Aujourd’hui nous sommes le 20 novembre 2016, et c’est le jour du souvenir trans (ou Transgender Day of Rememberance dans la langue de Shakespeare) un jour spécialement dédié à la mémoire des personnes trans qui ont été assassinées, ou qui se sont suicidées, à cause de la transphobie de la société.

Cette journée a été créée en 1998 par Gwendolyn Ann Smith, une activiste trans en mémoire de l’assassinat de Rita Hester. Elle est aujourd’hui toujours «célébrée», et est toujours nécessaire, car ne nous mentons pas, même au sein de ce pays où tout le monde doit avoir les mêmes droits, la transphobie est toujours présente.

trans day of rememberance

La transphobie est présente quand un humoriste comme Florent Peyre se permet de réaliser un clip «parodique», et en profite pour nous cracher à la figure les clichés les plus éculés sur les personnes trans.

Elle est présente quand on se permet d’appeler une chroniqueuse «monsieurdame», et se révèle même être intériorisée quand on déclare, à propos de clichés qui nous tuent, que c’est «juste de la vanne entre amis».

Elle est présente quand dans The Danish Girl, on offre le rôle d’une femme trans à un homme cis, renforçant le stéréotype de «Les femmes trans ne sont que des hommes en robe».

"Protect trans people"

« Protect trans people »

Elle est présente quand un réalisateur comme Oliver Stone efface les personnes trans racisées d’un événement majeur de la communauté LGBT.

Elle est présente quand une association comme l’Inter-LGBT censé nous représenter, efface nos demandes.

Il n y’a pourtant pas forcément besoin d’événements aussi médiatisés pour être transphobe. La transphobie de tous les jours ce sont souvent des actes minimes pour les personnes cis, mais qui nous blessent au quotidien. La transphobie du quotidien c’est mégenrer une personne, c’est utiliser son ancien prénom, c’est lui refuser par toutes vos petites actions, le genre auquel ielle se sent appartenir, toutes ces agressions aussi «micros» soient elles, vont de pair avec les crachats, les violences, les insultes…

"Leelah Alcorn, forever in our hearts"

« Leelah Alcorn, forever in our hearts »

Alors la prochaine fois que vous sortirez une blague sur la transidentité, ou que vous rirez du genre d’une personne, réfléchissez avant de le faire, aux dégâts que vous causerez.