Vous vous lancez dans l’aventure zéro déchet ou tout simplement êtes concerné·e par l’impact que nous avons sur l’environnement ? Cet article est pour vous ! Comment rendre sa cuisine plus écolo-friendly sans pour autant se ruiner en temps et en argent : on vous dit tout.

#1 Opter pour l’eau du robinet

La première étape pour réduire son impact environnemental est de bannir, quand c’est possible, le plastique. Pour cela, commencer par boire l’eau du robinet au lieu de l’eau en bouteille permet une grande économie (tant financière qu’écologique).

Sauf contre-indication locale (plomb dans les tuyaux, contamination avérée de la nappe phréatique…), il n’y a aucun risque à boire de l’eau du robinet.

Chat qui boit de l’eau au robinet.

En voyage ou simplement lorsque l’on est hors de chez soi, il est possible d’adopter des solutions zéro déchet ou low impact, comme la gourde, la bouteille en inox, le gobelet pliable. Certaines gourdes sont d’ailleurs fournies avec une paille réutilisable pour les personnes qui ont des difficultés à boire directement au goulot.
 

Une gourde réutilisable sur fond de verdure.

Une gourde réutilisable sur fond de verdure.

#2 Choisir des ustensiles durables

Si vous avez les moyens d’acheter des ustensiles de cuisine durable : c’est un investissement sur le moment mais in fine, cela fait économiser et cela permet d’économiser et de préserver les ressources naturelles de la planète.

On a tou·tes eu des poêles à revêtement Teflon ou céramique … nous savons aujourd’hui que ce genre de revêtement peut s’avérer dangereux pour la santé une fois qu’il a été altéré (et vu le prix des poêles en question, nous sommes beaucoup à essayer de les garder le plus longtemps possible…).

L’idéal est de passer (progressivement, en fonction des finances et des possibilités) à des alternatives plus durables et plus saines pour la santé. Deux matières sont généralement conseillées pour les poêles et casseroles :

* l’inox 10/18
Il peut passer au lave-vaisselle ; nécessite un peu de matières grasses pour que cela n’accroche pas. Attention, certains inox ne sont pas de bonne qualité et finissent par rouiller. Prenez bien de l’inox 18/10.

Une poêle en inox.

Une poêle en inox.

* la fonte.
Attention, c’est lourd et ça casse si ça tombe. À part cela, c’est quasiment éternel et cela donne les meilleurs crêpes du monde. Il ne faut pas utiliser de produit vaisselle dessus (le fond doit être calotté).

Une poêle en fonte.

Une poêle en fonte.

Au delà des ustensiles de cuisson, il est possible de privilégier le bois ou l’inox pour tout ce qui est spatule, presse-purée et consort.

#3 Le choix des courses

L’un des impacts majeurs dans une cuisine réside dans les emballages des produits alimentaires. Même si certains sont recyclables (verre – recyclable à l’infini mais nécessitant beaucoup d’énergie pour être refondu – et carton – recyclable une fois seulement), le mieux est de les éviter le plus possible. Tout le monde n’est pas logé à la même enseigne et il ne s’agit pas de culpabiliser une partie de la population.

Des bocaux en verre dans une étagère.

Des bocaux en verre dans une étagère.

Le choix du vrac permet d’éviter de ramener des contenants à jeter ou à recycler, puisqu’on utilise des contenants réutilisables : sac à vrac, boite, bouteille en verre, bocaux etc.

Un sac à provisions.

Un sac à provisions.

Pour certains produits, notamment dans les épiceries spécialisées et au sein des réseaux AMAP ou Ruche qui dit oui, il est parfois mis en place un système de consigne. Il suffit d’apporter son contenant en verre la semaine d’après : celui-ci sera lavé, stérilisé et réutilisé.
 

#4 Cuisiner zéro déchet (ou presque)

Avoir une cuisine low impact, c’est aussi réfléchir à la manière de cuisiner.
Saviez-vous qu’il est possible de :

Une banane partiellement épluchée.

Une banane partiellement épluchée.

S’il n’est pas possible de tout ré-utiliser et s’il reste donc des déchets organiques, il est possible de se tourner vers le compost. Si vous avez un balcon ou un jardin, il est aisé d’en installer un, mais si vous êtes en centre-ville, tournez-vous vers votre mairie ou votre association de quartier pour savoir s’il existe des composteurs partagés. Si ce n’est pas le cas, le système du lombricomposteur peut être une solution.

Petite astuce qui peut faciliter la vie en centre-ville, si le composteur partagé est loin, ou pas sur votre trajet de tous les jours, ou encore simplement si vous n’avez pas l’envie, le temps, l’énergie de vous y pointer tous les quatre matin : gardez un tupp au congélateur. Vous pouvez y déposer tous les déchets organiques à destination du composteur. Congelés ils ne pourrissent/moisissent pas, ça reste propre, et permet d’attendre d’en avoir assez pour faire un saut au composteur partagé !
 

#5 Faire la vaisselle low impact

Comment remplacer l’éponge

L’éponge est un incontournable de toutes les cuisine. C’est souvent par cette petite pièce jaune synthétique ou naturelle que commence la transformation de la cuisine low impact. En effet, les éponges, ça s’abime vite, ça se jette, cela pollue… alors que faire ?

* le tawashi.
Derrière ce nom étrange se cache « l’éponge à la japonaise », faite avec du tissu recyclé ou crocheté avec un bout de ficelle. Dans la rédaction, plusieurs ont choisi de sacrifier les chaussettes orphelines pour les transformer en tawashi !

* la brosse à tête changeable.
Disponible dans les épiceries vrac et dans la plupart des magasins bio, cette brosse est idéale pour la cuisine. Lorsque la tête est usée, il suffit de la changer. Elle est généralement faite de matières entièrement naturelles qui sont compostables.

Le produit vaisselle

Si vous faites la vaisselle à la main, prenez l’habitude de bloquer l’écoulement de l’eau ou de faire la vaisselle dans une petite bassine pour économiser l’eau. Surtout, on peut se passer des produits chimiques très abrasifs que l’on trouve dans le commerce.

* un pain de savon de Marseille
Cela suffit généralement à la plupart de la vaisselle : on frotte le tawashi ou la brosse dessus et on fait sa vaisselle comme d’habitude : pas cher, écolo, sans danger ! Attention à bien les choisir, sans glycérine ajoutée.

Si vous sentez que le savon de Marseille peine un peu à venir à bout du gras, que vous n’avez pas envie d’investir dans un pain de vaisselle spécialement pour ça, il existe une solution assez simple !
Dans un bocal qui ferme hermétiquement, ajouter un morceau du savon de Marseille, un peu d’eau pour qu’il ramollisse, du vinaigre blanc, et de cristaux de soude. Ca dure longtemps, et effet dégraissant garantie en cas de poêle poisseuse !

Des savons de Marseille.

Des savons de Marseille.

* Un pain de vaisselle
Si on aime le fait-maison, on peut également se créer un pain de vaisselle, à base de savon de Marseille ou bien avec quelques agents moussants dedans (les mêmes que dans les shampoings solides).

* De la coquille d’oeuf réduite en poudre
Si on a besoin de récurer des poêles où cela a bien accroché : de la coquille d’œuf réduite en poudre comme poudre à récurer naturelle et de récup’. Ce n’est pas grave s’il en reste dans la brosse ou le tawashi. Cela ne raye pas !

* le marc de café

Si on est végane ou que l’on n’a pas de coquille d’œuf, le marc de café est idéal pour frotter sans rayer.

Du café moulu.

Du café moulu.

* Bicarbonate et eau chaude
Plutôt que d’utiliser un produit très agressif, il suffit souvent de laisser tremper un peu la vaisselle, avec un peu de bicarbonate de soude et d’eau chaude, pour la nettoyer plus facilement !

Et vous, quelles sont vos astuces pour rendre votre cuisine low impact ?