steack Fripes (62, rue du Mirail), de Kilochic (40, cours de la Somme), ou encore de Crazy Frip (35, cours Gambetta, à Talence).
  • Concernant ce qui est encore en bon état mais dont nous ne voulons plus, être à Bordeaux permet plutôt facilement soit la vente par des sites marchands locaux (pour éviter d’avoir à envoyer et privilégier la remise en main propre), soit le don direct à des associations et/ou à des particulier·e·s. Sont notamment présents sur le territoire bordelais le Secours populaire, les Restos du cœur, Emmaüs, pour n’en citer que quelques-uns. Note particulière pour Féminité Sans-Abri, qui récupère des produits d’hygiène et de soin (produits et échantillons non utilisés et non périmés) afin de les distribuer aux plus démuni·e·s. Si vous abandonnez serviettes et tampons jetables mais qu’il vous en reste en stock, pensez à elleux : cela servira.

La liste des associations proposant ces services est longue, et tout bien en bon état pourra trouver sa place quelque part pour être réutilisé ou recyclé.

  • Trop de livres, de CD, de jeux vidéo dans vos étagères ? Les bibliothèques municipales de la métropole permettent d’emprunter un grand choix de livres, afin d’éviter d’avoir à les acheter. Mais une fois achetés et lus, qu’en faire si l’on ne souhaite pas les conserver ? Plusieurs associations de bienfaisance récupèrent les livres en don et il existe des associations spécialisées comme Recyclivre ou Le Livre vert. Plusieurs boîtes à livres sont également disséminées dans toute la ville.
  • Un peu à part, si vous avez besoin de déménager en centre-ville, plutôt que de s’embêter à louer un gros fourgon et chercher à le garer, on vous conseille de faire appel à l’Atelier Remuménage, association qui propose des services de déménagement solidaire et écologique pour les particuliers et professionnels, notamment à vélo.
  • Enfin, il est possible d’acheter et/ou de donner à des recycleries et ressourceries, qui remettent en usage ou au goût du jour des produits encore utiles. Évidemment Emmaüs en fait partie ; on recommande également l’Atelier D’Eco Solidaire (7, rue la Motte-Pi), et Recup’R (4, rue des Terres de Borde), spécialisé en mécanique vélo et en couture. Et si vous vous séparez de votre électroménager ou si vous souhaitez en acheter à petit prix, voyez avec l’association Envie, qui rénove et répare l’électroménager domestique, pour ensuite le revendre à petit prix.

 

À ne pas rater

Bordeaux, souvent désignée comme la Belle endormie, n’en est pas moins une ville offrant une grande carte de sorties.

  • Parmi nos préférées, il y a les séances du matin ou du début d’après-midi au cinéma L’Utopia (place Camille Jullian) au tarif imbattable de 4 €, pour des films sortant des sentiers battus. Au même titre, n’oublions pas le cinéma Jean Eustache à Pessac centre, qui propose énormément de films arts et essais à des prix vraiment corrects et à quelques arrêts de tram seulement du campus universitaire.
  • Lieu atypique, le Samovar (18, rue Camille Sauvageau) est à la fois un salon de thé et un salon de lecture où l’on défend une agriculture et une alimentation respectueuses à la fois de l’humain et de l’environnement. Les horaires d’ouverture peuvent fluctuer dans l’année : le Samovar est tenu exclusivement par des bénévoles, sans aucune subvention.
  • Enfin, n’oublions pas le Baragouinage (98, rue de la Benauge), espace féministe autogéré en mixité choisie. Il propose régulièrement entre autres des soirées débats, des ateliers, des rencontres avec des autrices et une « médiathèque » numérisée, le tout à prix libre.

 

Sous les pavés

 

Photographie du Parc Majolan, sous licence CC par Kryst4l Photographie

Photographie du Parc Majolan, sous licence CC par Kryst4l Photographie

 

Parmi les reproches faits à la rénovation de Bordeaux, force est de constater que la « minéralisation » de la ville est un fait : quasiment plus d’arbres, la terre battue est systématiquement remplacée par des plaques de béton ou des pavés. Bref, il fait bon de sortir du centre-ville pour aller en quête de verdure.

  • Le Jardin public de Bordeaux, desservi par le Tram C, est une option des plus agréables, même s’il a évidemment tendance à être rempli de monde sitôt que les belles journées pointent leur nez. Rive droite, on peut se promener dans l’écrin de végétation que constitue le Jardin botanique de la Bastide. Poussez d’ailleurs la promenade jusqu’au pont Chaban-Delmas : la promenade le long de la Garonne est beaucoup plus agréable de ce côté de la rive. Bien sûr, proche du centre-ville et accessible en bus se trouve le Parc bordelais.
  • Mais notre grosse préférence va au parc de Majolan sur la commune de Blanquefort : des ponts, des lianes, des grottes artificielles faites en béton ornementé, le tout dans un style gothique !
  • Quand le temps le permet, on peut aussi pousser jusqu’à la côte pour faire trempette. Le TER relie la gare de Bordeaux Saint-Jean à Arcachon en trois quarts d’heure pour les non-véhiculé·e·s, et de nombreuses lignes de cars vous déposeront aux plages et aux spots de surf les plus populaires.

Nous espérons que cet article saura donner envie aux Bordelais·es de partir à la découverte de nouveaux endroits, et aux autres de visiter cette belle ville ! Cette liste n’est bien sûr pas exhaustive, donc n’hésitez pas à partager vos bons plans avec nous ! À bientôt pour une autre destination !