Vous avez peut-être lu la formidable interview de Virginie Despentes publiée le 9 juillet dans « le Monde ».

Elle y parle de son parcours, de ses débuts d’auteure, mais aussi de la féminité, sur laquelle elle dit : « Je savais que ça ne tombe pas du ciel comme le Saint-Esprit et que c’est une construction. »

Vient ensuite ce passage, que l’on va citer entièrement :

« Une étude publiée il y a cinq ans l’exprimait parfaitement. On faisait passer à des petits garçons et des petites filles de 5-6 ans un faux casting pour une pub de yaourt. Et sans leur dire, on avait salé le yaourt. Les petits garçons, sans exception, font ‘beurk’ devant la caméra, car le yaourt est infect. Les petites filles, elles, font semblant de l’aimer. Elles ont compris qu’il faut d’abord penser à celui qui les regarde et lui faire plaisir.

Eh bien c’est exactement cela la féminité : ne sois pas spontanée, pense à l’autre avant de penser à toi, avale et souris. Tout est dit. »

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