Mimi Aum Neko est une femme transgenre, activiste, performeuse, travailleuse du sexe et réfugiée politique thaïlandaise. Elle initie plusieurs actions militantes à l’Université de Thammasat à Bangkok contre le pouvoir en place, avant de devoir fuir pour la France en 2014 lorsqu’elle est finalement poursuivie pour crime de lèse-majesté, après avoir manifesté sur Facebook sa joie à la mort du roi Bhumibol, et que sa vie est en danger. La constitution du pays fait de chaque opinion défavorable aux membres de la famille royale, de possibles crimes de lèse-majesté amenant à des peines de prison allant de 3 à 15 ans d’emprisonnement. À ces peines légales s’ajoute souvent des peines « sociales », allant dans le cas de Mimi Aum Neko jusqu’à des menaces de mort, du fait de la popularité du roi.
Ces idées pro-démocratiques autant que son identité de genre l’ont mise et la mettent toujours en danger, ce qui ne l’empêche pas de continuer à lutter activement sur ces questions ainsi que pour les droits des travailleureuses du sexe.