On peut dire que les Potterheads ont été gâté·e·s en 2016 ! Après la sortie d’Harry Potter et l’Enfant maudit, pièce de théâtre dérivée de l’univers de J. K. Rowling, en août dernier, iels ont eu le droit de découvrir un nouveau film – mais cette fois, sans le sorcier à lunettes.

En tant que rédaction composée d’un bon nombre de Potterheads, nous avions initialement prévu de parler du premier film de la série des Animaux Fantastiques et d’en profiter pour parler du casting problématique de Johnny Depp pour le deuxième film. Sauf que. Johnny Depp joue également dans le premier volet, même si son apparition est très brève et qu’on est un peu passé·e·s à côté.

Et même si ça n’avait pas été le cas, il a été choisi pour jouer dans cette saga. Il a été choisi, malgré la violence conjugale. Il continue à être casté, à être encensé par les médias, sa carrière n’est aucunement perturbée. Tout comme celles de Woody Allen et Roman Polanski par exemple.

Nous avons décidé, dès la création du magazine, de ne jamais faire la promotion de ces gens. De ne pas les soutenir et soutenir les œuvres dans lesquels iels apparaissent. Nous avons eu un raté avec cet article.

Nous ne le supprimons pas, par transparence, mais nous ajoutons cet encart pour dire que c’était une erreur de le publier, et que dans une situation similaire nous ne le referons plus.

Merci à celleux qui nous l’ont signalé.

Lors de l’annoncement d’un spin-off d’Harry Potter, j’étais un peu perplexe. Pour les Potterheads, le monde magique de notre sorcier favori reste tout de même sacré. C’est donc avec ce petit a priori que je réserve ma place pour l’avant-première du 15 novembre, en VOST et en 3D. La salle était pleine et il fallait savoir jouer des coudes pour trouver un siège vide, mais tout cela valait le coup étant donné le spectacle qui s’est offert à nos yeux.

Dès les premières seconde, le signe Warner Bros me rappelle les doux souvenirs des films basés sur l’histoire d’Harry. Pourtant, on entre dans un tout autre univers : le monde des sorciers version New York des années 1920. Le décor et la mise en scène nous plongent dans une nouvelle époque, même si les effets spéciaux restent les mêmes que ceux de la saga Harry Potter.

 

Une ambiance chaleureuse et lumineuse

C’est avec joie qu’on se retrouve plongé·e·s dans l’univers de Norbert Dragonneau, joué par le majestueux Eddie Redmayne, un acteur à mourir de rire. Après un long voyage à travers le monde, le sorcier magizoologiste se rend à New York afin de sauver une énième créature magique. C’est donc avec une valise pleine d’animaux qu’il prend le bateau pour les États-Unis. Ce périple devait être de courte durée, mais c’était sans compter l’aide de Jacob Kowalski, interprété par Dan Folger. Alors qu’une créature magique est déjà en liberté dans les rues de la Grosse Pomme, ce non-mage – car, oui, de l’autre côté de l’Atlantique, on ne parle pas de Moldus – va laisser s’enfuir par mégarde quelques-uns des pensionnaires de Norbert. Des voyants rouges s’allument chez les dirigeant·e·s du Congrès magique. Dans ce pays, des lois très strictes empêchent sorciers et non-mages de se côtoyer. Toute interaction entre les deux mondes doit se conclure par un sort d’oubliettes, fameux sortilège d’amnésie.

Le nouvel univers que l’on découvre est beaucoup plus joyeux que celui d’Harry. Même si un danger est bien présent et menace le protagoniste, les scènes restent lumineuses et humoristiques. Cette touche d’humour est d’ailleurs apportée autant par les personnages que par les créatures magiques.

Ces animaux fantastiques sont tous aussi bizarres les uns que les autres. Et c’est ici que la 3D prend tout son sens. Là où, dans les deux derniers films de la saga Harry Potter, le relief était peu perceptible et apportait peu à l’histoire, Les Animaux fantastiques est un film pensé pour la 3D. L’univers que Norbert Dragonneau nous dévoile à l’intérieur de sa valise sans fond – qui nous fait penser au sac d’Hermione – n’en est que valorisé. Les créatures magiques sont également magnifiées par le relief qui nous donne envie de les prendre dans nos bras – enfin surtout le Niffleur, petite bête magique qui ressemble à un ornithorynque très poilu.

David Yates a, une fois de plus, su rendre vivant le monde imaginé par Rowling. Contrairement aux films d’Harry Potter, le scénario des Animaux fantastiques est directement imaginé par l’écrivaine.

Pour les Moldus qui ne seraient pas accros à la folie Harry Potter, rassurez-vous, vous y trouverez (normalement) votre compte. Le monde magique que nous dévoile David Yates n’a rien à voir avec Poudlard et l’âge des personnage y est pour beaucoup. Il ne me reste qu’un conseil : foncez au ciné !

Le second volet de la saga ne sortira qu’en 2018 ce qui nous laisse exactement 2 ans pour réviser nos créatures magiques. Avant de découvrir Johnny Depp, qui interprètera malheureusement le rôle de Gellert Grindelwald, queen Rowling nous a promis de publier le script du film, qui promet d’être tout aussi sensationnel. Alors qu’un acteur impliqué dans une affaire de violence conjugales – tout en s’en sortant sans dommages – rejoint le cast, on se demande si la suite de l’aventure vaudra le coup. Ce qui ne m’a pas empêchée d’apprécier Les Animaux fantastiques, un film chouette avec un univers à part entière qui n’a rien à envier à Harry Potter.