Alerte aux chenilles processionnaires : 80 % des départements concernés par cette invasion

Elles sont déjà là, plus tôt que prévu ! Les chenilles processionnaires envahissent 80 % des départements français, mettant en danger promeneurs et animaux.

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L’hiver aurait dû les retenir dans leurs cocons, mais les températures clémentes en ont décidé autrement. Les chenilles processionnaires émergent en plein cœur de l’hiver, perturbant leur cycle naturel. Leur progression vers le nord s’accélère, rendant leur présence inévitable dans nos jardins et forêts. Le problème ? Ces larves ne sont pas seulement impressionnantes à voir défiler en file indienne.

Leurs poils urticants sont un vrai danger, provoquant des irritations graves, des allergies et des problèmes respiratoires. Comment s’en protéger ? Quelles précautions adopter pour vos animaux ? Voici tout ce que vous devez savoir.

Les chenilles processionnaires : pourquoi sont-elles si dangereuses ?

Elles avancent lentement, en file indienne, mais ne vous y trompez pas : les chenilles processionnaires sont un vrai danger. Le problème vient de leurs poils microscopiques. Invisibles à l’œil nu, ils s’envolent au moindre contact et provoquent de fortes irritations. Une simple brise peut les transporter et les déposer sur la peau, les vêtements ou même dans les yeux.

Les réactions varient d’une personne à l’autre. Certaines ressentent de simples démangeaisons, d’autres souffrent de brûlures intenses. Les enfants sont particulièrement vulnérables, car ils ont tendance à toucher ce qui les intrigue. Les animaux ne sont pas épargnés. Un chien ou un chat qui renifle une procession peut être gravement touché.

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En léchant les poils, il risque une nécrose de la langue, une blessure irréversible. Pire encore, même après leur mort, ces poils restent dangereux. Un nid abandonné depuis plusieurs mois peut encore provoquer des réactions allergiques. Voilà pourquoi la vigilance est essentielle, surtout à l’approche du printemps.

Un territoire qui s’étend chaque année

Autrefois, les chenilles processionnaires vivaient surtout dans le sud de la France, là où le climat est chaud. Mais le réchauffement climatique change la donne. Les hivers sont plus doux, et ces insectes en profitent pour remonter vers le nord. Chaque année, elles gagnent du terrain, avançant d’environ quatre kilomètres. Aujourd’hui, elles sont présentes dans 80 % des départements français.

Leur cycle est simple. Elles pondent leurs œufs dans les pins et les chênes, puis se développent dans des cocons blancs accrochés aux branches. Une fois prêtes, elles descendent des arbres pour s’enterrer dans le sol et devenir des papillons.

Mais avant cette métamorphose, elles parcourent plusieurs mètres en file indienne, exposant ainsi leurs poils urticants aux passants et aux animaux. Si rien ne les arrête, leur progression continuera. D’ici quelques années, même les régions les plus froides pourraient être touchées.

Quels réflexes adopter en cas de contact ?

Si vous touchez une chenille processionnaire ou inhalez ses poils, réagissez vite. D’abord, ne grattez surtout pas la zone irritée. Cela risque d’enfoncer les poils dans la peau et d’aggraver la réaction.

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Prenez une douche chaude pour éliminer les poils et soulager les démangeaisons. L’eau chaude ramollit aussi le venin, réduisant ainsi l’effet urticant. En cas de contact avec les yeux, rincez abondamment à l’eau claire et consultez un médecin si l’irritation persiste.

Pour les animaux, surveillez leur comportement. S’ils bavent, frottent leur museau ou semblent souffrir, emmenez-les immédiatement chez le vétérinaire. Une prise en charge rapide peut leur éviter de graves séquelles.

Les chenilles processionnaires : comment limiter leur prolifération ?

Il est difficile d’éliminer totalement les chenilles processionnaires, mais quelques gestes peuvent réduire leur présence. Le premier réflexe est de surveiller les arbres, surtout les pins et les chênes. Si vous repérez des cocons blancs, ne tentez pas de les retirer vous-même. Faites appel à un professionnel qui pourra les détruire en toute sécurité.

Dans les jardins, certaines astuces naturelles fonctionnent bien. Les mésanges sont des alliées précieuses, car elles raffolent de ces chenilles. Installer des nichoirs peut donc aider à limiter leur nombre. Certaines plantes, comme le ricin, sont aussi efficaces pour les repousser.

Enfin, évitez de balayer ou de toucher une procession. Si vous en croisez une, arrosez-la avec de l’eau pour plaquer les poils au sol. Ensuite, guidez les chenilles vers un égout ou un endroit où elles ne pourront pas remonter. Plus on est vigilant, moins elles auront de chances d’envahir nos espaces verts.


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