Paris c’est cher, water is wet. Oui mais, en connaissant les bons endroits, on peut limiter les dégâts. Sauf pour le loyer, là, on est désolé·e·s, on ne peut pas grand-chose pour vous !

Du coup, les plus parisien·ne·s des Simonæ se sont concerté·e·s pour partager leurs bons plans et autres adresses fétiches. Nous avons privilégié les prix bas, mais aussi, tout simplement, les adresses sympas et pas assez connues à notre goût.

Si ce genre d’articles vous plaît, nous essayerons d’en faire pour d’autres villes, parce qu’on sait bien que c’est rageant quand il n’y en a que pour Paris – et puis, avouons-le, c’est aussi parce que les Parisien·ne·s d’adoption que nous sommes gardons beaucoup d’affection pour nos villes natales.

Passons aux choses sérieuses, voici la carte des lieux que nous vous recommandons :

Où trouver du Wi-Fi pour travailler ?

  • Si vous avez une connexion pourrie chez vous mais que vous avez vraiment besoin de bosser, il existe à Paris différents lieux partagés dédiés au travail (et au café). Certains sont plus chers (trendy comme on dit) que d’autres, comme le Craft (24 rue des Vinaigriers), un espace de coworking. D’autres restent sobres, comme l’Anti-Café (il y en a 4 à Paris, mais aussi un à Lyon et à Aix en Provence) qui est parfait à la fois pour les travaux de groupe (avec tout le matériel à disposition) et pour la concentration, avec un forfait horaire ou journalier donnant accès au bar de boissons chaudes/fraîches, encas salés et sucrés, Wi-fi (efficace), connectique, imprimante et projecteur. Encore moins cher, la Permanence accueille les étudiant·e·s 7 jours sur 7, 24 heures sur 24, en plein cœur du 5e arrondissement (4 rue du Fer-à-Moulin).
  • Sinon, les bibliothèques de la ville de Paris proposent aussi une connexion Wi-fi très correcte, et si vous n’avez pas d’ordinateur portable en état, certaines ont des postes dédiés, comme la bibliothèque du cinéma Truffaut, aux Halles (Forum des Halles, 4 rue du Cinéma).
  • Et bien sûr, il reste les Starbucks et autres cafés traditionnels. En se débrouillant bien, il n’y a même pas forcément besoin de consommer.
Devanture boutiquier crêpes, café et chocolat

Devanture boutiquier crêpes, café et chocolat.

 

Où manger ?

      • L’As du falafel (34 rue des Rosiers), dans le 4e, métro Saint-Paul. C’est le coup de cœur de Luna : « Pour 6 €, vous avez les meilleurs falafels que j’ai mangés de ma vie, et je vous garantis que vous n’aurez pas faim après les avoir finis ! Attention, c’est fermé le samedi. »
      • Le petit salon de thé avec la patronne adorable dont on rêve tou·te·s, il existe ! À L’Arbre à Cannelle (14 rue Linné), au croisement de la rue de Linné et de la rue Guy de la Brosse, juste à côté du Jardin des plantes, vous pouvez déguster tranquillement smoothies, thés, et surtout tartes salées/sucrées maison qui sont à tomber par terre !
      • Pour continuer sur les tartes, La Maison des Tartes (67 rue Mouffetard) est un petit restaurant qui ne paie pas de mine mais qui propose un bon petit menu tarte salée + salade, tarte sucrée et boisson pour 9 €. On peut aussi prendre à emporter.
      • Amoureuxes de ramen, bonsoir. Rue Sainte-Anne, près du Palais Royal, se trouvent les meilleurs restaurants japonais de la capitale. On sort des classiques maki et sushi et on se laisse tenter, à prix raisonnable, par les pâtes en soupe (ramen) de Kadoya (28 rue Sainte-Anne) et de Sapporo (37, rue Sainte-Anne), délicieuses aussi bien en hiver qu’en été.
        Bien sûr si vous êtes adeptes de cuisine asiatique, rien de tel que le 13e arrondissement pour satisfaire vos papilles. Si le quartier chinois regorge de petits restaurants à la qualité assez inégale, on vous conseille de sortir des sentiers battus. Enfoncez-vous dans les petites rues et arrêtez-vous devant cette petite devanture : Raviolis Chinois (33 rue Caillaux). Le plus grand choix de raviolis faits maison du 13e, succulents et à très petits prix (6,5 € les 15 pièces !). Cette adresse commence à être connue des gens du quartier, donc arrivez tôt si vous voulez manger sur place, mais au pire vous pourrez toujours prendre à emporter.
      • Si vous vous sentez l’âme d’un·e aventurier·e, poussez encore plus loin, jusqu’au centre commercial Oslo (rue du Disque), à quelques pas de la station Olympiades. Si le lieu ne paie pas de mine, les restaurants y sont très bons et bon marché, avec une cuisine traditionnelle qui vous changera des traiteurs chinois standardisés.
        Luna : « Mes restaurants préférés se trouvent tout au fond à gauche du centre commercial, juste en face des Ateliers de Paris. Cuisine vietnamienne, thaïlandaise, il y en a pour tous les goûts ! »
      • Situé au nord de Paris, dans le 17e arrondissement, ce petit restaurant thaïlandais est un des coups de cœur de Shamrodia : « Bangkok (5 rue Davy), propose des spécialités laotiennes, cambodgiennes, chinoises et thaïlandaises à des prix très raisonnables. Son attractivité réside dans le fait qu’il propose un menu entrée/plat/dessert à un prix défiant toute concurrence ( moins de 15 €) midi et soir, et une qualité vraiment extra ! Aussi, l’accueil est très chaleureux, la gérante étant absolument adorable et très amicale ».
      • Si manger au coude à coude avec vos voisins de table, entouré·e d’ouvrages philosophiques, ne vous fait pas peur, vous devez tester Le Drapeau de la Fidélité (21 rue Copreaux), un des coup de coeur de Natty : « Caché dans le 15e arrondissement, ce restaurant tenu par un ancien professeur de philosophie de Saïgon propose des plats vraiment très abordables (entre 3 et 7 €), simples et copieux. La carte est limitée et n’a pas été modifiée depuis l’ouverture (tout comme les prix). Comme le lieu est très fréquenté par les étudiants, l’ambiance est bruyante (souvent) et chaleureuse (toujours) ». En revanche, attention, les cuisines ferment tôt (20 h 30).
      • Un restaurant asiatique végane à Paris ? Oui, ça existe et Tien Hiang (14 Rue Bichat) est le préféré de Datium et Natty : « La carte est plutôt variée (différents plats d’Asie du Sud-Est sont proposés) et on y trouve du « boeuf », du « poulet » et « poisson ». Cela veut dire que vous allez manger des protéines de soja texturées. Les produits d’origine animale, les œufs et l’alcool sont bannis des plats. Une exception existe, c’est la « marmite Tien Hiang » qui contient du fromage. Bref, la cuisine est délicieuse et les prix raisonnables (le menu midi est à 11,50 €). Attention toutefois, c’est vite bondé. »
      • Juste en face, dans la même rue, Le Bichat est une cantine bio sans gluten qui propose des bols riz + légumes entre 9 et 11 où chacun·e peut choisir sa protéine (végane, végétarien, poisson ou viande). Comme ça, tout le monde est content.
      • Après une session de travail à la bibliothèque ou après une expo au Centre Pompidou, filez au petit restaurant viet Hai Lúa 29 Rue Beaubourg). Les bánh mi y sont excellents (à partir de 3 €), tout comme les bò bún (dès 6 € !). Attention, ça ferme à 19 h, mais heureusement, vous pouvez prendre à emporter.
      • Toujours du côté de Beaubourg, on a l’endroit idéal pour les chaudes soirées d’été : Le Restaurant des Poètes (12 passage Molière). La terrasse de cette petite rue pavée avec ses petits lampions vous fera oublier que vous êtes à Paris. La cuisine est simple mais bonne (plats autour de 12 €), mais surtout les serveurs sont adorables, toujours prêts à déconner avec vous et vous faire tester le petit vin qui enchantera votre soirée. Attention, il y a peu de places sur la terrasse, donc arrivez tôt (sinon vous pouvez toujours manger à l’intérieur mais le cadre est moins sympa).
      • Si la réunion au centre LGBT (63 rue Beaubourg) vous a donné un petit creux : rendez-vous Au Bon Phô (22 rue au Maire). Pour 8 € en moyenne vous aurez un bon plat asiatique (viet, thaï ou laotien). Dans la même rue se trouvent d’autres restaurants asiatiques très abordables, dont un spécialisé justement dans le phô, cette délicieuse soupe vietnamienne.
      • Malgré ce que l’on disait précédemment, il n’y a pas forcément besoin d’aller dans le 13e pour déguster de savoureux raviolis chinois artisanaux à petit prix ! Retenez bien l’adresse du 115 rue Saint-Denis ; c’est là que se trouve Raviolis Nord-Est. Le nom est peut-être boring mais leurs raviolis ne le sont pas ; à la vapeur ou grillés, il vous en coûtera 6 € pour 10 raviolis artisanaux. Un bon deal en plein Paris !
      • El Chuncho (59 rue Saint-André-des-Arts), c’est un petit restaurant mexicain des familles. C’est bon, certains plats sont végétariens, le patron est adorable et le tout est plutôt en dessous des prix du quartier (environ 14 € le plat).
      • Il paraît que le 10e, c’est le nouveau vegan town ! Un ancien foodtruck végane (ou plutôt food-tricycle) s’y est d’ailleurs installé en tant que restaurant il y a un moment déjà : Le Tricycle (51 rue du Paradis). Les prix sont abordables en comparaison des prix habituels des restaurants véganes parisiens, et surtout le cadre est super : que ce soit dans la mezzanine qui ressemble à un joli petit appartement au design suédois ou bien dans la galerie d’art en face qui sert de salle au restaurant le week-end ! Ambiance cantine avec des grandes tables dans un décor décalé, on adore, et cela vaut le coup de faire la queue pour se faire servir.
      • Fan de piment, vous en avez marre des versions édulcorées des plats chinois ? Vous allez trouver votre bonheur à Deux Fois Plus de Piment (33 rue Saint-Sébastien) dans le 11e arrondissement : pour chaque plat, vous pouvez choisir le niveau de piment de 0 à 5. Attention, au niveau 2 vous avez déjà envie de vous arracher la langue. Même les palais habitués le reconnaissent, pas si simple d’aller au-delà du 2-3. Et vous pouvez également choisir le niveau de votre porte-monnaie puisque les prix des plats (très copieux) vont de 8 € jusqu’à 17 €.
      • Si vous avez un petit creux en fin de soirée après avoir écumé tous les bars étudiants du quartier Mouffetard, il y a une adresse que tout le monde se refile : celle d’Au P’tit Grec (68 rue Mouffetard). Ne vous fiez pas au nom, on y trouve en fait des crêpes au froment salé avec une garniture très copieuse pour vraiment pas cher.
        Charly : « J’ai beau être bretonne (et donc trouver que c’est une aberration de faire du salé avec des crêpes au froment plutôt que d’utiliser des galettes de sarrasin), je n’ai jamais regretté d’avoir fait la queue pour ses crêpes ultra rassasiantes (ça éponge tout, et c’est super bon). »

Et parce qu’il est impossible de faire une liste exhaustive des resto sympas à petits prix, on peut compter sur quelques blogueureuses comme Parisianavores et Les Petites Tables. Les premières ont une catégorie dédiée aux restaurants à moins de 15 €, et les seconds traquent toutes les tables où on peut manger un menu pour moins de 10 € (oui, oui, un menu) !

Cocktail rouge.

Cocktail rouge.

 

Où prendre un verre ?

  • Si vous aimez la sangria, celle du 10 Bar (10, rue de l’Odéon) est délicieuse et pas trop chère, la déco est à base d’affiches anciennes et le patron est très sympa ! C’est dans le 6e arrondissement, métro Odéon.
  • Amateur de jeux de société, n’hésitez pas à jeter un coup d’oeil à Le Nid (227 rue Saint Martin), dans le 3e arrondissement, métro Etienne Marcel, Arts et Métiers Rambuteau et Réaumur-Sébastopol. C’est un bar à jeu dont l’entrée vous coûtera 3 € + le prix d’une consommation (3 € pour les soft et autour de 5 € pour de l’alcool). Le lieu vous donnera accès à plus de 500 jeux de société, tous types confondus, du jeu d’ambiance au jeu de plateau pour connaisseur. Ambiance conviviale et bon enfant, possibilité de grignoter sur place.
  • Les Caves alliées (44 rue Grégoire de Tours), dans le 6e, métro Odéon ou Mabillon, sont le coup de cœur absolu de Luna ! « C’est un bar médiéval avec une sélection de bières à tomber par terre (et les conseils qui vont avec), des cocktails qui déchirent (et pour une fois, ils sont très peu sucrés, ça change vraiment de ce qu’on trouve d’habitude), de l’hydromel, de l’hypocras, des bonnes planches charcuterie/fromage pour celleux qui en mangent… et des livres et des jeux qu’on peut emprunter. Il y a une très bonne ambiance, des gens qui jouent dans tous les coins, on ne se fait pas virer au bout de 15 minutes si on ne consomme pas à la chaîne… Ce n’est pas le bar le moins cher de Paris, mais ça vaut vraiment le détour ! Une idée des prix : les bières coûtent entre 6 et 9 € la pinte pression ou la bouteille, les cocktails tournent autour de 8 ou 9 € dans mon souvenir et la grosse planche mixte est à 11 €. »
  • Au cœur de la rue Mouffetard, n’hésitez pas à passer prendre un verre à l’IPN (23 rue Mouffetard), un bar à ambiance industrielle vintage (d’où leur nom). Les prix sont plutôt abordables, surtout pendant l’Happy Hour, et la musique plutôt rock. Le bar propose de nombreuses animations, notamment des tournois de poker, des blind test… et possède un second niveau et une piste de danse dans des caves typiquement parisiennes. Si vous souhaitez être tranquille, évitez le mardi soir, c’est la soirée des faluchard·e·s et le bar est bondé.
  • Rue Quincampoix, si vous voulez vous poser avec un fond sonore sympa dans un bar sans prétention, l’Art Brut (78 rue Quincampoix) est fait pour vous. Petites planches de fromages de pays et ambiance de quartier, ça devient bruyant et plus rempli vers 21 h, donc si vous n’êtes pas un·e fan de la foule, allez-y avant. Pour l’apéro c’est parfait.
  • Comment ne pas parler de la Mutinerie (176-178 rue Saint-Martin) qui, avec son voisin le Barouf, est THE bar queer de la rue Saint-Martin qui ne soit pas réservé à ces messieurs cis gays. À défaut d’avoir un quartier, les meufs queer de Paris ont leur bar militant ! Beaucoup d’ateliers, d’associations et de concerts engagés passent par là, ça vaut le coup d’oeil. À noter aussi, le RESET, le hackerspace inclusif, s’y déroule tous les dimanches de 11 h à 17 h.
  • Pour les amateurices de bières artisanales, trois adresses où le prix du demi (de qualité !) tourne généralement autour des 4 € : le Hoppy Corner (34 rue des Petits-Carreaux), au-dessus de la rue Montorgueil ; les Trois 8 (11 rue Victor Letalle), en bas de Ménilmontant ; et le Supercoin (3 rue Baudelique), dans le 18e.
  • Après une après-midi au parc de Belleville, quoi de mieux que d’aller se désaltérer entre potes à Culture Rapide (103 rue Julien-Lacroix) ? Ce bar situé au croisement de la rue Belleville dispose d’une grande terrasse et de cocktails à un prix très attractif (5 €). Ambiance décontractée : les tables et chaises sont en plastique comme un bon vieux salon de jardin, et le service se fait au bar. Mais Culture Rapide c’est plus qu’un simple bar puisque c’est LE repère des poètes avec des Open mic, des ateliers et des petits concerts (jazz, électro). Consultez le programme, il y en a pour tous les goûts, et ça fait une sortie culturelle + bar à prix mini. Le pied !
Étalage de légumes vu du dessus

Étalage de légumes vu du dessus.

 

Où faire ses courses ?

  • Pour tout ce qui est nourriture asiatique, l’adresse idéale est Tang Frères (48 avenue d’Ivry dans le 13e ou 41 rue Labrouste dans le 15e), grande chaîne de supermarchés chinoise. Là-bas, vous trouverez moult fruits exotiques, nouilles instantanées ainsi que les ingrédients nécessaires pour concocter votre propre bòbún ou porc au caramel. Ça vaut aussi le coup pour les fruits et légumes « classiques », qui sont bien moins chers que dans d’autres supermarchés.
  • Les marchés de Bastille (8 boulevard Richard-Lenoir, les jeudis et dimanches) et de Belleville (boulevard de Belleville, les mardis et vendredis) : vous pouvez y manger sur le pouce mais surtout, si vous y allez à la fin (vers 14 h), vous pouvez récupérer des fruits et légumes bien moins chers !
Tringle de vêtements de friperie.

Tringle de vêtements de friperie.

 

Où faire du shopping et prendre soin de soi ?

  • Si vous cherchez du tissu, rendez-vous métro Anvers sur la ligne 2, le quartier regorge de magasins de tissu. Nous vous recommandons Les Coupons de Saint-Pierre (1 place Saint-Pierre) (coupons de 300 x 140, entre 10 et 15 € pour du coton imprimé assez épais et de bonne qualité) ou Sacrés coupons – Au gentleman des tissus et cuirs (4 bis rue d’Orsel). Vous pourrez aussi trouver votre bonheur chez Mode et Travaux (10 rue de la Pépinière) près de Saint-Lazare.
  • Où se faire couper les cheveux quand on est fauché·e ou quand on a pas envie de briser sa tirelire ? Parce que les coiffeureuses à Paris sont très cher·e·s, les bons plans coiffure, c’est un peu comme le Graal (on nous a dit que ça existait mais leur existence reste à prouver). Natty a testé un des centres de formations de coiffures parisiens : « Il y en a une petite dizaine dans toute la capitale. Le principe est simple : vous êtes entre les mains de coiffeureuses en formation (moi je n’ai eu affaire qu’à des professionnel·le·s déjà diplômé·e·s) et en retour, les prix sont très réduits (entre 0 et 10 €). Vous êtes libres de choisir votre coupe/couleur et si læ professionel·le veut tester une coupe sur vous, il vous demandera votre accord. Cependant, avant de vous précipiter dans le premier centre, vous devez prendre connaissance de plusieurs choses. Premièrement, il faut convenir à certains critères de cheveux (type de cheveux, longueur à couper) selon les centres. Il est donc fortement conseillé de rentrer en contact avec le centre de formation de votre choix (sur place/téléphone). Deuxièmement, sachez que c’est long (au moins une heure pour une coupe), donc à ne pas caler entre deux rendez-vous. Troisièmement, il ne faut pas être dérangé·e par le fait d’être « manipulé·e » par plusieurs mains et d’être traité·e comme une perruque vivante. Même si les coiffeureuses sont gentil·le·s (celleux que j’ai croisé·e·s, en tout cas), ça peut vite devenir gonflant. Je suis allée au centre de formation Jean Louis David (5 rue Cambon) dans le 1er. » Voici un site répertoriant tous ceux de Paris.
  • Les boutiques Emmaüs. Il y en a plusieurs dispersées dans Paris. Emmaüs Davout (121 boulevard Davout) est spécialisé dans les objets, vaisselles et informatique. C’est là que Madeleine achète toutes ses tasses rigolotes et vintage à 1 €, mais on y trouve aussi des cadres, des appareils photos, des bibelots, de l’électroménager, etc. Un peu plus loin, vous avez une autre boutique qui vend des fringues, bouquins, CD, jouets, vêtements pour hommes, femmes et enfants (105 boulevard Davout).
  • Dans le même style qu’Emmaüs, la ressourcerie de La Petite Rockette (125, rue du Chemin-Vert) propose des fringues, des objets, livres, jouets et même quelques meubles d’occasion.
Vue de Paris depuis la cathédrale de Notre-Dame

Vue de Paris depuis la cathédrale de Notre-Dame.

 

Où sortir pour des spectacles, des concerts ou une toile ?

Des concerts à Paris, il y en a tous les soirs, pour tous les goûts et pour toutes les bourses.

  • Au Charlie (29 rue de Cotte), des jams sont organisées tous les vendredis avec à chaque fois un groupe invité qui donne le ton général. L’entrée est gratuite et le barman un allié en déconstruction (rien que pour ça, ça vaut la peine de le mentionner).
  • Le Supersonic (9 rue Biscornet) dans le coin de Bastille propose des concerts gratuits avec une programmation rock, punk, hardcore, shoegaze, electrorock, synthwave…
  • Classique et parfois un brin huppé, le New Morning (7-9 rue des Petites Écuries) ne fait pas que des concerts payants et complets : il organise aussi, de temps en temps, en partenariat avec La Petite Écurie, des jams gratuites de jazz, de blues et soul. Bonne ambiance assurée, entrée au chapeau.
  • L’Alimentation Générale (64 rue Jean-Pierre Timbaud), c’est un drôle de bar. Il n’est pas constamment plein, comme son collègue d’Oberkampf, l’Internationale (5-7 rue Moret), mais tout aussi sympa et avec plus d’espace. Le style des groupes invités va de la folk anglaise au funk jamaïcain et l’entrée varie entre 5 et 8 € selon le concert.
  • Étonnamment, même près de Bastille, on peut trouver des bars avec des concerts qui ne coûtent pas un rein. La Chapelle des Lombards (19 rue de Lappe) propose parfois des scènes ouvertes ou invite de petits groupes à se produire dans leur salle bleutée, à l’ambiance tamisée. À guetter sur Facebook.

Paris, c’est aussi la ville du cinéma !

  • On compte un bon gros paquet de salles UGC, MK2, Gaumont et Pathé. Petit coup de cœur de la rédac pour le MK2 Bibliothèque (128-162 avenue de France) : beaucoup de salles, une vaste programmation (des blocksbusters aux petits films d’auteurs étrangers), des sièges ultra confortables et un tarif tout doux pour les moins de 26 ans en semaine (4,90 € la séance).
  • Mais il y a aussi pas mal de petites salles qui passent des nouveautés ET des antiquités. En face du Grand Rex, on peut aller profiter de films dans une ancienne salle de théâtre, avec deux balcons, au Max Linder Panorama (24 boulevard Poissonnière). Bon, cette salle-là est au même prix qu’ailleurs, mais elle vaut vraiment le détour.
  • Pour les petites salles, vous ne pouvez pas louper celles de la rue des Écoles : entre le Champo (51 rue des Écoles), le Desperado (23 rue des Écoles) et le Grand Action (5 rue des Écoles), vous trouverez forcément votre séance parfaite, pour des prix variant entre 5 et 9 €.
  • Dans ce même 5e arrondissement, d’autres petites salles ont été semées de par les rues : la Clef (34 rue Daubenton) passe des films d’auteur longtemps après que les multiplexes les ont remplacés par les derniers blockbusters. De même pour l’Épée de Bois (100 rue Mouffetard), qui passe même des succès récents de temps en temps. Quant au Reflet Médicis (3 rue Champollion) et au Nouvel Odéon (6 rue de l’École de Médecine), ils passent beaucoup de petites perles mal distribuées, toujours à prix réduit. Le choix est vôtre.
  • À noter d’ailleurs que la plupart des cinémas que nous avons cités sont inclus dans le pass UGC illimité, pensez à vérifier sur leur site, la sélection à Paris est vraiment vaste ! Et c’est pour cette raison qu’on vous recommandera de prendre plutôt un pass mensuel illimité chez UGC plutôt qu’avec Gaumont-Pathé (surtout que Gaumont-Pathé oblige maintenant à réserver son siège, et ça devient vite compliqué pour les sorties en groupe).
  • Enfin, pour 0 €, le prix le plus doux qui soit, vous pouvez visionner l’intégralité du catalogue de la bibliothèque spécialisée François Truffaut en vous y inscrivant. Les films se visionnent sur des PC sur place et c’est assez diversifié niveau genres, dates et nationalités de films.

Côté spectacles, on a quelques bons plans pour avoir des places moins chères.

  • Pour les moins de 26 ans, un certain nombre de théâtres propose des places jeune à 10 €.
  • Les kiosques Théâtres (situés sur le parvis de la gare Montparnasse et sur la place de la Madeleine) proposent des places à moitié prix vendues le jour de la représentation selon les disponibilités. Le kiosques Jeunes (situé à Châtelet, au niveau de la canopée) propose même des places gratuites pour les moins de 30 ans (jour J et jusqu’à J+2).
  • La Comédie Française (1 place Colette) vend des places à 5 € une heure avant la représentation selon les places disponibles pour les jeunes.
  • L’Opéra de Paris met aussi en vente des places 15 minutes avant le spectacle à tarif spécial pour les moins de 28 ans, les détenteurices de la carte Vermeil et les demandeureuses d’emploi.
  • D’autres plans intéressants sont disponibles sur un guide par Le Parisien. Si vous avez moins de 28 ans voire 30 ans, pensez également à regarder les prix réduits des billets que proposent un certain nombre de salles.
  • On rappelle également que tous les musées nationaux sont gratuits pour les moins de 26 ans (français·e·s et ressortissant·e·s UE) comme le Louvre (rue de Rivoli), et que par ailleurs vous pouvez accéder à plein d’expos gratuitement si vous touchez le RSA (Palais de Tokyo, 13 avenue du Président Wilson ; Grand Palais, 3 avenue du Général Eisenhower, etc).

Quartier de l’Horloge, photo par zoetnet, CC BY 2.0

 

Les lieux à ne pas rater

  • Le quartier de l’Horloge (33 rue Beaubourg), près du centre Pompidou. C’est petit, mais ça vaut le détour, rien que pour le « défenseur du temps », magnifique automate représentant un homme qui se bat contre un oiseau, un crabe et un dragon. À l’origine animée toutes les heures, l’automate est malheureusement à l’arrêt depuis 2003.
  • Le salon de thé du musée de la Vie romantique (16 rue Chaptal). Tout petit musée un peu planqué de Paris, il a l’avantage de ne pas attirer les foules et d’ouvrir durant la belle saison une terrasse dans son jardin. Que vous veniez déguster un thé ou juste bouquiner un brin, l’entrée est gratuite et le cadre franchement apaisant.
  • Les passages couverts : bon, c’est un peu un cliché de la capitale puisqu’ils passent à côté du musée Grévin, mais ils ont chacun leur charme. Le passage Verdeau (6 rue de la Grange Batelière) rassemble des enseignes artistiques du quartier : vieux livres, tableaux, gravures, alors que le passage Jouffroy (10-12 boulevard Montmartre) cache des boutiques parmi les plus adorables de Paris, malheureusement pas aidées par l’ajout récent de chaînes et échoppes bien touristiques. Le passage des Panoramas (11 boulevard Montmartre), le plus connu, est encombré des micro-terrasses de tous les restaurants divers et variés qui le bordent. Et si vous êtes motivé·e·s, poussez jusqu’à la galerie Vivienne (4 rue des Petits-Champs) et à la galerie Colbert (2 rue Vivienne), qui valent aussi le coup d’oeil.
  • La piscine Joséphine Baker (quai François-Mauriac) est connue à Paris et pour cause : elle est installée sur une péniche, à quai sur la Seine (attention c’est plus cher en été). Et si le réconfort après l’effort vous appelle, il suffit de traverser la jolie passerelle Simone de Beauvoir pour arriver au parc de Bercy, puis au parc Saint-Émilion, débordant de fleurs et d’odeurs apaisantes.
  • Quand l’hôpital Saint-Vincent-de-Paul a fermé en 2012 , et avant que la Mairie ne commence les travaux en 2018, l’association Aurore (qui reloge des personnes exclues et précaires) a obtenu le droit d’occuper les lieux. Et c’est ainsi qu’avec l’aide d’autres assos, le projet Les Grands Voisins (82 Avenue Denfert-Rochereau) a vu le jour. C’est un lieu versatile, ouvert au public et aux utilités multiples : hébergement pour des sans-abris et migrants, camping pour les touristes, bars et restaurants, concerts en plein air, atelier de recyclerie. Une foultitude d’associations occupent les lieux et créent ensemble des activités pour tout un tas de public. En journée le week-end, les activités artistiques et/ou de jardinage ravissent petits et grands. En soirée, c’est le lieu parfait pour boire des coups pas chers avec ses potes en profitant des concerts (et on est loin d’être serré·e·s comme des sardines comme dans toutes ces terrasses éphémères de la capitale). Le samedi et le dimanche, il y a même un super brunch. Et puis il y a aussi souvent des marchés solidaires ou éco-responsables. Charly : « C’est vraiment mon lieu préféré dans tout Paris. C’est grand, c’est ultra convivial, dépaysant (on a du mal à croire qu’on est en plein Paris), et on tombe toujours sur une nouvelle activité, une nouvelle œuvre d’art. Le bonheur. C’est bientôt la fin du projet (décembre 2017) alors profitez-en ! »
  • Dans le même genre, en plus petit mais en plus pérenne il y a aussi La Recyclerie dans le 18e (83 boulevard Ornano). C’est un grand bar-café-resto où de nombreuxes conférences et ateliers ont lieu (sur l’écologie notamment) et les prix des consommations sont très abordables (1 € pour un sirop, 3 € pour un jus). Le cadre intérieur est vraiment agréable et on craque complètement pour la grande terrasse improvisée le long de l’ancienne ligne de chemin de fer avec tout plein de végétation. C’est vraiment idéal pour se reposer avec un bouquin, siroter un bon jus ou pour bruncher entre amis. Cependant si les générations se mélangent bien, on regrette le manque de mixité… La Recyclerie a beau être implantée au plein coeur d’un quartier où beaucoup d’afro-descendant·e·s vivent, iels sont presque complètement absent·e·s du lieu…

Le « kiosque romantique » et la grotte de l’île de Reuilly du lac Daumesnil, photo par Georges Seguin (Okki) — Travail personnel, CC BY-SA 3.0

 

Les coins au vert ?

  • Pour les amoureuxes des chiens, à la belle saison, le ruisseau qui jouxte l’allée Royale au Bois de Vincennes (route de la Pyramide) est un rendez-vous de tou·te·s les maître·sse·s de Paris pour faire jouer leur pote à quatre pattes. Un vrai bonheur de les voir jouer dans l’eau, à l’ombre des arbres.
  • La Coulée verte (1 coulée verte René Dumont) : une longue promenade sans respirer les pots d’échappement des voitures parisiennes, c’est possible avec celle qu’on appelle aussi la Promenade Plantée. Elle s’écoule sur tout le sud-est parisien, de la Porte Dorée à Bastille et surplombe les rues environnantes en suivant l’ancienne voie ferrée de Vincennes.
  • Le square Marcel-Bleustein-Blanchet (rue de la Bonne), caché derrière le Sacré Cœur, loin des hordes de touristes avides de selfies et pourtant bien inscrit dans le quartier de Montmartre, il offre une belle vue sur la basilique et une pause bienvenue lorsqu’on crapahute sur la butte (évitez juste de passer par la rue Norvins qui est un bain de foule assuré).
  • Si vous aimez les plantes, ne ratez pas le jardin des serres d’Auteuil (3 avenue de la Porte d’Auteuil), un des quatre jardins botaniques de Paris. Vous pourrez y voir plus de 6 000 espèces de végétaux (et malheureusement quelques oiseaux en volière…) ! Visite libre et gratuite.
  • Un peu cliché mais pas apprécié à sa juste valeur par les Parisien·ne·s : le cimetière du Père Lachaise (16 rue du Repos). Son intérêt ne se limite pas aux tombes de personnes célèbres, c’est un havre de paix au cœur de la frénésie parisienne, avec son plateau ouvrant sur le quartier de la Roquette et la Bastille, où l’on peut se poser et profiter de la vue. Beaucoup de chat·te·s sont également au rendez-vous : la légende veut qu’iels se nourrissent des personnes fraîchement enterrées, mais en vrai, ce sont les mamies du quartier qui viennent les nourrir.
  • La pelouse de la Cité Universitaire Internationale (17 boulevard Jourdan) vaut aussi le détour : c’est moins bondé que le parc Montsouris qui est juste en face. Et c’est plus jeune et étudiant que familial (moins de poussettes, davantage de matchs de volley improvisés).

Si on a oublié un lieu que vous aimez bien, n’hésitez pas à nous le suggérer en commentaire, on se fera un plaisir d’aller tester !