En 2018, les membres du webzine féministe Les Ourses à plumes ont eu l’idée géniale et ambitieuse de se lancer dans la publication papier. C’est ainsi qu’est né, en automne, leur premier numéro, entièrement réalisé par elleux-mêmes et imprimé grâce aux dons des lecteurices. Cette année, iels ont bien l’intention de retenter l’expérience !

Les Ourses à plumes est un magazine féministe indépendant disponible en ligne. Un peu comme Simonæ, il traite de sujets touchant au féminisme, à la lutte des classes, mais aussi aux droits des personnes LGBT+, racisées, et/ou en situation de handicap. Leur contenu est non seulement de qualité, mais également entièrement réalisé par des bénévoles, ce qui devient un sacré challenge lorsque l’on se lance dans un projet de grande ampleur ! Car les membres des Ourses à plumes ne se sont pas arrêté·es à leur format Web : à l’automne dernier, iels ont sorti « Pour en finir avec LA femme », leur premier numéro papier. Et c’est un pari gagnant ! Iels y abordent des sujets importants et variés, comme « Le corps féminin, entre dégoût, tabou et hypersexualisation », « À la rencontre des personnes non binaires », « Psychophobie et santé mentale : à l’intersection de plusieurs oppressions », etc. Iels ont depuis publié en ligne les articles de ce numéro.

Ourses à plumes

C’est à l’occasion du lancement de cette revue que Les Ourses à plumes ont organisé une table ronde autour du sujet « Quel avenir pour les médias féministes et LGBTI ? ». Nous étions présent·es et avions partagé nos expériences avec d’autres magazines engagés tout aussi inspirants les uns que les autres : Friction Magazine, Komitid, Roseaux, Terriennes et Well Well Well. Un échange enrichissant qui nous a permis de découvrir que nous faisons globalement tou·tes face aux mêmes enjeux :

« Pour ces jeunes médias, le besoin de visibilité est essentiel. Sortir de son cercle militant, toucher de nouveaux publics sont des enjeux fondamentaux, face auxquels les réseaux sociaux semblent insuffisants pour tous les médias représentés. Déjouer les algorithmes de Facebook, Twitter ou Instagram, ou jouer le jeu du référencement Google sont des préoccupations vitales pour recruter de nouveaux soutiens, mais également des contributrices et contributeurs. »

Vous pouvez découvrir l’article dont est issu cet extrait ainsi que l’enregistrement du débat sur le site de Radio Parleur. Nous avons également répondu au magazine Terriennes, avec Friction Magazine, Les Ourses à plumes, Roseaux et Well Well Well.

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Aujourd’hui, Les Ourses à plumes sont prêt·es à se relancer dans l’aventure et souhaiteraient publier leur second numéro papier, « Ces luttes qui nous inspirent ». Il y sera question de Stonewall, d’afroféminisme, des droits des travailleureuses du sexe… et bien d’autres sujets encore. Ça vous intéresse ? Vous souhaitez recevoir cette revue, ou bien participer à sa réalisation ? Alors foncez sur leur page de crowdfunding ! Vous y retrouverez une présentation détaillée du projet, ainsi que la marche à suivre pour aider le magazine.

Il est difficile, en tant que média bénévole et indépendant, de se lancer dans de tels projets. Il est pourtant plus que nécessaire aujourd’hui d’encourager ce type d’initiative, pour que les médias militants puissent faire entendre nos voix et prendre de plus en plus de place sur Internet. Si vous ne pouvez pas participer financièrement au projet des Ourses à plumes, n’hésitez pas à lire les magazines engagés et à partager leurs contenus : c’est tout aussi important !