Quand on se penche sur le sujet, on se dit que la vulve fait peur. On évite d’en parler, d’y penser. Il n’empêche qu’une grande partie de la population en a et qu’elle se retrouve souvent démunie quant à la façon de s’en occuper. Voilà donc huit choses à savoir lorsqu’on est propriétaire de vulve.

#1 Ce que tu en veux, tu en feras.

Ne laissez personne vous dire à quoi elle devrait ressembler ou ce que vous devez en faire. Votre consentement est toujours la priorité.

 

#2 Des culottes en coton, tu mettras.

Pour deux raisons : elles durent plus longtemps car la matière ne se transforme pas en papier de verre après deux lavages, et elle permettent à la vulve de respirer (évitant donc les infections) et ne l’irritent pas.

 

#3 L’intérieur, tu ne laveras pas.

La flore sur les parois du vagin est ce qui le maintient en bonne santé. L’utilisation de savon, d’une douche vaginale ou tout autre objet diabolique perturbe cette flore et augmente grandement le risque d’infections. La solution ? Ne pas le laver, même pas avec de l’eau. Laver l’extérieur (la vulve) suffit amplement. Si vous trouvez qu’il y a des odeurs inhabituelles, c’est peut-être à cause d’une infection. Consultez un médecin.

 

#4 Au moins une fois, tu la regarderas.

La vulve est une grande cause d’insécurités pour beaucoup, pour la simple et bonne raison qu’on ne la connaît pas. Alors, un jour, regardez-la avec l’aide d’un miroir : familiarisez-vous avec sa couleur, ses formes, les éléments qui la composent. Sachez bien que tout ce que vous voyez est normal, puisque les vulves existent dans toutes les formes et couleurs ! N’en ayez pas peur. Elle fait partie de vous, autant l’apprécier telle qu’elle est.

Vulve heureuse

#5 Ton clitoris, tu connaîtras.

L’évolution en a fait un organe merveilleux dont le but unique est de vous faire du bien. Autant savoir où il est.

 

#6 D’avant en arrière, tu t’essuieras.

Pas besoin de s’étaler en explication, l’anatomie a fait qu’il est plus facile pour les propriétaires de vulves de choper des infections. Ce simple geste en évitera beaucoup. De la même manière, entre une pénétration anale et une pénétration vaginale, il faut laver le pénis / doigt / jouet, ou changer de préservatif.

 

#7 Honte, tu n’auras pas.

Même si les infections sexuellement transmissibles (IST) sont stigmatisées, synonymes à tort de manque d’hygiène et de mauvaise vie, elles arrivent aussi facilement qu’un rhume, et peuvent être tout aussi bénignes. Tout le monde en a et ce n’est pas grave, vous pouvez aller à la pharmacie sans crainte.

 

#8 Le lubrifiant, tu ne craindras pas.

Des fois, on a juste besoin d’un petit coup de pouce pour s’amuser sereinement. Et plus il y en a, plus on s’amuse !