Étant une personne qui a ses règles chaque mois, ce sont les mêmes questions qui reviennent: vais-je tacher la chaise de réunion sur laquelle je suis assise depuis 3 heures ? Faudra-t-il changer les draps et l’alèse en me réveillant ? Ai-je bien ma serviette de bain rouge sang pour que les taches dessus ne se voient pas ? Vais-je encore devoir faire face à une mycose juste après mes règles ?

Il y a quelque temps, le reportage « Tampon, notre ennemi intime » diffusé sur France 5 m’a fait l’effet d’une claque : je me suis rendu compte que je ne connaissais ni la composition des protections hygiéniques que j’utilise chaque mois, pourtant au contact direct des muqueuses, ni les risques associés à chaque technique. Il existe pourtant une grande diversité de protections hygiéniques, chacune ayant ses avantages et ses inconvénients.

Les règles, synonymes d’une semaine d’enfer quand j’étais ado. Une fois le choc de la culotte tachée passé, il m’a bien fallu trouver une solution. Pendant des années, cela a été la grosse serviette hygiénique ultra absorbante, afin de n’avoir pas à la changer dans la journée au collège (et ainsi éviter que les autres puissent « entendre » que j’avais mes règles à cause du bruit inimitable de la serviette arrachée/ouverte). A ce titre, je me permets de vous suggérer (forte la suggestion!) de signer la pétition lancée par la formidable Aleeshay afin d’assurer la mise à disposition de protections hygiéniques dans les toilettes des collèges et lycées.

Puis il m’a fallu passer aux tampons, au moins pour quelques fois : l’épreuve de la piscine. J’ai prétendu plusieurs fois avoir oublié mon maillot de bain pour ne pas risquer de laisser de traces dans la piscine municipale (infamie encore pire que tacher sa chaise à l’époque dans mon bahut sur l’échelle de l’humiliation gratuite). Jeune adulte, je suis passée à la pilule en continu, ce qui a fait disparaître mes règles et les douleurs associées. Scandale des pilules et contre-indication nouvellement découverte par les médecins à mon égard, j’ai de nouveau mes règles ; mais je ne trouve rien qui me correspond vraiment. Il faut dire que le tabou est encore actuel autour des règles ; pas simple d’en discuter ouvertement ! Alors pour vous aider à faire le choix qui vous va le mieux, voici un petit aperçu des protections hygiéniques possibles.

Tampons et serviettes jetables

C’est très souvent par les protections hygiéniques jetables que l’on commence. Serviettes souvent au tout début, tampons parfois par la suite, protège-slip au début ou en fin de cycle. Différentes tailles existent, en fonction de la période du cycle où l’on se trouve et de son flux. Ces protections doivent être changées régulièrement – pour les tampons, il est impératif de les changer au moins toutes les 4 heures.

Le Syndrôme du choc toxique, ou pourquoi changer ses tampons toutes les 4 heures maximum est primordial. Le Syndrome du choc toxique – SCT – appelé parfois familièrement « maladie du Tampax » est une maladie rare (0,80 cas pour 100 000 utilisateurices) mais qui peut être létale. Les professionnel·le·s de santé n’y pensent pas toujours car iels n’ont pas forcément de formation spécifique dessus ; il est donc important de (re)connaître les symptômes. Cette maladie infectieuse est causée par une toxine bactérienne, généralement le staphylocoque doré, qui conduit rapidement au choc septique. Les premiers signes du SCT ressemblent beaucoup à un état grippal : fièvre, douleurs musculaires, nausées, parfois une éruption cutanée. Secondairement, une défaillance multiviscérale survient, responsable de la gravité du syndrome. Il commence pendant les règles ou dans les jours qui suivent. Devant toute fièvre survenant pendant les règles, il faut retirer votre tampon ou votre coupe. Et si la fièvre persiste, n’hésitez pas à consulter. Les personnes qui utilisent les tampons peuvent faire partie des victimes du SCT. En 1980 sort le tampon super absorbant Rely ; c’est l’hécatombe. Plus de 600 SCT dans l’année, qui conduiront à une centaine de décès. Suite à la pression sur la marque, le tampon sera retiré du marché. Aujourd’hui encore, des personnes sont victimes du SCT suite au port du tampon ; c’est très rare mais cela existe. Bien qu’encore plus rare avec une coupe menstruelle, le SCT a été décrit chez quelques utilisateurices. Il ne s’agit pas de faire culpabiliser les utilisateurices de tampons, ni même d’appeler au boycott de cette protection hygiénique, parfois la seule possible selon les situations. Il faut en revanche vraiment en changer le plus souvent possible.

C’est fait comment ?

De quoi sont composées ces protections ? C’est là que le bât blesse. On n’en sait globalement rien. Plus exactement, les fabricant·e·s de protections hygiéniques n’ont aucune obligation de communiquer la composition de ces produits, alors même qu’ils sont en contact avec les muqueuses internes ! Quand des associations de consommateurices le leur demandent, iels se réfugient derrière le secret industriel.

Ainsi, on sait que serviettes et tampons sont faits d’un ensemble complexe de fibres naturelles et synthétiques, sur lesquels peuvent se rajouter des fragrances (je ne rentre pas dans le détail du « marketing du vagin », mais non, nos tampons et serviettes ne sont faits ni de soie, ni de perles, ni de ventilateurs contrairement à ce que les pubs nous vendent). La course à l’échalote, pardon à la protection la plus absorbante, a conduit les fabricant·e·s à intégrer de plus en plus de fibres synthétiques, dans lesquelles les bactéries se développent plus rapidement que dans des matières naturelles (type cellulose).

Le problème est multiple :
– il n’est pas possible de savoir si les fibres utilisées sont naturelles ou synthétiques (bref, s’il s’agit de coton, de viscose ou du plastique). Pourtant, nous devons avoir le choix ! Pour rappel, ces protections sont en contact avec les muqueuses. Or, de nombreux témoignages d’utilisateurices insistent sur l’aspect irritant de ces produits (démangeaisons, mycoses qui reviennent), a fortiori dans leur version parfumée (nous le rappelons, nos corps ne sentent pas mauvais, nul besoin d’aller créer de nouveaux complexes !).

– le processus permettant d’obtenir ces fibres naturelles et synthétiques. Plusieurs études ont démontré la présence de glyphosate, aussi connu sous le nom de RoundUp, le « fameux désherbant » reconnu comme cancérogène, ainsi que d’autres composants tout aussi problématiques pour la santé et l’environnement. La présence de dioxine s’explique par le processus de blanchiment des fibres (au chlore généralement) – quand bien mêmes les fabricants s’en défendent. Si les doses sont extrêmement faibles, c’est la fréquence répétée à laquelle elles sont en contact avec les muqueuses qui inquiète les scientifiques (la paroi du vagin étant très poreuse) ; nous ne savons pas aujourd’hui avec certitude si le corps humain peut se débarrasser de ces toxines dangereuses. Pour autant, très peu d’études scientifiques existent sur le sujet (on imagine mal les fabricants financer de telles recherches ; les fonds publics se font de plus en plus rares ; de manière générale, les problèmes usuellement considérés comme « féminins » n’ont pas la priorité dans l’allocation des fonds de recherche).

Pour celleux qui sont sensibles à la composition des serviettes et tampons jetables, il existe l’alternative des protections biologiques, garanties sans dioxine sur le papier (même si des analyses mettent en évidence que l’on trouve des traces de produits chimiques dedans). Leur coût est tout de même beaucoup plus important.

Comment ça s’utilise ?

Les serviettes existent avec des ailettes sur les côtés (afin de mieux maintenir la serviette dans la culotte) ou sans ailettes (plus discrète car rien ne dépasse sous la culotte). Les serviettes se scotchent dans la culotte et s’enlèvent facilement (parfois trop…).
La taille de la serviette est variable en fonction du flux qu’elle peut absorber ; plus ou moins épaisse, plus ou moins longue. Des versions « nuit » (plus absorbantes) existent.

Concernant les tampons, il en existe avec et sans applicateur.
L’applicateur permet d’introduire le tampon dans le vagin sans avoir à mettre les doigts pour le placer ; cet applicateur est fait de plastique ou de carton selon les marques.
Les tampons sans applicateur sont mis en poussant le tampon dans le vagin avec les doigts. Il est donc indispensable d’avoir les mains parfaitement propres (lavées de frais à l’eau et au savon) pour effectuer ce geste.

Combien ça coûte ?

Les protections hygiéniques jetables coûtent à l’achat et sur le long terme puisque généralement une boîte tient tout juste le cycle.
Les exemples donnés ci-après ne sont qu’un simple panorama à titre informatif (les marques citées n’ont aucun lien avec Simonæ).

Tampons :
Nett, 24 tampons flux normal sans applicateur : 3,80 €
Tampax, 22 tampons flux super ou régulier avec applicateur : 4,15 €
Natracare (garanti sans chlorine, coton biologique), 20 tampons flux super sans applicateur : 3,50 €
Natracare (garanti sans chlorine, coton biologique), 20 tampons flux régulier avec applicateur : 3,94 €

Serviettes :
Always, « Serviettes hygiéniques Ultra Long », avec ailettes, paquet de 12 : 2,60 €
Always, « Serviettes douceur long ultra, sensitive – neutralisation des odeurs », paquet de 12 : 4,49 €
Nana, serviette hygiénique flux normal, sans ailettes, paquet de 16 : 2,37 €
Naty (garanti sans chlorine), flux normal, sans ailettes, paquet de 15 : 2,45 €

Serviettes hygiéniques lavables

Les serviettes hygiéniques lavables d’aujourd’hui n’ont plus grand-chose à voir avec celles qu’ont connu nos grand-mères. Bien loin de la « couche » de tissu à mettre dans la culotte, les SHL (serviettes hygiéniques lavables) et PSL (protège-slip lavables) sont une bonne alternative pour celleux qui veulent des protections durables, sans produits chimiques et qui n’ont pas de problème à voir et à laver un produit avec du sang dessus.

Comment c’est fait ?

Les SHL se présentent comme des protections à ailettes classique ; elles sont maintenu·e·s à la culotte grâce aux ailettes qui se pressionnent. Elles se lavent à froid dans la machine ou à la main. Il ne faut jamais utiliser d’eau chaude (cela fixe la couleur rouge du sang – si cela arrive, nul besoin de jeter ses SHL, elles seront quand mêmes propres) ou d’assouplissant (ce dernier annule le pouvoir absorbant de la serviette).

Les SHL sont en général composées de 3 couches. Il faut toujours privilégier les fibres naturelles, tant pour des questions de confort que de santé :

– le dessus, qui est au contact direct de la vulve, est souvent en tissu bio oeko-tex. Cela peut être du coton, de la flanelle, du velours, de la polaire, du minky. Il faut que ce tissu soit doux, confortable et qu’il puisse laisser passer les fluides.

– la partie absorbante, aussi appelée « insert ». Plusieurs matières peuvent être utilisées : éponge en fibre de bambou ou de coton, chanvre, parfois des fibres synthétiques (polyester, Zorb-copyright).

– le tissu du dessous, imperméable. C’est très souvent du PUL (Polyuréthane laminé) : il est très fin et imperméable. Cette couche de tissu n’est pas en contact avec la vulve mais uniquement avec le fond de la culotte. Plus exceptionnellement, cette couche est faite avec du nylon, du coton ou de la polaire (qui a la particularité de mieux « s’attacher » à la culotte, en collant naturellement).

– Les ailettes sur les côtés qui permettent de fixer la SHL sont généralement à pression ; plus rarement, un système de scratch leur permet de tenir.

Combien ça coûte ?

Pour celleux qui font de la couture, il est tout à fait possible de les réaliser soi-même.

Pour celleux qui veulent en acheter, il est nécessaire d’avoir un bon budget de départ, mais c’est un investissement que l’on fait une fois tous les 10 ans.

Voici une liste non exhaustive de SHL produites en France :

Coffin Rock (que nous avions interviewée en octobre) en fabrique en version à scratch ou à pression : 10,50 € en moyenne.
– Le groupe Facebook « ZD production » regorge de créateurices de produits zéro déchet, dont des SHL et PSL. Iels sont répertorié·e·s selon leur département (pour celleux qui voudraient acheter sans livraison). Je suis passée par cette plateforme pour commander les miennes. En fonction du type de tissu utilisé et du modèle cousu, comptez en 8 € et 13 € par SHL.
L’association toulousaine Mitsa propose des SHL et PSL à des tarifs très avantageux et au design basique : entre 3,5 € et 6 € la SHL selon les modèles.
La marque Plim : 17 € la médium.
La marque Dans ma culotte : 17 € la SHL de jour, 19 € la SHL de nuit.
A little market propose également beaucoup de créateurices de SHL.

Combien en faut-il pour tenir un cycle ? Cela dépend vraiment de votre cycle, de votre flux, des circonstances dans lesquelles vous utilisez les SHL. Pour ma part, j’ai voulu être tranquille et ne penser aux lessives qu’en fin de cycle ; j’ai donc opté pour 5 SHL jour et 5 SHL nuit. Je les rince à l’eau froide quand j’en change, je les mets dans une petite corbeille prévue pour et je les passe en machine à la fin toutes ensembles.
En général, il leur faut une nuit pour sécher correctement.

En suis-je contente ? OUI ! La première fois que j’ai mis une SHL, ce fut bizarre niveau sensation mais je m’y suis faite rapidement. Bonus du recours aux SHL : les démangeaisons que j’avais chaque mois avec les serviettes jetables ont disparu dès le premier cycle avec des SHL.

Culotte hygiénique lavable

Ce type de protection n’est pas encore très courant en France, bien que pratique. Le coût d’achat des culottes peut rebuter, a fortiori avec des frais de port importants (la plupart des marques « modernes » sont américaines).
Eva-Luna a déjà testé les culottes périodiques de la marque THINX.

Le principe est assez similaire aux SHL : il s’agit d’utiliser des protections lavables et donc durables.

Sans avoir pu les tester, voici un petit panorama des solutions proposées, en plus de THINX :

PantyProp. La marque propose des sous-vêtements, des leggings, des bodys et des maillots de bain conçus pour les règles. Un shorty : environ 18 € pour un shorty + frais de port.
Dear Kate. Un shorty : environ 35 € + frais de port.
Harebrained. Un period panties : 12 $ + frais de port.

La coupe menstruelle

Inventée dans les années 1930, la coupe menstruelle – ou cup – a connu un énorme regain d’intérêt depuis qu’elle est fabriquée en silicone (on trouve encore des modèles en latex, attention pour les personnes qui y sont allergiques, ou en élastomère).

Comment ça s’utilise ?

Elle s’insère pliée dans le vagin ; une fois posée, elle se déplie et les rebords « collent » aux parois du vagin grâce aux muscles vaginaux, ce qui permet l’étanchéité de la cup. Une fois remplie ou quand le besoin s’en fait sentir (elle peut se garder jusqu’à 8h), elle se vide dans les toilettes, se rince à l’eau (si possible) et peut être réinsérée aussitôt.

Pour l’enlever, on ne tire pas sur la tige : la tige sert à repérer la cup. Pour l’enlever il faut pincer la base de la cup pour enlever l’effet collant de la cup.

Il n’est pas nécessaire de l’enlever lorsqu’on va aux toilettes. Elle doit être stérilisée à la fin du cycle. Il n’y a pas de contre-indication à utiliser une cup lorsque l’on a un stérilet. Pour l’instant, il y a eu moins de 5 cas de syndrome du choc toxique avec l’utilisation de la cup.

L’offre actuelle de cups est très grande et il est facile de se sentir rapidement perdu·e face à toutes les possibilités. Alors comment choisir :

– pour nullipare ou pas ? L’erreur fréquemment commise est de prendre une cup trop grande pour soi, de peur que les règles soient trop importantes pour le « petit modèle » ; sauf qu’une cup trop grande peut gêner voire faire mal et ne pas se déplier totalement. A contrario, une cup trop petite aura tendance à ne pas être bien hermétique et donc permettra des pertes.

– règles très abondantes ou pas ? Même remarque qu’avant : on a tendance à surestimer la quantité du flux(en moyenne, 30 ml en tout !) ; il ne faut donc pas partir tout de suite sur de grands modèles.

– un périnée tonique ou plutôt relâché ? Les jeunes personnes ont souvent un périnée tonique, et supportent très bien les cups rigides, qui sont parfaitement maintenues par les muscles du périnée. Les personnes plus matures et/ou ayant accouché, ayant un périnée plus lâche, se tourneront plutôt vers des modèles souples.

– l’esthétique et la longueur de la tige. Toutes les cups ne se ressemblent pas : texture lisse, texture peau de pêche, avec ou sans stries. Au-delà de l’aspect purement esthétique, la forme et la longueur de la tige changent en fonction des marques : c’est souvent à l’utilisation que l’on se rend compte si la tige est pratique ou pas. Il est d’ailleurs souvent possible de la couper si elle gêne.

– la forme du vagin. La cup n’est pas une solution possible pour toutes les personnes réglées.

Le prix d’une cup varie entre 15 € et 45 € selon les marques. Quelques adresses en ligne : Lamazuna, Diva Cup, Moon Cup, Natur Cup, Fleurcup, Lunacopine, Lily Cup, Meluna.

La cup n’est pas une solution miracle qui rendrait les règles agréables (comme on peut le voir dans certains articles sur la cup). Plusieurs facteurs rendent impossible l’utilisation de la cup, et il n’y a pas à culpabiliser parce qu’on ne peut/veut pas l’utiliser. De plus, l’absence d’accès à un point d’eau dans les toilettes freine considérablement l’utilisation de la cup. La plateforme Clean your cup permet une recension des toilettes safe pour l’utilisation de la cup, partout dans le monde.

Les éponges menstruelles

Il s’agit d’une pratique ancestrale, quelque peu perdue de vue depuis l’apparition des serviettes et tampons. L’éponge de mer, 100 % naturelle, sans traitement chimique, se place dans le vagin et recueille le sang des règles. Elle nécessite d’être à l’aise avec son corps et d’avoir un point d’eau à proximité, puisqu’il faut aller la chercher avec les doigts dans le vagin. Elle se lave à l’eau chaude. Il faut la rincer au minimum toutes les 4 heures. Elle est généralement déconseillée aux personnes utilisant des stérilets. Elle a une durée d’utilisation d’environ 6 mois. Elle peut être utilisée durant les rapports sexuels pour celleux qui seraient gêné·e·s par le flux sanguin durant les rapports, mais elle ne doit pas être confondue avec les éponges spermicides ! Elle n’offre aucune protection contraceptive.

Elle coûte entre 5 € et 15 €. Peu de sites internet en proposent.

Il existe également des éponges menstruelles fabriquées avec des composants synthétiques, qu’il vaut mieux éviter au profit des éponges naturelles, même si le risque de SCT existe dans les deux cas (tout comme pour les tampons).

Je ne connais malheureusement aucune personne dans mon entourage qui utilise cette protection. Si c’est votre cas, n’hésitez pas à nous faire un retour et à témoigner de son utilisation !

Le flux instinctif libre (ou free flow instinct)

Derrière ce nom se cache une technique qui ne fait pas l’unanimité (pour certain·e·s, il s’agit d’un mythe). Elle est pourtant souvent évoquée sur les sites prônant des pratiques écologiques et il existe des témoignages sur cette technique.

Pour résumer, en l’état des témoignage (personne dans la rédaction ne le pratique – mais il nous semblait important de l’évoquer), le flux instinctif libre demande de l’entraînement, de la confiance en soi et pas un rond pour la pratiquer : il n’y a besoin d’aucune protection hygiénique (du moins quand on la maîtrise). Il s’agit de contrôler son flux (grâce aux muscles du périnée) pour finalement « relâcher » le flux une fois que l’on va aux toilettes. Certain·e·s l’auraient déjà expérimentée sans vraiment s’en rendre compte, notamment en début ou en fin de cycle. Mais cette technique ne serait pas viable pour les personnes ayant un flux important.

 

Et surtout, souvenez-vous que la meilleure protection hygiénique c’est la vôtre !