Plus proche des dynamiques actuelles que l’on pourrait le penser, le cinéma a toujours eu une place importante dans notre société, telle une fenêtre sur notre propre monde. Il y a dix-huit ans, la prélogie de Star Wars s’ouvrait sur un univers aux mains du marché capitaliste et dirigé par des politiciens corrompus ; les diverses tensions et manipulations de quelques hommes mèneront plus tard à d’inéluctables guerres. Respectivement vieilles de quarante et dix-huit ans, la trilogie originale et la prélogie demeurent on ne peut plus actuelles et restent imprégnées de sexisme, de racisme et de colonialisme… Malgré la présence de quelques personnages féminins et racisés dans ces films, ainsi que de l’apparition de personnages féminins et racisés aux rôles primordiaux dans les films plus récents, Star Wars n’est pas une saga sans défaut. À la fois ode et critique, cet article est un hommage aux films et aux séries animées, en ce 4 mai (May the 4th, May the force… be with you!).

 

Timeline des oeuvres que nous allons évoquer, par Madeleine Sassi

Timeline des oeuvres que nous allons évoquer, par Madeleine Sassi

 

Le traitement des personnages féminins : It’s a trap !*

* « C’est un piège ! », réplique de l’Amiral Ackbar dans Le Retour du Jedi

Si l’on ne peut pas nier le génie de Star Wars, il est aussi nécessaire de pouvoir réfléchir à des critiques objectives sur la saga. Du traitement des personnages féminins au racisme latent, de nombreux défauts ponctuent les chefs-d’œuvre. Nous nous centrerons ici sur les films et les séries lié·e·s à cet univers.

Des femmes somme toute peu présentes

Si le test de Bechdel à lui seul ne suffit pas à évaluer le sexisme d’un film, il permet de questionner la présence féminine au sein de celui-ci. Il se base sur trois questions :

  • l’œuvre possède au moins deux femmes avec un nom,
  • ces deux femmes se parlent,
  • leur discussion n’a pas pour sujet un de leurs collègues hommes.

Un film passe le test avec succès si et seulement si la réponse est oui à chacune des questions.

Même si un film passant haut la main le test Bechdel n’est pas forcément dénué de sexisme, un film avec un petit ⅔ peut difficilement être « féministe ». Star Wars ne déroge pas à la règle et obtient, malheureusement, un piètre score. Si l’on peut préférer la figure féminine et féministe de Leia, force est de constater que les trois films de la trilogie originale ne passent pas le test – non, ni Un Nouvel Espoir, ni L’Empire Contre-Attaque, ni Le Retour du Jedi  en revanche la prélogie, Rogue One et l’épisode VII laissent une place plus favorable aux femmes car seul La Revanche des Sith ne passe pas le test (La Menace Fantôme, L’Attaque des Clones, Rogue One, Le Réveil de la force)

Cependant, même si la prélogie semble plus féministe, on se rend compte que dans la construction des personnages, ce n’est pas vraiment le cas.

La place des femmes dans ce monde d’hommes

En regardant Star Wars, on se rend compte que si certains personnages féminins sont devenus emblématiques, il n’y en a pourtant qu’un d’important dans la trilogie originale, et un dans la prélogie : Leia et Padmé. Les femmes sont plutôt absentes de la construction de l’univers, surtout au centre de l’action, même si elles occupent souvent des positions importantes.

 

 

La construction même de ces deux héroïnes pose question car on retombe encore une fois dans le cliché des héros qui viennent à la rescousse des demoiselles en détresse. Qu’il s’agisse de Leia ou de Padmé, ce cliché est présent.

Cependant, on peut aussi noter qu’il n’est pas du tout abordé de la même manière. Si Leia est secourue, elle prend rapidement la tête de l’expédition dans l’épisode IV, n’acceptant pas les décisions d’Han Solo et sauve même Luke et Han. On se rend d’ailleurs compte que dans Star Wars, les hommes ressentent souvent de la gêne à être sauvés par une femme. Malheureusement, dans L’Empire Contre-Attaque, Leia est renvoyée à cette position de demoiselle en détresse. Quand on parle de Leia, on pense aussi évidemment au moment où elle terrasse Jabba le Hutt. Cette scène est vue de manière ambivalente : d’un côté ce film sexualise à outrance le personnage de Leia, en l’affublant du célèbre bikini (Disney a d’ailleurs bien après interdit la commercialisation de produits dérivés de Leia avec cette tenue), mais de l’autre, on peut le voir aussi en seconde lecture comme la revanche de la femme-objet. Cependant, il est assez clair que cette seconde lecture n’était pas le postulat de départ des scénaristes quant au port du bikini.

Padmé, au contraire, même dans la série Clone Wars, continue à être présentée comme un personnage en détresse qui doit être secouru. Même si ce n’est pas un personnage uniquement passif, la répétition de ce cliché à son égard est un peu redondant (quatre sauvetages dans la saison 1 de Clone Wars). Alors que le personnage de Padmé aurait été l’occasion pour les scénaristes de corriger les erreurs faites avec Leia, iels s’enfoncent encore plus dans une construction misogyne de leurs personnages.

Si la construction des personnages se fait à partir de l’archétype de la demoiselle en détresse, il ne faut pas oublier que Leia et Padmé sont des figures d’autorité. Leia a un statut important au sein de l’Alliance rebelle, d’abord dans l’organisation de la base de Hoth puis ensuite en tant que Générale dans la Résistance, et Padmé est reine puis sénatrice.

De Padmé à Leia : le problème du traitement des relations amoureuses

Comme souvent, la place des femmes dans les films grand public est conditionnée par les relations amoureuses au sein desquelles elles évoluent. Padmé/Anakin et Leia/Han (et un peu Luke) sont les ancrages amoureux principaux de la saga.

Si, en soi, les relations amoureuses ne sont pas à bannir de tous les scénarios, il est important d’être attentif·ve·s à la façon dont elles sont présentées. On peut penser notamment à la scène où Han force Leia à révéler les sentiments qu’elle a pour lui, en utilisant une forme d’intimidation à son égard, qui finalement fonctionne et entraîne leur premier baiser passionné. Heureusement, leur relation va évoluer, notamment dans l’épisode VI où la place de Leia est plus affirmée et Han moins dans un cliché machiste.

 

 

Cependant, la relation entre Anakin et Padmé est encore plus dérangeante (surtout quand on se remémore La Menace Fantôme et le rôle maternel qu’elle a envers lui). Dans le premier film, nous avons une image de Padmé qui est celle d’une reine investie dans l’avenir de son peuple, prête à tout pour le sauver. Elle a une place importante politiquement, est respectée de sa population, et apparaît comme tenace et rusée. Elle n’a pas vraiment d’intérêt amoureux. Mais après être tombée amoureuse d’Anakin, elle ne semble vivre que par cela – Anakin qui, soit dit en passant, n’accepte pas les refus répétés de la jeune femme.

 

Racisme, appropriation culturelle et colonialisme : I have a bad feeling about this*

* « J’ai un mauvais pressentiment », réplique qui revient souvent dans Star Wars

Des stéréotypes douteux dans une galaxie très très lointaine

La question des systèmes de domination entre les races est explorée de plusieurs façons dans Star Wars. On se rend notamment compte que la place des aliens est, dans l’œuvre de George Lucas, comparable à celle des personnes racisé·e·s dans notre monde (et c’est déjà très problématique de considérer les racisé·e·s comme des alien·e·s ; cependant, pour mieux analyser cette oeuvre, il faut prendre en compte ce paramètre). L’essentiel des personnages avec un réel pouvoir sont – surprise ! – des hommes blancs. Et la construction en elle-même de ces différentes races extraterrestres est parfois problématique… On retrouve dans la saga de nombreux stéréotypes racistes :

  • Jar Jar Binks, personnage à l’existence souvent conspuée, a été notamment critiqué pour être un exemple flagrant de blackface voulue drôle, avec un peuple, les Gungan, dont la culture est fondée en partie sur une vision positive de l’esclavagisation de ses membres (notamment avec les dettes à vie). Ces critiques sont d’autant plus renforcées par le langage utilisé par son peuple, construit à partir de dialectes d’Afrique de l’Ouest et des Caraïbes.

 

Jar Jar Binks dans L’Attaque des Clones

Jar Jar Binks dans L’Attaque des Clones

  • Le personnage de Watto est clairement antisémite. S’il est aussi associé à une caricature des Italo-Américains, son physique, tout comme la description qu’il fait de son peuple, sont basés sur les clichés que l’on associe à la population juive, notamment un amour inconditionnel de l’argent.
Watto dans la Menace Fantôme

Watto dans La Menace Fantôme

  • Chewbacca, valeureux Wookie, est parfois présenté comme un compagnon bien obéissant, une sorte d’animal de compagnie bien utile. L’espèce d’ours de Larry quoi. À la fin d’Un Nouvel Espoir, Han et Luke sont gratifiés de médailles, alors que Chewbacca, aussi héroïque qu’eux, ne reçoit rien. De plus, dans l’univers étendu, on présente une relation entre Han et Chewbacca qui n’est plus la belle amitié que nous envisagions tou·te·s, mais une relation de dette de Chewbacca à Han, aux relents d’esclavagisme.

On note aussi qu’il existe très peu de personnages incarnés par des acteurices racisé·e·s, qui sont souvent cantonné·e·s à des rôles secondaires. On compte par exemple Lando Calrissian, ancien administrateur de la cité des Nuages puis Général de l’Alliance rebelle, Mace Windu, maître Jedi, Jango et Boba Fett, chasseurs de primes de père en fils, ou encore le sénateur Bail Organa, père adoptif de Leia. En comparaison des personnages joués par des acteurices blanc·he·s, ils sont peu présents à l’écran. Et Lando Calrissian, présenté rapidement comme un traître, donne du coup une représentation assez ambivalente, et qui peut être dommageable puisqu’il est le seul acteur noir visible dans la trilogie originale.

 

 

Certaines personnes, comme John Paul Pianka qui développe cette thèse au sein de son mémoire Le pouvoir de la force : race, genre et colonialisme au sein de l’univers de Star Wars (en anglais), considèrent aussi Dark Vador comme un personnage racisé puisqu’on ne voit pas son visage dans les deux premiers films et que sa voix est celle de James Earl Jones. Pianka propose l’idée que cela induirait donc une autre représentation négative des personnes racisé·e·s étant donné que Vador fait partie des antagonistes. Cependant, il est clairement établi à la fin de l’épisode VI, et puis encore plus dans la prélogie, que Dark Vador n’est pas un personnage racisé. Mais la question s’est posée.

Star Wars, un bel exemple d’appropriation culturelle

George Lucas a « emprunté » des éléments à différentes cultures pour construire ses personnages. Nous avons déjà vu ça dans la construction des races aliennes, mais ce ne sont pas les seuls exemples. On s’aperçoit notamment d’exemples flagrants d’appropriation culturelle à travers les costumes de plusieurs personnages. Les célèbres buns de la Princesse Leia sont inspirés des coiffures des indiennes Hopi, les costumes et maquillages de Padmé viennent eux en grande partie des cultures mongole, japonaise et chinoise. De manière générale, George Lucas s’est approprié les éléments d’une multitude de cultures pour la création de ses personnages.

 

 

Une vision très positive du colonialisme

On peut voir, principalement dans la série Clone Wars, une vision assez dérangeante du colonialisme, sous plusieurs aspects. Tout d’abord, les scénarios de plusieurs épisodes sont basés sur l’intervention militaire de la République, qui viendrait au secours de peuples opprimés, incapables de se défendre eux-mêmes. Cette armée d’ingérence est accueillie à bras ouverts par les populations. De plus, la République ne laisse pas le choix de la neutralité aux gouvernements, impliquant de nombreuses planètes dans des guerres auxquelles elles n’auraient pas forcément participé.

 

La revanche des scénaristes ?

 

Rey et Ahsoka par Madeleine Sassi

Rey et Ahsoka par Madeleine Sassi

 

De nouveaux personnages féminins après la prélogie

En dehors des six premiers films de la saga Skywalker, on a pu voir apparaître d’autres œuvres dans le canon Star Wars. C’est notamment à travers l’apparition de nouveaux personnages féminins dans Le Réveil de la Force, Rogue One et dans les séries animées Clone Wars et Star Wars Rebels qu’on ressent une réelle envie de la part des scénaristes de présenter des personnages féminins forts.

Dans Clone Wars, on rencontre ainsi Ahsoka Tano, la première femme non-humaine à avoir un rôle prépondérant dans l’univers de Star Wars. Elle est certes costumée de façon assez caricaturale pour un personnage féminin dans les premières saisons – tenue assez légère si l’on puit dire – mais présente aussi un tempérament nouveau. En première ligne des batailles, elle questionne régulièrement l’autorité et a des talents de combattante hors pair. Elle est la première femme padawan avec un rôle important, se bat avec deux sabres et a une moralité sans faille.

Dans Clone Wars apparaît aussi Asajj Ventress, premier personnage féminin du côté obscur. Elle est l’apprentie du Comte Dooku et a elle aussi un talent certain pour le combat.
De manière générale, la série Clone Wars semble montrer un souhait de renouveau de la part des scénaristes, et c’est encore plus présent dans Star Wars Rebels avec des personnages comme Hera Syndulla, pilote twi’lek, Sabine Wren, artiste et guerrière mandalorienne engagée dans la Rébellion, et manipulatrice d’explosifs, entre autres. Mais qu’en est-il de la troisième trilogie ?

Rey : l’héritière ?

Outre la timeline, un second schéma est tout de même relativement important pour s’y retrouver dans les Star Wars : l’arbre généalogique. Le volet numéro sept de la saga a pour héroïne Rey. Même si elle n’est pas présente dans les toutes premières séquences du film, elle est l’un des personnages les plus héroïques du Réveil de la Force. Bricoleuse et indépendante, elle récupère très vite le droïde BB-8 (il a les plans, c’est celui que tout le monde recherche) et s’empêtre d’un allié a priori un peu gauche et qui fuit l’Empire : Finn.

 

 

Tout comme La Menace Fantôme, ce film ne tourne pas (pas encore ?) autour d’une romance entre deux personnages, et met en scène une protagoniste forte, indépendante, digne héritière de la lignée des Jedi. Et c’est peut être là le hic. Rey nous étant présentée sans parents, les plus folles théories sont nées des fans. Est-elle la fille de Han ? C’est vrai qu’elle sait conduire le Faucon MilleniumEst-elle celle de Luke ? On n’a pas eu la chance de voir beaucoup de femmes au sabre laser, le sabre de Skywalker l’a appelée et elle a su le manier et maîtriser la Force… Visiblement, une femme talentueuse doit forcément être une « fille de », et sa filiation liée à un personnage masculin. Nous, on attend toujours une transmission du savoir passant par les personnages féminins.

Ces informations et théories sur la filiation pourraient passer inaperçues si elles n’avaient pas été précédées d’un boycott. En effet, les Men’s Right Activist ont appelé fièrement au boycott. Pour eux, les femmes sont surreprésentées dans ce film. Ce qui soulève une autre problématique, celle d’une partie de la fanbase finalement assez hermétique aux femmes et au changement même si beaucoup ont constaté en convention que la population se diversifiait grandement. Comme chaque petit combat, celui pour la féminisation de grandes sagas se joue à coups de coudes.

Si Rey est le personnage mis en avant dans Le Réveil de la Force, la réalité a été toute différente au niveau marketing, où on a pu voir une exclusion presque totale de l’héroïne, révélée notamment avec le hashtag #WhereIsRey sur les réseaux sociaux. L’absence quasi totale de Rey dans les produits dérivés est significative, quand on connaît l’histoire de la saga Star Wars avec le merchandising… Cependant, cela a été corrigé grâce aux demandes des fans et depuis on peut trouver facilement des figurines de Rey.

Quant à Rogue One, là aussi le personnage principal est une femme, Jyn Erso. On peut néanmoins regretter qu’il n’y ait qu’une seule femme dans son équipe et peu de personnages féminins en général dans ce film (on voit notamment quelques femmes pilotes, mais très en arrière-plan). Au final, les femmes ne prononcent dans Rogue One que 27 % des dialogues, et on note une présence de 91% de personnages masculins, selon l’analyse faite par la scientifique Amber Thomas.

 

Capture d’écran du site interactif d’Amber Thomas représentant la présence et le temps de parole des femmes

Oulalala mais ça fait pas beaucoup de présence féminine tout ça… Capture d’écran du site interactif d’Amber Thomas

 

Une amélioration dans le traitement des personnages racisés

On se rend compte que si la saga est fautive à plein d’endroits sur des questions de racisme, elle aborde aussi d’autres points importants sous un angle intéressant.

La situation des aliens, par exemple, est nettement différente au sein de l’Empire que chez les rebelles. Chez le premier, on voit un rejet, à de rares exceptions près, des non-humain·e·s – logique, sachant que ce régime est inspiré du fascisme hitlérien – alors que la rébellion, elle, leur offre des positions assez hautes, comme pour l’Amiral Ackbar par exemple, ou encore Nien Nunb qui détruit la seconde Étoile de la Mort lors de la bataille d’Endor.

De nouveaux personnages apparaissent, incarnés par ces acteurs racisés, comme Poe et Finn qui donnent un nouvel espoir concernant la présence d’acteurices racisé·e·s en premier plan. Quant à Rogue One, tous les personnages composant l’équipe de rebelles tentant de découvrir les plans de l’Étoile Noire sont racisés, sauf Jyn.

Ces évolutions ne plaisent pas à tout le monde, d’où les appels au boycott lors de la sortie de l’épisode VII, mais quand on énerve les racistes et les misogynes, c’est souvent qu’on est sur la bonne voie, non ?
De plus, en dehors des films de la saga, on peut voir dans la série Clone Wars des ajustements positifs quant au traitement des personnages racisés et des aliens, notamment avec la présence d’une alienne dans les personnages principaux : Ahsoka Tano. Et celle-ci n’est apparemment basée sur aucun stéréotype raciste. De plus, les scénaristes ont travaillé à l’élimination des stéréotypes déjà présents, en retravaillant par exemple le peuple de Toydaria, planète native de Watto, qui dans la série n’est plus présenté comme aimant inconditionnellement l’argent. Et dans Star Wars Rebels, on a de plus en plus d’alien·ne·s avec des rôles importants.

 

 

Des personnages LGBTQIA ?

Les personnages queer, LGBTQIA sont les grands absents de l’univers de Star Wars. La fanbase s’est affolée autour de quelques rumeurs sur une relation entre Finn et Poe, mais c’est tout. Qu’en sera-t-il pour la suite ? JJ Abrams parle d’inclusivité et dit que des personnages gays seront inclus·e·s dans l’univers. Nous attendons donc de voir ce qu’il en sera dans les prochains ; cependant, pour l’instant, la franchise a été plus que timide à cet égard, y compris dans l’épisode pourtant déjà réalisé par JJ Abrams. Sans oublier qu’inclure des personnages homosexuel·le·s n’en fera pas pour autant une œuvre représentative, beaucoup de minorités sexuelles et de genre étant ici totalement occultées.

Si l’univers de Star Wars recèle des constructions problématiques, on peut reconnaître les « efforts » (ouloulou que c’est dur d’embaucher des actrices et des personnes racisées) qui ont été faits et espérer que d’autres sont en train d’être faits. Une évolution de la saga est palpable, et celle-ci va dans la bonne direction. On ne peut pas en dire autant de la société actuelle mais on pourra toujours se consoler et s’inspirer devant des films avec un casting empreint d’une nouvelle diversité et voir les Rebels casser de nouveaux Empires.
Rendez-vous fin 2017 et en 2019 pour découvrir la fin de cette troisième trilogie !