« Ho Ho Ho ». Noël approche à grands pas alors à la rédaction, nous avons décidé de vous proposer une petite sélection de films histoire de vous mettre dans l’ambiance. Tout comme nous vous l’avions déjà précisé pour Halloween, nous avons tenté de vous élaborer une liste la plus « safe » possible. Toutefois, si l’un des films que nous vous suggérons vous paraît trop problématique pour avoir sa place ici, n’hésitez pas à nous le signaler, quelque chose a très bien pu nous échapper !

Bon visionnage !

Super Noël


Luna :

Tim Allen n’est pas particulièrement réputé pour jouer dans des films subtils et distingués… Et effectivement, Super Noël est parfois bêtement drôle, les personnages sont caricaturaux (et tous blancs & cishet) et on voit la fin arriver à 3 km. Mais c’est le film de Noël de mon enfance, je le connais absolument par coeur, et il suffit que je m’installe devant pour avoir 8 ans à nouveau. Si vous voulez rigoler avec vos frangin·e·s ou vos neveux & nièces, Super Noël est parfait ! Je regrette juste le passage grossophobe lors de la réunion de travail de Scott, qui commande 25 plats parce que, forcément, les gros mangent beaucoup… Et son patron qui lui impose de “faire quelque chose” contre cette prise de poids.

Attention, je ne garantis absolument pas que les suites sont regardables, je n’ai jamais eu le courage de m’y aventurer.

 

Miracle sur la 34ème rue


Aleeshay :

Ce film c’est ma Madeleine de Proust. On l’avait en VHS et je l’ai usée jusqu’à la moelle (la VHS). Il est hétérocentré, plus blanc que blanc, mais que voulez-vous… On y retrouve Mara Wilson à l’époque de Matilda, un père Noël mis à mal, une guerre entre marchand de jouets… Tout ce qu’il faut pour avoir un parfait film de Noël.

 

Gremlins


Mowso :

« Gizmo caca ! »
Film vu et revu, malgré le fait qu’il vieillisse assez mal c’est un de mes grand classique ! Je dois cependant mettre un hola sur la violence du film, les bestioles passées au micro-onde me faisait bien ricaner petite (sale gosse que j’étais) mais peut-être un peu moins maintenant. En tout cas je rêve toujours d’un petit Gizmo pour chanter avec moi.

 

La course aux jouets


Paprika :

Ce film là, il rentre parfaitement dans la case nostalgie des années 90. Il casse pas trois pattes à un canard mais il a le mérite d’offrir un Schwarzenegger en plein dans sa période d’auto-dérision sur ses rôles de buldozer de film d’action. C’est la veille de Noël et papa Schwarzy a oublié d’acheter la figurine de super-héros que son petiot voulait absolument. Il va courir de magasin en magasin, se battre avec d’autres parents, avec des pères Noël, devenir lui-même super-héros, bref : une comédie un peu déjantée mais pas trop, très familial, du réalisateur de Beethoven (je parle bien sûr de la version toute poilue), autre classique de cette décennie. Clairement, La Course aux Jouets est un film qu’on appréciera si on a grandit dans les 80’s-90’s et dont le capital sympathie tient majoritairement sur la nostalgie qu’il procure. Mais pourquoi bouder son plaisir (même si relatif) ?

 

Die hard / Piège de Cristal


Luna :

Ho ho ho Now I have a machine gun” Tout dans ce film est culte, tout. Bruce Willis, les répliques, les méchants… Et si c’est assez éloigné du reste de la sélection, ça a au moins le mérite de permettre de varier les plaisirs. Après tout, quoi de mieux qu’un bon film d’action pour passer une bonne soirée ?

 

Tokyo Godfather


Paprika :

Contrairement au Parrain Corleone, le trio de Tokyo Godfather est un joyeux assemblage plein de joie de vivre, et de cynisme. On suit les tribulations urbaines et complètement loufoques de Gin, un homme ruiné alcoolique, Hana, une femme transgenre pleine d’optimisme et Miyuki, une adolescente fugueuse blasée, tous trois sans abri et sans le sou. Ils découvrent la veille de Noël un bébé abandonné et vont tenter cahin caha de s’en occuper le temps de retrouver ses parents. Si les miracles de Noël existent, ils se sont tous concentrés en ce film, qui rassemble une suite de courses et de coïncidences plus folles les unes que les autres, autour de personnages hauts en couleur et pour les moins inhabituels au cinéma. On ne peut s’empêcher de verser sa petite larme tant le film parvient à nous faire rire et à nous émouvoir tout à la fois. Le cocktail ne pourrait être plus réussi dans ce mélange de bons sentiments partagés et de sarcasme que se crachent affectueusement à la figure le trio. Et puis Satoshi Kon quoi, le parrain du cinéma japonais sans qui Aronofsky et Nolan ne seraient que poussières sur un projecteur fatigué. A voir et à revoir indéfiniment !

 

Le Noël de Mickey


Paprika :

S’il y a bien un classique de chez classique du film animé des fêtes de fin d’année, c’est Le Noël de Mickey. Ce court métrage de 1983 reprenant la trame d’Un Chant de Noël de Dickens, présente Scrooge, joué par Picsou, qui martyrise son employé Mickey, à tel point que le fantôme de son ancien associé, Dingo, vient le visiter pendant la nuit de Noël pour lui ouvrir les yeux sur son avarice et son immoralité. C’est une adaptation assez classique dont tout l’intérêt réside dans l’utilisation judicieuse de l’univers disneyien, de ses couleurs et de ses personnages. L’animation est très soignée et la mise en scène si efficace que certaines scènes vous hanteront toute votre vie (mais tout public, tout va bien). C’est court mais intense, magnifiquement ficelé et efficace.

 

L’étrange Noël de Scrooge


Vimairetta :

Le classique de Charles Dickens ! Donc peu ou prou la même histoire que dans le noël de Mickey, en 3D avec une belle animation et des graphismes si beaux ! On s’est trompé de salle au ciné en allant voir un autre film, et je ne regrette rien. (Même si du coup j’ai toujours pas vu L’imaginarium du docteur Parnassius)

 

The Holiday


Mowso :

Alors avec celui là je suis absolument le quota cheesy du top, mais sache le lecteurice, il n’y a pas de “mauvaise” culture. The Holiday est clairement une comédie romantique, et comme pas mal de comédies romantiques, elle commence sur un amour non réciproque et cette sublime phrase prononcée par la non moins sublime Kate Winslet “And then, there’s another kind of love: the cruelest kind. The one that almost kills its victims. Its called unrequited love. Of that I am an expert” (ndlr : “Et il y a un autre type d’amour : le plus cruel. Celui qui tue presque ses victimes. Il est appelé l’amour non partagé. Je suis une experte en la matière”).
L’histoire s’ouvre en fait sur deux histoires distinctes, cet amour non réciproque qui donne directement toute notre sympathie et notre amour à cette chère Iris interprétée par Kate Winslet et un autre amour, un amour étiolé dont la couleur a passé avec le temps (et l’infidélité), celui d’Amanda interprétée elle par Cameron Diaz. Bref pas joyeux, pas glorieux. C’est à ce moment que nos histoires se croisent, les deux protagonistes ayant une grande soif de changement, elle vont se rencontrer sur un site internet et échanger leurs maisons pour les vacances, oui vous avez bien lu, AirBnB avant l’heure. Se faisant, Iris se retrouve dans les chaussures et dans l’appartement moderne d’Amanda à LA, et Amanda se retrouve quant à elle dans un charmant cottage anglais à Surrey. Bim élément perturbateur et comiques de situation par milliers. Et c’est là que petit à petit on va les revoir prendre goût à la vie et aspirer à une vie sans hommes et sans soucis.

 

Rent


Eris :

Alors pas mal de TW mort/maladie/maladie dans ce film, je préviens d’avance. Adaptation de La Bohème de Puccini, Rent suit les aventures d’une bande de potes à l’aube des années 90, on a des personnages attachants, réalistes, queers, et pour certain·e·s, séropositif·ve·s, vivant dans un quartier pauvre qui subit la gentrification alentours, et tentant de gérer la drogue, la sexualité, et le SIDA. Le film commence à Noël 1989 et finit à Noël 1990. On a de la représentation gay, Bi, genderqueer, un vrai melting-pot ! Ah, et j’oubliais de préciser : c’est une comédie musicale ! Les chansons sont géniales, même si je préviens que ça à beau être un film formateur et bon, il faut pas le regarder quand on a le moral dans les chaussettes, il est plutôt tragique. (Fun fact : Idina Menzel, la doubleuse de Elsa dans Frozen, et Jesse L. Martin, aka Joe West dans la série Flash, jouent dans ce film. Donc si vous avez envie de les voir chanter sur le capitalisme, la drogue, le sexe, vous savez quoi regarder !)

Nous espérons que ces quelques films égaieront certaines de vos soirées durant les fêtes. Si vous en connaissez d’autres, nous vous invitons à nous les partager dans les commentaires afin de nous aider à compléter nos listes pour l’année prochaine !