Lorsque l’on a ou que l’on voudrait avoir une relation sexuelle avec une personne, il est nécessaire d’avoir son consentement. Comment ? Ça vous paraît évident ?

Pour ne pas invisibiliser les pressions psychologiques exercée dans les couples de femmes, l’auteurice a décidé d’utiliser le neutre pour parler de l’agresseur·e. Cependant un article plus détaillé/étoffé sur le sujet du viol et de sa relation avec le système patriarcal sera écrit. Celui-ci ne se base que sur le vécu de l’auteurice et n’est donc pas très étoffé.

Et bien apparemment non. En tout cas pas pour tout le monde. On a tou·te·s déjà entendu ce proverbe, on l’a même parfois utilisé nous-mêmes dans certaines conversations :

« Qui ne dit mot, consent. »

Il est applicable dans pas mal de contextes, je l’accorde, mais pas dans celui du sexe. Si votre partenaire ne répond pas à votre question, ou ne dit rien tout court, demandez-lui si tout va bien, si iel veut aller plus loin ou si, tout simplement iel n’a pas envie.

Le problème du « Non, je n’ose pas lui dire non » est lié à plein de choses. Il peut y avoir une pression physique sur la personne ou une pression psychologique. Le premier cas est directement associé à un viol (et c’en est un !). Le deuxième, dont je vais parler de manière plus approfondie, est, hélas, aux yeux de la loi, beaucoup plus délicat.

Un viol « psychologique » est, pour moi, lorsqu’on exerce une pression sur saon partenaire. En lui disant des phrases du style : « Mais, tu n’aimes pas ? », « Je pensais que tu voulais me faire plaisir… », « Ça va fortifier notre couple tu sais ? », « Mais pourtant la semaine dernière ça te plaisait. »

Et plein d’autres ! Alors oui, au premier abord ça n’a pas l’air bien méchant, je vous l’accorde. Il se peut également que læ violeureuse fasse une pression physique avec cette pression psychologique, comme : insister sur les baisers, mains/lèvres baladeuses, etc.

Quand on aime la personne et qu’iel utilise votre amour pour parvenir à ses fins et ce en dépit de vous, on se sent mourir peu à peu. Oui, je pars certainement dans les extrêmes. Cependant le viol psychologique détruit et ce plus qu’on ne le pense, il est bien plus présent dans les couples qu’on ne le pense. On en parle peu parce que comme tout sujet touchant à la sexualité c’est tabou, également parce que dans l’inconscient collectif c’est « normal » qu’il y ait ça. Même les victimes ne s’en rendent pas compte, « je lui ai fait plaisir », parfois ielles effacent ça de leur mémoire ou se rassurent en se disant que c’est « normal », que tout le monde doit faire ça. Mais aussi à cause de la mentalité de la majorité des gens. Au final ces souvenirs sont oubliés et ne peuvent ressurgir quelques mois ou années plus tard, lorsque la victime prend pleinement conscience de sa situation passée, au travers de témoignages d’autres victimes, d’articles, etc.

« T’avais qu’à dire non… »

Le problème c’est que parfois, dire non n’est pas aussi facile que ça en a l’air. Justement, on est amoureux·se de cette personne et on veut lui faire plaisir. Il faut se rendre compte que dire « Non » à saon partenaire lorsqu’iel insiste en utilisant les moyens de pression psychologique énoncés au-dessus demande beaucoup de courage. On a aussi parfois peur de la réaction de saon partenaire, si l’on sait que cellui-ci est violent·e on préfère se taire, hocher du chef et læ laisser faire ce qu’iel souhaite.

Ensuite, on se dira que c’était pour lui faire plaisir, que c’est normal. Le gros problème (parmi tant d’autres) c’est que læ partenaire va souvent se rendre compte de cette faille et va en profiter pour continuer cette pression psychologique qui semble si bien fonctionner.

Lorsqu’on est victime de viol psychologique en couple, et que l’on entend cette phrase, il est difficile de ne pas culpabiliser. Le pire c’est quand ce genre de phrases viennent souvent de l’entourage de la victime, ses amis, sa famille, etc… La plupart du temps la victime se retrouve seul·e face à ses démons, à ces mauvais souvenirs qu’iel avait préféré enfouir.

« Je vais læ laisser faire, comme ça je serais tranquille »

Ces mots nous viennent souvent lorsqu’on subit la pression psychologique mais également physique. Accepter par dépit juste pour avoir la paix. Sans ce non, sans cette acceptation au fond de soi, tout cela reste une agression avec des conséquences désastreuses pour les victimes (perte de mémoire, crise de panique, symptômes post-traumatiques, etc.).

Pour finir, j’aimerais ajouter quelques mots :
Si vous êtes victimes de ce genre d’abus il sera difficile, et je le sais, de remonter, de trouver des personnes à qui se confier. C’est très difficile, mais il faut oser faire le pas et en parler à des personnes de confiance.

En espérant que vous allez tou·te·s bien, je vous fais des bisous à tou·te·s, et à bientôt !