Je vis en Suisse, et plus précisément en Valais, un des 26 cantons qui la composent. Le canton est bilingue : on y parle français et un dérivé de l’allemand, le haut-valaisan. Environ 330’000 personnes y habitent, sur une superficie de plus de 5000 km². Ces informations sont certes un peu inintéressantes, mais l’endroit qui se cache derrière est loin de l’être.

Ici, j’aimerais vous présenter ce qu’on peut y faire, y voir et y goûter pour vous donner, peut-être, l’envie d’y faire un tour.

Bon appétit et santé !

Tout d’abord, je commence à parler de ce qui compte, la seule vraie préoccupation du peuple : y’a quoi à manger et à boire, par là-bas ?

Du vin, beaucoup, de toutes sortes, et en arrivant il est facile de comprendre pourquoi : il y a des vignes partout, et des caves encore plus.

La raclette et la fondue, bien entendu.

Attention parce qu’en Suisse la raclette c’est ce que vous voyez à droite. La photo en dessous, c’est une raclonnette, et ne me remerciez pas de vous éviter cette surprise, c’est purement personnel.

Servies avec des pommes de terre, des cornichons et des petits oignons toutes les deux, la fondue et la raclette sont les plats connus et traditionnels valaisans, quoique plutôt hivernaux, avec lesquels on boit du fendant, appelé hors canton du chasselas (à ne pas prononcer en Valais, petit tip pour survivre comme ça, en passant), mais il y a aussi, tout le long de l’année, l’assiette valaisanne, qui est composée d’un assortiment de fromages, viande séchée, saucisses typiques, accompagnée de pain de seigle.

Des fruits, aussi :

  • en été, on produit de très grandes quantité d’abricots et on a le choix entre les manger et les boire. Sous forme de jus, bien sûr, ou d’abricotine, une eau-de-vie qui est une spécialité de la région. On produit aussi des prunes, des pruneaux et des fraises. Ces dernières, avec les mûres, sont aussi trouvables en forêt , la Migros (la plus grande chaîne de distribution en Suisse) ne fait pas tout ;
  • en automne, le raisin, les pommes et les poires (qui existent tous trois en beaucoup de variétés) sont les vedettes. Bien entendu, le raisin et la poire Williams ont droit à leur version alcoolisée, sous forme de vin et de Williamine (une eau-de-vie également) respectivement.

En octobre et novembre, c’est aussi la saison de la brisolée, un repas à base de châtaignes rôties avec comme accompagnements des fruits de saison, de la viande séchée, du fromage, avec du moût (jus de raisin prêt à être fermenté mais encore sans alcool) ou du vin blanc comme boisson.

Des légumes également, de toutes sortes, des fromages et… le suspens est à son comble dans le public… du chocolat. Pas forcément produit en Valais, mais suisse tout de même, pour tout·e visiteureuse qui se respecte, un passage obligé. Noir ou brun, aux noisettes, nature ou même au piment, il en existe assez pour tous les goûts ou presque.

 

Et après manger, on fait quoi ?

Plusieurs possibilités s’offrent à vous selon la saison, votre budget et vos envies. Pour les sportif·ve·s d’été, la randonnée, près d’un bisse, qui est un long canal qui amène l’eau d’irrigation depuis les montagnes en passant par les forêts, sur des pistes de ski ou ailleurs en montagne, est le mieux à faire. Les paysages ont de la peine à décevoir et le microclimat dont bénéficie la région grâce à sa position de vallée (oui, comme le nom. Malin, dites !) entourée de montagnes. Cette activité est gratuite, et permet de passer un bon moment en famille, en plein air, avec un pique-nique.

En été toujours, mais pour les plus paresseux·ses, profiter du beau temps au domaine des Îles de Sion, la capitale, sera une meilleure alternative. Gratuit également, cet espace est un oasis de 54 hectares à 5 minutes de la ville où se trouvent un restaurant, un camping, un lac (où on peut se baigner mais s’il fait vraiment chaud) et un très grand espace vert, avec des places pour jouer au beach-volley ou pour faire de la grimpe sur le petit mur et même un parc acrobranche dans le parc, payant cependant (informations sur les tarifs et horaires).

Pour celleux qui veulent de la culture, de nombreux musées existent : de la spéléologie, d’histoire, d’art, de la nature, du vin, du Grand-Saint-Bernard (un gros chien de montagne), de la fausse monnaie… bref, un peu de tout, et les informations se trouvent ici : www.musees-valais.ch et www.musees-vs.ch

En plus des musées que vous pourrez trouver sur ces sites, je vous conseille la Fondation Giannada, qui est un musée privé situé près d’une ancienne cité Gallo-Romaine. Il y a des expositions permanentes et en ce moment, une expo Picasso !

En hiver, la neige pointe le bout de son nez et avec elle des activités que certes je n’aime pas mais qui sont emblématiques : le ski de piste, de fond, le snowboard, les raquettes, la luge. Bien que ces activités puissent vite devenir (très, très) chères, rien n’oblige à aller sur des pistes homologuées pour la luge ou les raquettes surtout, mais une chose est capitale : toujours se renseigner sur les zones à risques et les éviter. Les accidents sont fréquents et évitables, faites attention.

N’importe quand dans l’année, vous pouvez aussi aller dans les bains thermaux d’Ovronnaz (en montagne, près des pistes de ski) ou de Saillon (en plaine), mais il faut prévoir un budget assez conséquent (entre 13 et 28 CHF selon l’âge, la période de l’année et le lieu). Il existe aussi un parc aquatique (toboggans et autres attractions, à sensations fortes ou non) nommé Aquaparc sur le petit bout valaisan du Lac Léman, pour lequel il faut aussi prévoir entre 39 et 49 CHF (se renseigner sur le moment, il peut y avoir des réductions et les enfants en dessous d’un certain âge ne payent pas dans ce genre d’endroits).

En toutes saisons également, il est possible de visiter les châteaux de Sion : Valère, qui abrite un musée d’histoire, et Tourbillon, même s’il est quasiment en ruines ; les glaciers d’Aletsch et du Rhône ; le barrage de la Grande Dixence ; le zoo des Marécottes, tous ces endroits qui permettent à tou·te·s de trouver ce qui leur convient et au prix qu’iels souhaitent. Pour plus d’infos et d’idées, voici le site de l’Office du tourisme.

 

Et je dois savoir quoi avant de venir ?

Avant de voyager, où que ce soit, se renseigner sur l’endroit est une plutôt bonne idée. Voici quelques petites infos :

  • En Valais, comme partout en Suisse, le franc suisse, ou CHF, est la monnaie valable. Cependant, une grande partie des établissements acceptent les euros, mais n’y comptez pas trop, surtout que la plupart n’encaissent que les billets et rendent la monnaie en CHF. Attention, le change ne sera pas forcément à votre avantage. Au 1er octobre 2016, il est à 1 € = 1.10 CHF.
  • La vignette, qui coûte 40.-, est obligatoire pour emprunter toutes les autoroutes de Suisse, qui d’ailleurs sont indiquées en vert, et non en bleu comme en France.
  • Dès que vous dépassez la ville de Sierre, vous arrivez dans le Haut-Valais. Comme précisé au début de l’article, le canton est bilingue et c’est là qu’on parle haut-valaisan. Si vous parlez l’allemand, vous vous ferez comprendre et les gens feront un effort pour vous répondre en allemand, mais sinon, je vous souhaite bonne chance pour trouver les traductions sur Google.
  • Petit point vocabulaire :
    • Nonante = 90
    • Huitante = 80
    • Septante = 70
    • Natel = téléphone portable
    • Un pichet = 1.5L de bière, et non pas une carafe d’eau (gratuite car eau du robinet mais rien ne coûte de demander pour être sûr·e)
  • L’eau du robinet est quasiment toujours potable car elle vient directement des montagnes, et c’est pareil pour les fontaines dans les villages. Bien sûr, demander est une précaution supplémentaire mais en général ne vous faites pas de souci.

 

Et pour dormir, je vais où ?

La question est vaste, et les réponses aussi. L’important est de bien faire attention aux saisons et au lieu : un hôtel de station de luxe (Crans-Montana, Zermatt, Verbier) en plein hiver et un B&B dans un petit village au bord du Rhône sont à un fossé et un canyon l’un de l’autre mais tout dépend de vos besoins, envies et budgets.

J’espère vous avoir donné l’envie de venir par chez moi, et si questions vous avez, réponses vous aurez. Peut-être à bientôt entre mes montagnes !