Après l’initative des Islandaises du 24 octobre dernier, le collectif Les Glorieuses a à son tour décidé de lancer un événement du même genre, en France cette fois. Elles invitent « les femmes, les hommes, les syndicats et les organisations féministes » à se joindre à elles dans ce mouvement de grève qui prendra forme à 16 h 34 ce lundi 7 novembre.

Pourquoi 16 h 34 ? Simplement parce que d’après un simple calcul, les 15,1 % de moins que gagnent « les femmes » par rapport aux hommes (source) représentent à l’année environ 38 jours de travail gratuit. Ce 7 novembre à 16 h 34, « les femmes » commencent donc à travailler gratuitement.

Pourquoi avons-nous choisi de mettre « les femmes » entre guillemets ? Parce que ce thème générique n’englobe finalement que les femmes blanches employées à temps plein. Les femmes en mi-temps/ temps-partiels imposés ne sont pas prises en compte, la différence de salaire concernant les femmes racisées non plus.

Mais d’autres ont su trouver les bons mots, alors nous avons choisi de relayer leurs quelques threads / posts sur le sujet dans cet article.

CrêpeGeorgette a évoqué l’incohérence de l’opération. Faire grève (donc ne pas être payée) pour dénoncer le fait de ne pas être assez payée?


(cliquez sur le post pour dérouler tout l’argumentaire)

Napilicaio a quant à elle mis en lumière la non-prise en compte des femmes racisées et de leur précarité dans cette initiative


(cliquez sur le post pour dérouler tout l’argumentaire)

Enfin, le collectif afroféministe Mwasi a également repris Les Glorieuses sur la mise à l’écart (encore) des femmes racisées et/ou non françaises précaires

L’inégalité salariale est un sujet important qui mérite plus qu’une action de com’ prévue 5 jours à l’avance sans concertation avec plusieurs collectifs féministes et syndicaux. Comment espérer une vraie mobilisation, grève sur le sujet ? Tout le monde ne peut pas prendre une petite pause à 16 h 34 sans conséquences.
Cette initiative est typique du féminisme choupi et inoffensif décrié dans cet article de Nadia Daam ou encore dans celui de Marie-Anne Paveau.

Nos revendications ne sont pas une action de communication instagrammable
Nous n’allons même pas évoquer les choix iconographiques des médias, à base de mollets féminins et escarpins, nous tenons à garder notre tension dans des limites raisonnables.