Montrer le sommaire Cacher le sommaire
L’immobilier n’a jamais été aussi compliqué. Entre les prix élevés, les crédits difficiles à obtenir et la crise du marché, les Français ont déjà du mal à acheter. Et voilà qu’une nouvelle règle vient tout chambouler. Dès le 1er avril, un changement important va toucher les frais de notaire. Cela pourrait coûter très cher à ceux qui n’ont pas signé à temps.
Les notaires sont débordés, les acheteurs sont stressés, et certains risquent de payer jusqu’à 10 000 euros en plus. Vous êtes concerné ? C’est possible. Ce qui arrive pourrait bien bouleverser vos projets.
Pourquoi les frais de notaire vont augmenter dès le 1er avril ?
À partir du 1er avril, une nouvelle règle va changer les choses dans l’immobilier. Les départements peuvent maintenant augmenter les frais de notaire. Ces frais sont ce que vous payez quand vous achetez un bien, en plus du prix de la maison ou de l’appartement. C’est ce qu’on appelle les droits de mutation.
Avant, ce taux était fixe. Mais maintenant, les départements ont le droit de le faire monter de 0,5 point. Ça semble peu, mais en réalité, ça peut coûter très cher. Par exemple, si vous achetez un bien à 300 000 euros, vous devrez payer 1 500 euros en plus. Et parfois même beaucoup plus selon la valeur du bien.
Les départements ont décidé cette augmentation pour récupérer l’argent perdu à cause de la crise immobilière. Mais pour les acheteurs, c’est un vrai coup dur.
Qui va devoir payer plus de frais (et qui y échappe) ?
Cette hausse ne touche pas tout le monde. Bonne nouvelle pour les primo-accédants, c’est-à-dire ceux qui achètent leur première résidence principale. S’ils gardent ce logement pendant au moins cinq ans, ils n’auront pas à payer ces frais en plus.
Mais pour tous les autres, c’est différent. Si vous achetez un deuxième bien, une maison de vacances ou si vous changez de logement, cette hausse vous touchera directement. Et cela peut alourdir fortement votre budget.
Certains espéraient que la signature de la promesse de vente suffirait pour éviter cette hausse. Mais non, ce qui compte, c’est la signature finale, celle de l’acte authentique. Si elle a lieu après le 1er avril, les nouveaux frais s’appliquent.
Une course contre la montre pour signer à temps
Depuis l’annonce de cette hausse, les acheteurs se précipitent. Les notaires sont débordés. Certains commencent leur journée à 6 heures du matin et finissent tard le soir. Leur but : signer le plus d’actes possible avant le 1er avril.
Mais ce n’est pas facile. La banque doit donner son accord, l’acheteur doit accepter l’offre de prêt, et tout doit avancer sans retard. Si une seule étape prend trop de temps, l’acheteur peut rater la date limite. Et dans ce cas, il devra payer les nouveaux frais. Pour certains, cela représente jusqu’à 10 000 euros en plus.
Les départements déjà concernés par cette hausse
Tous les départements ne vont pas augmenter les frais, mais plusieurs ont déjà annoncé leur décision. C’est le cas de Paris, la Seine-Saint-Denis, les Yvelines, la Charente-Maritime, le Rhône et la Loire-Atlantique.
D’autres pourraient suivre. Il est donc important de vérifier ce que décide votre département. Si vous achetez dans l’un de ceux qui appliquent la hausse, vous devez agir vite. Car une fois l’acte signé après le 1er avril, il sera trop tard pour faire marche arrière.