Pour cette nouvelle édition de Du docu dans vos oreilles, nous avons décidé de vous présenter certains de nos podcasts préférés !

Les Couilles sur la table de Victoire Tuaillon

Luna : Rapidement devenu un incontournable parmi les podcasts féministes, Les Couilles sur la table ne déçoit jamais. Victoire Tuaillon sait tirer le meilleur de ses invité·es et explore avec précision et subtilité toutes les facettes des masculinités.

Good Mourning, Nancy [EN] de Gracie et Abbey

Pauline : Good Mourning, Nancy rassemble les deux choses les plus importantes dans la vie : le café et les films d’horreur. Assises autour d’une bonne tasse fumante, Gracie et Abbey, deux amies d’enfance, discutent avec plaisir de leurs films d’horreur préférés. Ces deux passionnées partagent leurs avis, leurs moments préférés et des anecdotes de tournage, tout en gardant un regard objectif : elles font toujours passer un film par plusieurs tests féministes, comme le test de Bechdel. Un podcast bienveillant et sans prétention pour celleux qui veulent leur dose de films d’horreur sans se prendre la tête !

Horror Homeroom Podcast [EN] de Dawn Keetley, Elizabeth Erwin et Gwen Hoffman

Pauline : Horror Homeroom, un site dédié à l’horreur sous toutes ses formes, se décline désormais sous le format audio ! Animé par trois enseignantes à l’université, ce podcast propose des analyses de qualité, abordant des problématiques liées au racisme, au genre ou à l’économie par le prisme des films d’horreur. On entre très facilement dans le monde de Dawn Keetley, Elizabeth Erwin et Gwen Hoffman grâce à leur humour et la finesse de leur réflexion, et leurs discussions sont passionnantes.

Im/patiente de Maëlle Sigonneau et Mounia El Kotni

TW : cancer, maltraitance médicale

Luna : À 30 ans, Maëlle a appris qu’elle était atteinte d’un cancer du sein métastatique, réputé incurable. Après trois ans de traitement, elle a décidé de parler de ce cancer, loin de l’image stéréotypée qu’on en donne habituellement. Au travers de son expérience de patiente, mais aussi de témoignages et d’interventions de soignant·es, elle questionne la place des patientes dans la machinerie médicale, la maltraitance de certain·es soignant·es, le doute, l’émancipation et la puissance. Ce podcast est coécrit avec Mounia El Kotni, chercheuse et anthropologue qui travaille sur la santé des femmes, la façon dont nos corps sont perçus et traités dans la société et par le système médical.

Miroir Miroir de Jennifer Padjemi

Luna : Un mardi sur deux, Jennifer Padjemi nous apprend à changer de regard sur notre corps, sur les corps en général. Vu le poids des stéréotypes et le peu de diversité dans la représentation des corps dans la culture et dans l’espace public, c’est salutaire !

Plaisir d’offrir de Klaire fait grr

Petiteminipizza : Dans Plaisir d’offrir (5 épisodes d’environ 18 minutes chacun), Klaire fait grr, humoriste (Chattologie) qui a également déjà sévi sur Internet (sur Arte Radio, avec ses webséries Dans ton flux et C’est chaud), nous présente son parcours lors de son don d’ovocytes. Elle nous parle bien sûr de sa décision, de ses motivations, du parcours mental et médical entrepris, mais aussi des conditions politiques et sociétales du don et de la conservation d’ovocytes, bien différentes de celles du don de sperme.

Un Podcast à soi de Charlotte Bienaimé

Pauline : Un podcast à soi (référence au livre de Virginia Woolf, Une chambre soi) est selon moi l’un des podcasts les plus fouillés et les mieux réalisés lorsqu’il s’agit d’approfondir des thématiques féministes. Grossophobie, violences médicales, prostitution, parentalité… Charlotte Bienaimé aborde avec précision et pédagogie tous les thèmes qui agitent le féminisme aujourd’hui, grâce à l’analyse d’auteurices spécialisé·es et aux témoignages de personnes concernées. Le travail sur la musique, la voix, les extraits de livres fait de chaque épisode un petit bijou de qualité : un heure agréable à passer, un véritable moment à soi.

TW : ce podcast aborde la question des violences gynécologiques.

La Poudre de Lauren Bastide

Pauline : Lauren Bastide ne dit jamais à quelle poudre son podcast pourrait faire référence : elle préfère laisser le soin à ses invitées de l’imaginer. Poudre à canon, poudre d’escampette, poudrier, poudre aux yeux… cette série d’interviews de personnalités féminines et (très souvent) féministes prennent en effet un tour différent selon les parcours présentés. Que ce soit des militantes, des autrices ou des femmes politiques, Lauren Bastide sait mettre à l’aise ses interlocutrices et aborder des sujets tantôt intimes, tantôt sociétaux, toujours sans perdre de vue l’importance de leur travail pour le féminisme aujourd’hui. Un podcast tout en douceur et bienveillance.

Qui m’a filé la chlamydia ? d’Anouk Perry

Pauline : En janvier 2017, Anouk Perry reçoit un message de son ex : il a une chlamydia, une infection sexuellement transmissible. Ni une ni deux, elle se fait dépister puis soigner rapidement. L’histoire, somme toute banale, pourrait s’arrêter là, mais c’est sans compter l’instinct de détective de la narratrice, qui est bien décidée à retrouver qui lui a refilé la chlamydia ! Selon ses hypothèses, elle aurait été contaminée lors d’une orgie, le contexte parfait pour une enquête : un « incident », un lieu, quatre suspects. Autobiographique, drôle et captivant (chaque épisode se termine sur un cliffhanger digne des grands classiques), ce podcast se dévore en quelques heures et nous glisse au passage des informations importantes sur la chlamydia et la façon de prévenir et soigner les IST. Un concept original et pédagogique !

Shedunnit [EN] de aroline Crampton

Pauline : Vous aimez les romans d’Agatha Christie ou Dorothy L. Sayers ? Alors arrêtez tout : vous devez absolument écouter le podcast Shedunnit. Il tire son nom des fameux Whodunnit, ces romans d’énigme publiés entre les années 1930 et 1940, où un·e détective souvent amateurice résout un crime en même temps que læ lecteurice. Ce podcast fascinant s’attarde sur des sujets liés à l’ ge d’or du roman de détective, comme les règles du roman policier ou les grands faits divers de l’époque, mais aussi sur des sujets plus particuliers, comme la place des femmes dans les romans d’après-guerre ou bien la revendication de l’homosexualité de certains personnages dans une société résolument homophobe. Chaque épisode est ponctué de chansons jazzy des années 1920-1930 : une vraie machine à remonter le temps ! Le petit plus : on retrouve sur leur site les transcriptions de chaque épisode.

Bonne écoute !