Bonjour à tou·te·s !
Nous revoici tardivement en ce 20 mars, pour fêter le printemps !

J’entends d’ici les raleureuses pro-hiver, alors oui, c’est le retour des cuisses qui frottent, des regards lourds sur nos corps qui se découvrent et des allergies. Mais pas que !
Le printemps c’est avant tout le retour à la vie de la nature. Ça ne vous a sûrement pas échappé, dehors, tout n’est que bourgeons, fleurs et feuillages. Les neiges fondent, les oiseaux reviennent et les animaux sortent de leur longue hibernation (les chanceux). Ce déploiement de beauté éphémère, ce jaillissement chlorophyllien mérite qu’on s’y attarde quelques minutes…
Les plantes bulbeuses sont reines en cette saison et je vous invite à découvrir ou redécouvrir les muscaris.

Muscaris, source

Muscaris, source

 

Petite Présentation

Le muscari est une plante vivace, à bulbe, très rustique, qui fleurit au printemps. Elle tirerait son nom du latin muscarium, en raison du parfum musqué de certaines espèces, véritable appât à insectes qui favorise sa reproduction. (Point culture : la pollinisation par les insectes s’appelle l’entomogamie).
Il existe plus de 30 espèces mais le plus commun est le Muscari d’Arménie ou Muscari armeniacum. Il est de la Famille des Liliacées. C’est une monocotylédone (Il n’y a qu’un cotylédon dans la graine. D’ailleurs un petit truc pour les reconnaître : les nervures des feuilles sont toujours linéaires, parallèles et symétriques comme l’ail, le blé ou l’aspidistra).

Photo de muscaris sauvages

Photo de muscaris sauvages

 

Description

Les feuilles sont donc caduques, linéaires et d’un vert profond. Ses fleurs bleues en forme de petites clochettes sont très reconnaissables et en font une plante facilement identifiable.
On la trouve très facilement à l’état sauvage dans les sous-bois et forêts, le long des chemins rocailleux, mais aussi en ville, très présente grâce à sa facilité de production. Elle s’adapte très facilement et ne demande pas de soins particuliers en pleine terre.
Elle fait 15 à 30cm de haut et fleurit de mars à mai. Vous la trouverez en pot dans le commerce autour de 3 euros le pot suivant la taille.

Photo d’un jeune muscari en pot du commerce

Photo d’un jeune muscari en pot du commerce

 

Les soins

Pour une plantation en pleine terre il faut placer les bulbes à environ 6 cm dans le sol en automne. Et être patient…
Pour des muscaris en pot, il vous faudra bien arroser une fois par semaine. Dans tous les cas privilégiez une place lumineuse en évitant le soleil direct, derrière un rideau ou au pied d’un arbre en extérieur.
Dès que votre pot a terminé sa floraison vous pouvez le repiquer en extérieur sans attendre l’automne. (Injonction jardinage : si comme moi vous n’avez pas de jardin, rien ne vous empêche de repiquer les bulbes dans un parc ou de les offrir, c’est trop triste de jeter une plante qui reprend sans demander de soin particulier)

 

Utilisation

Bien que les feuilles et les fleurs de muscari soient toxiques, les bulbes sont légèrement toxiques crus, mais une fois bouillis sont consommables !
C’est un met très apprécié en Italie et en Grèce depuis l’Antiquité. C’est une variété spéciale Muscari comosum ou muscari à toupet, qui se consomme toujours beaucoup dans la région des Pouilles en Italie.

photo de muscari à toupet ou muscari comosum, source

photo de muscari à toupet ou muscari comosum,
source

Vous le trouverez en plat sous le nom de lampascioni. (Si vous avez déjà eu l’occasion d’y goûter n’hésitez à donner votre avis !)
Je ne détaillerai pas de recette ici car c’est une préparation très fastidieuse, il est difficile de se procurer des bulbes en dehors de cette région du sud de l’Italie.

 

Langage des fleurs

On trouve peu d’information à propos du muscari, mais il exprimerait un amour sincère ou un engagement sérieux.

Voici pour mars, j’espère que vous aurez appris plein de nouvelle choses, et si vous avez des suggestions n’hésitez pas à m’en faire part dans les commentaires.

À bientôt ami·e·s de la nature !