En octobre 2016, nous vous avions concocté une sélection de films pour attendre Halloween… et cette année nous vous en proposons une version améliorée, avec encore plus de frissons et d’angoisse !
Attrapez votre plus beau plaid, un thé bien chaud et la personne de votre choix, et c’est parti pour les plus belles frayeurs de votre vie !

Pour une fois, une partie des œuvres que nous vous présentons ont été créées par des hommes cisgenres : l’industrie cinématographique ne nous laisse malheureusement pas vraiment le choix.

Alien, le huitième passager (Alien) de Ridley Scott

Laura :

Je vous pose l’histoire : un vaisseau spatial perdu au fin fond de l’espace, sept membres d’équipage, une créature extraterrestre bien décidée à tou·tes les tuer. Je ne me suis jamais ennuyée devant Alien, l’histoire se tient de bout en bout, on voit très peu la créature et l’héroïne est badass. À titre d’information, la saga Alien se prolonge avec trois autres films, respectivement sortis en 1986, 1992 et 1997. J’évoquerais également Prometheus, qui s’inspire de l’histoire originale, et les deux Alien vs Predator.

Carrie au bal du diable (Carrie) de Brian de Palma

Agathe :

Le chef-d’œuvre de Stephen King, adapté en film, ne perd pas de son caractère. Le film reste très fidèle au livre, tant dans le scénario que dans le portrait des personnages. Mention spéciale pour la scène finale, qui reste gravée dans les mémoires de plus d’un·e spectateurice ! En revanche, oubliez le remake de 2013. Rien ne va, le scénario prend des chemins dont on aurait pu allègrement se passer et surtout, surtout, l’actrice principale ne colle pas du tout au personnage de Carrie.

Casper de Brad Silberling

Laura :

Casper, c’est le genre de films que je me plais à revoir de temps à autre. Ça ne fait pas peur, l’histoire se déroule dans un manoir abandonné hyper-classe et les fantômes sont sympas. Si vous ne voulez pas avoir d’œuvre inachevée à la fin de votre vie : foncez voir ce film.

Get Out de Jordan Peele

Luna :

Get Out a été un des films les plus remarqués de 2017, et c’est totalement mérité. Le premier film de Jordan Peele, en alliant film d’horreur efficace et dénonciation du racisme, s’inscrit dans la grande tradition des films de genre engagés. Très bien écrit, très bien joué (Daniel Kaluuya est parfait), Get Out est un grand film, de ceux qui marquent.

Grave de Julia Ducournau

Luna :

Justine, végétarienne depuis toujours, intègre l’école vétérinaire où sa sœur aînée fait ses études. Lors du bizutage, elle est forcée d’ingérer un rein de lapin cru. À partir de ce moment, elle se découvre un appétit pour la viande de plus en plus dévorant…

Le cannibalisme n’est pas vraiment le sujet qui m’attire le plus au cinéma, pour être honnête, mais Grave, ce n’est pas que ça. Le traitement des corps y est fascinant. Il y a plusieurs scènes où les actrices sont peu habillées, mais les regards sur leurs corps sont justifiés, nous ne sommes pas là pour nous rincer l’œil. Au-delà des images gores, Grave est maîtrisé de bout en bout, avec une mise en scène inventive et soignée, une utilisation intelligente du son qui en a glacé plus d’un·e en salle, et un message plus profond qu’il n’y paraît.

Grave est étonnamment bon pour un premier film, et Julia Ducournau est une réalisatrice à suivre.

Halloween : la Nuit des masques (Halloween) de John Carpenter

Laura :

Aaah, John Carpenter. Un des mes premiers films d’horreur : il a alimenté une bonne partie de mes cauchemars d’enfance. Si le titre ne vous dit rien, je vous en dresse l’histoire en quelques mots : Michael Myers, tueur en série interné dans un hôpital psychiatrique à l’âge de 6 ans pour le meurtre de sa sœur, finit par s’échapper et revenir dans sa ville natale pour poursuivre son œuvre. (Ambiance.) La bande sonore est top, elle me file irrémédiablement des frissons et il est fort probable que vous l’ayez déjà entendue au moins une fois.

Insidious de James Wan

Framboise :

La série de films Insidious met rapidement en place une atmosphère tendue, tout en subtilité. En suivant le personnage principal à travers sa vie de tous les jours, nous remarquons avec ellui des altérations de la réalité, des phénomènes paranormaux… qui nous angoissent de plus en plus, jusqu’à nous glacer le sang. Servie par un sound design bien léché, la mise en scène de cette histoire de maison hantée est parfaitement calibrée. Surtout, on remarquera le travail formidable sur les espaces fantasmagoriques (le passage d’un monde à l’autre), traité tout en sobriété, qui déploie un suspense haletant. La série des Insidious nous prouve qu’il n’y a pas besoin d’avoir un gros budget ou le scénario le plus original pour faire un film d’épouvante qui nous terrorise encore longtemps après son visionnage.

La forêt de l’étrange (Over The Garden Wall) de Patrick McHale

Agathe :

Over The Garden Wall ou La Forêt de l’étrange est une mini série animée sortie en 2014. Elle raconte en 10 épisodes de 11 minutes chacun les aventures de deux frères perdus dans les bois. Préparez-vous à rire mais aussi à verser une larme devant cette très belle œuvre ! L’animation est soignée, l’univers effraie autant qu’il émerveille et surtout, les voix sont sublimes. Certains passages sont chantés par des professionnel·les de l’opéra, du jazz, de la pop… Cette série mélange une apparence enfantine à des propos plus adultes et peut ainsi être interprétée comme une métaphore de l’adolescence. Je la recommande de tout cœur car elle saura vous faire passer à travers une vaste palette d’émotions en moins de deux heures.

Le projet Blair Witch (The Blair Witch Project) de Daniel Myrick et Eduardo Sánchez

Laura :

Aka le film que j’ai vu beaucoup trop jeune et qui m’a hantée pendant plusieurs années car j’étais persuadée d’avoir visionné un enregistrement vidéo authentique. Avec le temps et l’arrivée d’Internet, je me suis rendu compte qu’il n’en était en réalité rien et qu’il s’agissait bien là d’une œuvre de fiction ayant recours à un procédé cinématographique particulier : la caméra subjective (caméra = point de vue d’un des personnages). Nous y sommes désormais un peu plus habitué·es car de nombreux films tels que REC, Cloverfield ou encore la série des Paranormal Activity reposent sur le même procédé. N’empêche, à ce moment-là, ça m’avait bien fait flipper. Le film nous raconte l’histoire de trois étudiant·es en cinéma qui, armé·es de leurs caméras, s’étaient rendu·es dans la forêt de Blair pour tourner un documentaire sur la légende d’une sorcière. Comme vous vous en doutez, tout ne se passe pas exactement comme prévu. La force du film repose sur son pouvoir de suggestion auprès de læ spectateurice : pas de grands effets spéciaux, pas d’images choquantes, votre imagination se charge de faire le travail.

Mama (Mamá) d’Andrés Muschietti

Agathe :

Mama est un bon film d’horreur, sur le thème de la parentalité. Toute l’histoire est centrée sur les parents, en particulier les mères, qui aiment leurs enfants jusque dans la mort. La créature est assez rapidement dévoilée, mais le film n’en reste pas moins effrayant ! Mention spéciale aux deux fillettes, qui jouent extrêmement bien.

Mister Babadook (The Babadook) de Jennifer Kent

Agathe :

Existe-t-il un meilleur film d’horreur que Mister Babadook ? Je ne crois pas. C’est un film qui fait peur, mais pas seulement. Il amène toute une réflexion sur la difficulté d’être une mère célibataire, complètement isolée socialement. Il aborde également la souffrance d’avoir, mais aussi d’être catalogué·e comme « un·e enfant difficile ». La palette de couleurs, très froide, se prête parfaitement à l’ambiance du film.

Sans un bruit (A Quiet Place) de John Krasinski

Luna :

Imaginez que la Terre soit envahie d’aliens qui disposent d’une ouïe surdéveloppée et tuent instantanément toute personne qui émet le moindre son. C’est le postulat de départ de Sans un bruit, et l’épreuve que doivent affronter les Abbott (John Krasinski, également coscénariste et réalisateur, et Emily Blunt) avec leurs enfants. Sans un bruit est très bien rythmé, et le son (ou son absence) est parfaitement géré pour nous faire angoisser. Ma bonne surprise de l’année.

Scream de Wes Craven

Luna :

J’aime tellement Scream que je lui ai consacré une de mes Avant-Séances !

The conjuring 1 & 2 de James Wan

Laura :

Si je ne devais recommander que deux films pour passer une soirée horrifique cet Halloween, je citerais probablement ces deux-là car ils m’ont fortement marquée. Cela faisait longtemps que je n’avais pas réellement eu peur ni éprouvé un sentiment de surprise pendant un visionnage. Les deux histoires, bien que différentes du point de vue du scénario, sont prenantes et bien mises en scène. Les jump scares (ces procédés de fripon pour faire sursauter læ spectateurice) sont bien dosés. Si vous êtes fan, je vous conseille également Insidious 1 et 2. James Wan, tu envoies du lourd.

Lysérith :

Que ce soit le cas du fantôme d’une sorcière hantant une famille ou celui d’un vieil homme terrifiant demandant aux locataires de quitter sa maison, les aventures du couple Warren sont toujours fascinantes et super bien racontées par James Wan.

The Thing de John Carpenter

Laura :

Carpenter again. Il me semble que cet individu a perturbé une bonne partie de mes rêves d’enfant. J’ai pas mal frissonné en visionnant ce film, et pas uniquement parce que l’histoire se situe dans une station de recherche paumée au beau milieu de l’Antarctique. Comme je vis dans une grotte, j’ai appris récemment qu’un prequel à l’histoire était sortie en 2011 donc si le cœur vous en dit il y a matière à se faire une soirée thématique.

Avec tous ces films, vous devriez avoir de quoi occuper votre soirée du 31, et même quelques-unes après ça… N’hésitez pas à nous proposer un film que vous aimez en commentaires, qu’on puisse, nous aussi, renouveler un peu nos stocks !