Je ne sais pas par où commencer dans cette lettre. Peut-être par des présentations, je suis une femme de 29 ans, bientôt 30.

A la fin de mes études, j’ai découvert les réalités du marché. J’avais déjà travaillé, femme de ménage dans des hôtels chics de la Baule, caissière pendant mes études et après (ce qui m’a valu une bonne dépression mais c’est une autre histoire.) J’ai développé mon projet de vie : j’allais travailler au milieu des livres. Je voulais être bibliothécaire et passer les concours pour y arriver.

En attendant il faut bien vivre alors j’ai postulé dans des emplois scolaires. Trois ans en tant qu’AED (assistante d’éducation, emploi très polyvalent) sur un contrat de 6 maximum.
Si j’en parle c’est que je pense que c’est à partir de là que ça a commencé. Quand mon contrat a subitement été supprimé. Hop fin juin, 3 jours après qu’on m’ait demandé si je voulais renouveler comme les années précédentes, finalement : vous n’êtes pas reprise. 1er juillet, me voilà chômeuse. C’est brutal. Première fois avec Pôle Emploi. Bon l’inscription ne se fait pas trop mal. J’ai galéré avec les contrats publics et privés parce que c’est pas la même chose. Mais en fait j’ai de la chance je dépend du privé, ça sera moins long. Ouf.

La question se pose, qu’est-ce que je veux faire ? Bibliothécaire, mais je galère pour les concours. Je voudrais reprendre une formation, une licence pro pourquoi pas.

Ça pose le premier problème, ayant été licenciée fin juin la plupart des formations sont déjà fermées. J’en trouve une, à 2h de route de chez moi. Je vis en couple, mon conjoint à un CDI. Pas question qu’il le laisse donc il garde l’appart.

Je demande les aides que je pourrais avoir. La formation ? 400€ à mes frais, elle n’entre pas dans les dossiers de pôle emploi. APL ? Votre conjoint gagne trop (smic temps partiel 30h) et de toute façon c’est calculé sur il y a 2 ans. Ah et vous n’êtes pas en ARE, mais en formation, ça marche pas dans ce cas. Aide au logement ? On fait pas ce genre de choses. Aide au transport ? Ah oui ça on peut, enfin, la région. Prenez la carte Acti. Oui c’est pratique pour les TER. Sauf que les 3/4 des trains pour y aller passent par le tgv. Donc ça n’’aide pas.

Au début j’ai fais le transport tous les jours. 4H aller-retour. J’ai fini en pleurs sur les bancs de la gare un jour ou mon ter a été annulé et ou je devais attendre le suivant, à 22h pour rentrer chez moi. C’était pas possible. Bon foyer jeune travailleur. Oui, on peut vous prendre. 400€ par mois. On a donc payé deux apparts, avec un peu d’aide de mes parents (mais pas beaucoup) tout en commençant à jouer avec les découverts. Ok, 500€ autorisé. On va jongler avec ça.

Ce premier contact avec Pôle Emploi, c’est découvrir qu’en fait, l’aide qu’on t’apporte est très restreinte. À force d’entendre parler à tout va des profiteurs, de ceux qui abusent, on se dit qu’il doit y avoir d’énorme failles, aucune vérification. Quand tu es confronté à ça tu te rends compte que les papiers que tu apportes ne sont jamais suffisants, qu’il suffit qu’il n’y ait pas la case précise de ta situation pour que ça bloque. Naïve, je me disais qu’à partir du moment ou je venais en toute bonne foi j’allais être aidée dans mon projet. Mais en fait non. La machine se met en marche et tu finis par ne plus combattre. Scanner un document. Le rescanner. Tous les mois faire signer à tes professeurs un document attestant ta présence à tes cours. Et l’envoyer à l’organisme qui gère ça avec l’université. Qui n’est pas le même que celui de l’université. Qui n’est pas le même que pôle emploi. Heureusement à ce moment là les gens que tu vois semblent en savoir mieux que toi alors tu fais ce qu’ils te disent. Tu n’es pas étudiant. Tu payes plus cher au restaurant universitaire. Donc tu t’arranges avec des amies pour qu’elles le prennent sur leur carte et tu les rembourses.

Les 6 mois de cours s’arrêtent. Il faut 6 mois de stage. Je cherche sur ma région. Oui, les profs ont insisté pour dire qu’il ne fallait pas chercher par rapport à un lieu géographique, mais on ne peut plus se permettre de payer deux loyers. Donc ça sera par chez moi.
Je contacte une bibliothèque, ils sont intéressés. En plus, comme je touche des allocs, ils n’ont pas à me payer. Impec’. Un mois avant la fin des dossiers pour les stages j’apprends que finalement ils ne me prennent pas. C’est les élections municipales etl’adjointe qui se présente ne veut pas de stagiaire pendant la campagne. Je trouve un stage en urgence dans ma ville. Ça ne sera pas une bibliothèque au sens classique du terme, tant pis.

Le stage se passe très bien. Je suis prolongée 3 mois. Je gère le boulot et l’écriture de mon mémoire. C’est chaud mais je me sens à ma place. J’ai ma licence pro. Mon contrat se fini, je retourne à pôle emploi. Ça fait un an que je suis au chômage. Cette fois je passe en réel ARE. Je commence ma recherche, en me disant, qu’avec mon expérience et ma licence je vais trouver rapidement (oui j’y croyais encore à l’époque).

Au bout d’un mois pôle emploi m’apprend que je n’ai plus de droit ARE et que je dois passer en ASS (aide solidarité spécifique, 450€/mois). Je ne comprend pas trop, j’avais travaillé trois ans en cdd 35h mais je n’ai eu qu’un an d’aides. On me dit « si si c’est normal ». Bon de toute façon c’est provisoire, je vais trouver du travail.
7 mois plus tard, c’est plus possible. J’ai abandonné les bibliothèques. J’envoie dans les surfaces livres type fnac, je postule à Mcdo et Quick (jamais eu de réponse), en supermarché (ils ne prennent pas). De toute façon, l’idée de retourner en caisse me provoque une crise de panique pendant une semaine. Après discussion avec ma psy je décide de ne pas retenter ce milieu.

L’ancien directeur de l’école ou je travaillais me dit qu’ils cherchent quelqu’un. Grosso modo, le même boulot que ce que je faisais mais sur 20h/ en cui-cae. 600€. Entre temps nos découverts ont fini par être remarqués. Ma banque me met en interdit bancaire, plus de CB. Pourtant je comblais les découverts, mais c’est calculé sur une période donnée. Si le tel du mois je suis à découvert et le tel du mois suivant aussi, ils considèrent que j’étais tout le temps à découvert, même si entre temps j’ai remis de l’argent dessus.

Depuis la nouvelle réglementation, nous ne touchons plus l’ex-aide à l’emploi devenu prime d’activité. Le premier était sur l’avis d’imposition de mon conjoint, le nouveau prend en compte notre foyer : on est au dessus. 200€ en moins qui permettait de payer une partie de la taxe d’habitation.

La taxe d’habitation tombe. 600€. Notre voiture de 1996 est à nouveau en panne. Même avec un père bricoleur, ça coûte des sous. Je combine mon travail d’EVS-D avec les temps périscolaires. 25H semaine. Tout juste 700€.

On demande une remise gracieuse aux impôts. Refusée. Une réduction de la taxe d’habitation. Refusée. Un échelonnement. Jamais eu de réponse.

On fait une demande d’aide exceptionnelle auprès de ma mutuelle. On quémande de l’aide, on n’y arrive plus. On ne peut pas payer nos impôts. On ne rentre pas dans les cases du CCAS. On ne rentre pas dans les cases du centre médico-social. Pas assez pauvre et pas assez d’argent pour tenir, coincés dans un entre-deux. Ils nous débloquent 1000€. On sort la tête de l’eau un moment. Je fais un chèque aux impôts avec 1 jour de retard, on nous demande 90€ pour le retard. Je fais un courrier expliquant la situation, la demande d’aide qui a pris du temps. Le fait que ce n’est qu’un jour de retard. Le recours est refusé, du moins je le suppose : ils prélèvent les 90€. On n’aura pas de nouvelles pour les courriers envoyés. Pour le centre d’imposition de ma ville, on n’est qu’un dossier parmi tant d’autres.

Mon lieu de stage me rappelle, ils auraient besoin de moi pour 7 mois. Ça va mieux. Je démissionne de mes contrats. Je rejoint mon travail. Les découverts disparaissent. Je suis contente dans mon travail. Je m’actualise tous les mois, rentrant mes horaires de travail. Je n’ai plus d’indemnité mais je reste inscrite. Ah non. 3 mois après je suis radiée de Pôle Emploi. Bizarre jusqu’ici pour des CDD on pouvait rester inscrit. Peut-être un besoin de chiffre. Ah oui, on annonce une baisse du chômage à la télé.
Mes employeurs sont contents de moi. La fin de contrat approche,pas de possibilité immédiate de me garder, tant pis.

Je suis à nouveau au chômage. Je m’inscris. Le 02 octobre 2016. J’attends.Pôle Emploi me demande mon attestation pour mon travail en temps périscolaire. Je cherche le document. Bien sûr j’ai toutes les attestations sauf celle-là. Je panique. Je cherche parmi mes scans. Rien. Je vais voir la mairie, mon employeur, pour demander une copie. C’est stressant. Je cherche le bureau. Les gens présents ne m’aident pas vraiment : « regardez le tableau ». Ok, je dépend de ce bureau. Je demande une copie. La personne ne la trouve pas. Bon on va chercher chez celle qui s’en occupe. Elle est absente. La personne cherche dans ses dossiers. Ah, ça date de février, bon c’est peut-être archivé. Non. La personne revient. « Ah de février ? C’est que je ne l’ai pas faite »
Je tombe un peu des nue. L’attestation Pôle Emploi c’est obligatoire. L’organisme public représentant de notre État est hors la loi à ce propos. Je ne dis rien, je dépends de leur humeur. Je la demande. Elle peut pas me le faire tout de suite. Dans une semaine. On est début Novembre. J’ai mon papier le 15/11.

Jusqu’ici mes indemnités de départ que je voulais mettre de côté me servent à payer le loyer et les charges. C’est pas catastrophique mais ça devient urgent.

Notre voiture tombe à nouveau en panne. C’est la réparation de trop, il faut changer et prendre une occaz’. La banque nous fait un accord de principe, plus qu’à trouver le véhicule. On trouve. Pas trop cher, pas trop vieille, ça devrait aller. On signe le bon de commande. On va voir la banque. Le prêt est refusé. Mon conjoint seul ne peut pas faire le prêt. Si on me prend en compte il me faut mon papier pôle emploi d’indemnité. Je ne l’ai pas.

Je retourne à Pôle Emploi. J’attends. Je reçois une notification : ma demande d’ARE pour 2014 est refusée. Motif : je dépend du public. 2014 ? On est en 2016. Mon contrat est privé. Je ne comprend pas.

Je téléphone au 3949. Frais de portable, tant pis. La personne au téléphone cherche :
– Le problème vient de votre actualisation. Vous vous êtes inscrite le 02 octobre, il fallait le faire le 03.
– Je fais comment ?
– Il faut vous réinscrire. Je vous envoie le dossier par la poste.
– Par internet ?
– Pas possible.
– Ah…

Je décide d’aller à mon agence, c’est peut-être plus rapide. J’y vais. Le matin, parce que maintenant on ne peut plus y aller l’après-midi. Sans rendez-vous c’est le matin.
Je prend le bus. 1 ticket allé, 1 retour.

Attendre à pôle emploi c’est arriver et commencer à faire la queue. Il y a du monde. Deux agents à l’accueil. Des contrats civiques qui demandent si on a besoin de faire un truc sur l’ordi. Non. Ah, du coup il faut attendre. L’attente. Elle est ponctuée par des appels de la part des gens de l’accueil : Est-ce que quelqu’un à un rendez-vous ? Quoi ? Personne ? Non monsieur, on est le matin, le matin c’est pour les gens sans rendez-vous. Donc on attend.

Je rigole un peu avec la personne devant moi. Ça détend. Derrière, de vieilles connaissances se retrouvent en se disant “Bon courage”. Ah t’es là ? Oui. T’as un soucis?. Visiblement et toi ? Mon contrat au chantier est terminé donc réinscription. Ah oui d’accord. Bon bah on attend hein, oui. Bon courage.

Puis vient le moment ou tu es au plus près de l’accueil. Les agents parlent fort. Tu es à la limite de confidentialité. Mais en fait tu entends tout.
Cette personne qui a un soucis de papier. Celle-ci qui s’est planté et à coché non au lieu de oui. Du coup radié. Il faut qu’il se réinscrive. Il ne comprend pas. Oui mais il a coché non. Ça arrive à tout le monde de se tromper. Mais tu sens la panique. J’ai été radié. Ça fait peur ce mot. Radié.

À gauche, l’agent qui parle fort. Je le connais. J’ai du mal avec lui. Ton paternaliste, pas de patience si tu comprends pas, te crie dessus, habitude de s’énerver vite. Je calcule. Avec un peu de chance j’irais chez sa collègue. Ouf, quelqu’un avait un rendez-vous, il me passe devant. Je vais vers la collègue. Un stress de moins.J’explique mon problème, les dates, la réinscription. Mais non voyons, il suffit de changer la date, hop vous êtes inscrite depuis le 03. Je met votre attestation avec, ils vont revoir votre dossier et le mettre à jour. Je repars, soulagée. Un visage souriant au milieu des expressions inquiètes.

Et j’attends. Deux semaines, toujours en traitement. Je reçois un message de ma conseillère. Ah oui j’ai une conseillère. Mon cv n’est pas actualisé sur le site, il faut le faire. Ok, je le fais, je doute de trouver du travail via ce site mais bon. Je lui demande où en est ma demande. Elle me répond qu’ils attendent mon avis d’imposition pour le calcul de mes ASS.

Quoi ?

Direction Pôle Emploi. 1 ticket allé, 1 ticket retour. C’était mieux quand c’était dans le centre. Je vais à l’accueil, je demande. Je ne comprend pas. On m’envoie dans un bureau. La personne cherche dans mes dossiers.
Visiblement je dépend du public. Hein ? Quoi ? « Oui vous avez travaillé en public et en privé. Mais c’est le plus long qui compte. »
J’ai fais 6 mois en temps partiel dans le public, 7 mois en temps plein dans le privé. Pour moi je dépend bien de Pôle Emploi.

Mon attestation mairie. C’est elle qui bloque. Visiblement il y a écrit 35h, je ne faisais pas 35h. D’après eux c’est le soucis, du coup ça prend le pas sur le reste. Il me faut une attestation correcte.
Quoi, 8 mois pour me faire un papier et il est faux ? Je rentre. On est l’après-midi. j’appelle le service. Elle dit qu’elle me refait une attestation, puis me rappelle une heure plus tard. Elle ne me trouve pas. De toute façon si Pôle Emploi a refusé parce que je dépend du public, il faut que je refasse un dossier complet. Dans le public, pour mes indemnités.

Le jeudi matin j’y suis retournée, pour avoir mon attestation, la bonne. Finalement on me dis qu’elle est bonne. Que c’est pôle emploi qui l’a mal lue. Que je dois les voir. Ils ne peuvent pas les appeler, ils n’ont pas de ligne directe, que le 3949. Ah, okay. Pas de ligne directe…
On est le 16 décembre. Je suis au chômage depuis le 02 octobre. Je ne touche rien depuis cette date. Il me reste 40€ sur mon compte. Mon conjoint vient de payer le loyer. Il ne lui reste plus grand-chose.
Notre prêt a été refusé. Nous n’avons plus de voiture. Il commence à 5h du mat’, pas de bus à cette heure-ci. Je perds du temps à régler les soucis administratifs, c’est du temps que je n’ai pas pour faire des lettres de motivation et travailler mes concours. Ça me bouffe mes journées et mon énergie.
Pôle Emploi est exceptionnellement fermé. Je ne pourrais y retourner que lundi : 2 tickets de bus. La queue. Re-expliquer. Attendre de voir leurs réponses. Ne plus rien espérer, ils vont me renvoyer à la mairie. Ou alors ils vont trouver un autre problème.

La semaine suivante, le lundi je mets mon réveil pour être à l’ouverture à Pôle Emploi. Bus, queue, explication, conseiller. C’est le même que la dernière fois. « Alors, suite et fin ? » J’espère, j’y crois plus. Il va voir direct sa cheffe. En fait la mairie ne remplit pas en entier les attestations, et Pôle Emploi n’a pas le droit de compléter pour eux la case « heures officielles ». La décision tombe, je dois refaire une demande de dossier complète au secteur public. C’est visiblement un problème récurrent, sa cheffe est au courant « oui on sait mais la mairie ne change pas sa façon de faire, du coup ils indemnisent des personnes qu’ils ne devraient pas, ils doivent avoir le budget pour ».
Il m’imprime toust les documents demandés pour gagner du temps. Il a l’air concerné, je n’arrive pas à m’énerver. En fait je suis vide.

Je rentre chez moi, je lis les documents. Je ne comprend rien. Je dois envoyer ça à qui ? Visiblement c’est à mon employeur de le remplir. Re-belote, on retourne à la mairie…
Le lendemain matin (oui la mairie n’est ouverte que le matin, comme Pôle Emploi) j’arrive à la mairie. J’hésite à ramener des chouquettes, on a atteint un niveau d’intimité qui devrait le permettre. Les agents me donnent les papiers à remplir avec un document expliquant comment ça marche et au passage râlent sur Pôle Emploi qui n’acceptent pas l’attestation. Réglez ça entre vous, moi j’abandonne. Elles me souhaitent bonne chance. Je sors. Bon au moins j’ai les documents. Je vais tout remplir et je serais tranquille. (spoiler : non).

À l’heure où j’écris ce texte, j’ai lu les documents. Ils demandent mes originaux d’attestations employeurs. C’est Pôle Emploi qui les a. Ils étaient sensés me le renvoyer en même temps que mon refus d’indemnisation. Ils acceptent les copies, mais avec un cachet de Pôle Emploi. Donc demain j’y retourne. Je n’en peux plus… J’ai un entretien d’embauche en janvier, je pense que je vais retrouver du boulot avant d’avoir eu la moindre indemnisation.

Je me demande comment font les personnes qui ne comprennent pas le langage administratif. Qui n’ont pas de quoi se déplacer. Qui ne sont pas dans la possibilité de se faire comprendre. Je me demande comment ça se passe quand on arrive pas à avoir d’aides exceptionnelles. Quand on vit seul. Quand on est coupé de sa famille… Je ne suis pas dans la pire des situations, il y a toujours pire, mais ce n’est pas une raison pour espérer du mieux. Il paraît qu’en 2018 il va y avoir restructuration et tout va être géré par le même organisme. Peut-être que d’ici 2018 j’aurais enfin reçu mes allocations…

Post-scriptum : Entre son premier mail et la parution de ce témoignage, l’autrice de ce texte nous a informé·e·s de l’évolution des choses : sa situation s’est finalement débloquée, elle va enfin recevoir ses allocations, à partir de janvier, et elle reste à Pôle Emploi. Elle nous a expliqué qu’elle avait juste eu la chance de tomber sur la bonne personne au bon moment. Ce qui est assez effrayant quand on y pense.