Netflix est connu par tou·tes les amateurices de bingewatching pour ses séries originales à succès. Mais dans les recoins de son catalogue français se cachent aussi des pépites souvent ignorées : les documentaires. Il n’est pas forcément facile d’identifier ceux qui valent le détour, alors à la rédaction nous vous proposons une petite sélection – non-exhaustive – de documentaires qui nous ont marqué·es sur des sujets très variés. Parce que oui, Netflix est aussi une bonne source pour s’instruire.

Audrie & Daisy

Particulièrement touchée par ce documentaire, Aleeshay a décidé de lui dédier un article complet.

Blackfish


 

Beige :

En 2010, au parc SeaWorld à Orlando, une dresseuse décède après avoir été attaquée par Tilikum, une orque née à l’état sauvage et maintenue en captivité depuis 1983. Ce documentaire montre les conditions de détention des orques, et appuie sur le fait que les grands mammifères marins, habitués à parcourir de nombreux kilomètres par jour et constitués en clans familiaux, ne sont absolument pas faits pour vivre en delphinarium.

Les images sont parfois très difficiles à regarder ; il est fait mention de sévices infligés aux orques, et les témoignages d’ancien·nes dresseureuces de SeaWorld sont particulièrement parlants. Le cas de Tilikum a déclenché un scandale, et des lois ont été promulguées aux États-Unis afin d’interdire le maintien de grands mammifères marins en captivité.

Il y a cependant eu plusieurs controverses concernant ce documentaire, nous vous invitons à vous renseigner au préalable afin de vous faire votre propre opinion.

Chef’s table


 

Luna :

Si vous aimez la bonne cuisine et êtes curieuxe, Chef’s table est fait pour vous. Les 12 épisodes, répartis en 2 saisons, vous permettront de découvrir des chef·fes venu·es de Slovénie, d’Inde, de Nouvelle-Zélande ou encore du Brésil.

J’aurai 3 reproches à faire à cette série, que j’aime pourtant beaucoup :

  • Il n’y a que 3 femmes sur 12 chefs
  • Il n’y a que 2 chefs racisé·es sur les 12
  • Tou·tes les chefs sont en Europe, en Asie, en Amérique du Sud ou du Nord ou en Océanie. Aucun·e ne vient d’Afrique.

Si vous aimez, sachez qu’il existe aussi Chef’s Table France, avec 4 épisodes (dont un sur une femme).

Codegirl


 

Aleeshay :

Des adolescentes participent à un concours réservé aux jeunes filles. Elles doivent, en équipe, créer une application dans sa totalité, du code jusqu’au logo. Durant ce documentaire, nous suivons différentes équipes dans le monde entier, jusqu’à la grande finale où l’équipe gagnante remporte $10 000 pour finaliser son application.

Deprogrammed


 

Aleeshay :

Aux États-Unis dans les années 1970, Ted Patrick a été le premier à mettre en place la technique de « déprogrammation » pour aider les membres de sectes à revenir dans le monde commun. Cette technique faisait appel à des méthodes controversées car traumatisantes et interdites par la loi (enlèvement, séquestration…), mais était réellement efficace. Se posait donc la question de la morale. Jusqu’où sommes nous prêt·es à aller pour libérer les victimes ?

Jesus Camp


 

Aleeshay :

Les adeptes du mouvement évangéliste représentent 25 % de la population américaine d’après ce qu’avance la principale protagoniste de ce documentaire. Elle semble penser que c’est insuffisant et s’est donné pour mission d’endoctriner les enfants dès le plus jeune âge. Durant tout le documentaire on suit le fonctionnement du camp et il est franchement difficile de garder son sang-froid devant de pareils discours.

Making a murderer


 

Carmen :

La série documentaire polémique de l’hiver 2015. Steven Avery est libéré après 18 ans de prison pour une agression sexuelle dont il a été reconnu innocent. Deux ans après, il est accusé à nouveau, cette fois du meurtre d’une femme. La série suit l’enquête de police et la famille de Steven Avery, et met en évidence des problèmes des deux côtés.

Très approfondie parce que le format de série autorise de longues heures d’analyse (10 en tout), mais aussi parce que Steven Avery et sa famille ont été suivi·es par les réalisatrices pendant 10 ans, cette série documentaire a convaincu des millions d’Américains de l’innocence d’Avery et conforté des millions d’autres dans leur conviction qu’il est coupable des crimes dont on l’accuse. À la fois passionnant et frustrant, ce show plonge læ spectateurice en immersion et læ laisse tirer ses propres conclusions, qu’elles soient tranchées ou nuancées.

Miss representation


 

Charly :

Un documentaire sur la représentation (ratée) des femmes dans les médias et son impact.
C’est très bien rythmé entre les statistiques, les témoignages de lycéennes et les interviews d’expert·es. Et surtout, après ce documentaire, plus personne n’osera vous dire que la représentation dans les médias « ce n’est pas prioritaire » dans la lutte contre le sexisme et les autres oppressions.

Le 13e


 

Aleeshay :

Documentaire sur la criminalisation des Afro-américains. Alors que l’esclavage semble être derrière nous, ce docu met en lumière la méthode moderne des blanc·hes pour conserver leur ascendant sur la communauté afrodescendante : l’incarcération de masse.

The Propaganda Games


 

Elvire :

Ce documentaire nous emmène dans le pays le plus fermé du monde, la Corée du Nord. Au début, tout semble idyllique. Puis la voix-off nous plonge dans la dureté de la vie pour les Nord-Coréen·nes. Vous ne verrez pas les images de famines, de tortures. En effet, le réalisateur n’avait pas l’autorisation de quitter son hôtel seul, il était toujours accompagné de guides nord-coréens approuvés par le régime. Mais la voix-off sera là pour les évoquer et les rappeler, grâce aux commentaires on arrive à comprendre la vie dans l’un des pays les plus liberticides au monde. Tout le long du documentaire, nous sommes accompagné·es par Alejandro, le seul étranger travaillant pour le régime nord-coréen. C’est un communiste convaincu qui, déçu par le régime cubain, a préféré se rendre en Corée du Nord. Il y travaille maintenant en tant que représentant des relations internationales.

La dichotomie entre les images et la voix-off est saisissante. Le documentaire porte bien son nom car c’est une heure et demie de propagande. On entend même Alejandro, espagnol, expliquer aux Coréen·nes que le monde les envie et admire leur pays.

She’s beautiful when she’s angry


 

Luna :

Retour sur les origines des mouvements féministes aux États-Unis dans les années 1960. Elles sont fières, elles sont en colère et elles ont décidé de ne plus se laisser faire.

J’ai hésité à le regarder à cause du titre ; je ne regrette absolument pas d’avoir été curieuse. C’est le meilleur documentaire que j’ai vu de l’année, et j’en regarde beaucoup !

Sour Grape


 

Elvire :

Si le vin vous intéresse, peut-être que ce documentaire est fait pour vous. Il nous plonge dans l’univers des collectionneureuses de vins, de très grands vins et surtout de l’un d’entre eux : Rudy Kurniawan. Cet homme s’est fait passer pour un grand collectionneur et connaisseur en vin (d’après les personnes qui témoignent, son palais était l’un des plus précis qu’iels avaient rencontrés). Il a monté une grande arnaque, faisant passer des vins moyens pour des grands crus se vendant à plus de $5 000 grâce à son assurance et son charisme.

T-Rex


 

Aleeshay:

Claressa Shields est une ado de 17 ans. Afroaméricaine originaire de Flinn, dans le Michigan, et boxeuse depuis ses 11 ans, elle parvient petit à petit à se construire une carrière jusqu’aux JO de 2012, les premiers à accueillir la boxe féminine.

Twinster


 

Elvire :

C’est l’histoire de Sam, une Américaine née à Busan en Corée qui a été adoptée. Elle est actrice et commence à avoir une petite notoriété. Un soir, elle est contactée par une certaine Anaïs Bordier, qui a grandi en France, vit à Londres, a la même date d’anniversaire et, si on en croit sa photo de profil, lui ressemble comme deux gouttes d’eau. Anaïs lui écrit un message en lui disant qu’elles se ressemblent énormément, qu’elle est aussi adoptée et qu’elle est née à Busan, en Corée, le même jour qu’elle… Je vous laisse découvrir la suite.

What happened Miss Simone?


 

Luna :

C’est profondément injuste que Nina Simone soit (re)connue par une bonne partie des gens uniquement pour sa musique, alors qu’elle a lutté toute sa vie pour les droits des noir·es, contre le racisme et le colorisme. Et ce documentaire est là pour que plus personne ne l’oublie.

Nous espérons vous avoir donné envie de visionner ces documentaires. N’hésitez pas à nous en recommander d’autres présents sur Netflix (ou ailleurs !) pour étoffer notre liste.