Le 8 mai, c’est la journée mondiale de la Croix-Rouge, en hommage à la date d’anniversaire de son fondateur, Henry Dunant, qui a lancé la Croix-Rouge internationale en 1863.

J’ai effectué la formation aux premiers secours avec elleux, et je profite de cette journée pour présenter l’association et la formation, car je considère que c’est d’une importance capitale.

LA CROIX-ROUGE

La Croix-Rouge internationale se donne 7 principes fondateurs : humanité, impartialité, neutralité, indépendance, volontariat, unité, universalité. C’est le Comité International de la Croix-Rouge qui gère le réseau mondial depuis sa création en 1863 avec les conventions de Genève (ensemble de textes signés par la majorité des pays du monde, visant à instaurer des règles d’humanité pour conserver respect et dignité de l’être humain durant les conflits).

La Croix-Rouge française compte quant à elle 18 000 salarié·e·s et 57 000 bénévoles : ses actions sont nombreuses et variées, et elle représente un soutien non négligeable pour les pouvoirs publics. Ses axes principaux sont l’urgence et le secourisme, l’action sociale, la formation, la santé et l’action internationale.

Elle propose notamment plusieurs formations, dont la plus connue : la formation aux premiers secours, dont je vais parler ici.

LA FORMATION « PRÉVENTION ET SECOURS CIVIQUES »

Au cours de cette formation, les volontaires apprennent les gestes qui sauvent afin de pouvoir faire face à différentes situations : à la fin, on obtient le diplôme de certification de la formation Prévention et Secours Civiques 1. On y apprend les techniques de secours précises afin d’être compétent·e·s, car un geste mal réalisé peut avoir des conséquences : la théorie est associée à des exercices pratiques pour apprendre à avoir les bons comportements et à gérer son stress. En effet, être préparé·e permet de garder son calme et d’être efficace lorsqu’une situation réelle et urgente se présentera.

Au cours de la formation, les thèmes suivants sont abordés, selon le programme officiel de la Croix-Rouge:

– La protection
– L’alerte
– Læ victime s’étouffe
– Læ victime saigne abondamment
– Læ victime est inconscient·e
– Læ victime ne respire pas
– Læ victime se plaint d’un malaise
– Læ victime se plaint après un traumatisme (plaie, brûlure, atteinte des os et des articulations…)

Il y a également un cours sur l’Initiation à la Réduction des Risques, qui aborde les thématiques suivantes :

– Prise de conscience de l’existence des risques
– Comment s’informer sur les risques majeurs
– Comment alerter les secours
– Comment réagir en cas d’alerte
– Les gestes de secours
– Les consignes familiales
– Les besoins essentiels
– Le « Catakit » : ce qu’il faut avoir dans l’éventualité d’une catastrophe
– Élaboration d’un Plan familial d’autoprotection, concept développé par la Croix-Rouge française et l’Union européenne.

LES ÉTAPES POUR PORTER SECOURS

Tout d’abord, on apprend les 4 étapes pour porter secours :

Sécuriser le lieu de l’accident et les personnes impliquées mais ne jamais se mettre en danger : s’il est impossible d’intervenir de manière sûre, évaluer la situation et appeler directement les secours.

Évaluer l’état de læ victime : vérifier s’iel respire et s’iel est conscient·e. Si c’est le cas, se présenter en donnant son nom permet de mettre en confiance et de rassurer. Selon la situation, effectuer les gestes de base avant d’appeler les secours, ou, si quelqu’un·e d’autre est à proximité, chargez-læ de vous aider : appeler les secours, chercher un défibrillateur, éloigner les gen·te·s…

Appeler les secours. On vous demandera de donner le numéro de téléphone (ou de la borne) duquel vous appelez, votre nom, la nature du problème (accident…), les risques éventuels (incendie, explosion…), la localisation précise, le nombre de personnes concerné·e·s et leur état, ainsi que les mesures que vous avez déjà prises.

Savoir qu’on va vous demander cela permet de gagner du temps : vous n’avez pas besoin qu’on vous pose les questions et pouvez indiquer tout cela directement. Selon la situation, il faudra évaluer l’âge de la victime : vous pouvez anticiper et le demander directement à l’étape précédente si la victime est conscient·e, par exemple. Pour finir, demandez ce que vous pouvez faire de plus et ne raccrochez jamais avant que votre interlocuteurice ne vous ait confirmé que c’était bon.

Effectuer les gestes de secours qu’on vous a indiqués. Si læ victime est au sol, couvrez-læ pour éviter qu’iel ne prenne froid. Parlez-lui (mais ne promettez jamais que tout ira bien, vous n’en savez rien).

OÙ PUIS-JE LA FAIRE ?

La formation se fait dans un centre de la Croix-Rouge, présents dans de nombreuses villes en France : trouvez le centre le plus proche de chez vous dans le catalogue prévu à cet effet. Bien entendu, il est aussi possible de la faire avec d’autres organismes : vous pouvez en trouver certains ici.

Tout le monde peut y participer : la Croix-Rouge accepte les jeunes dès 10 ans et il n’y a aucun prérequis à remplir. La formation dure une dizaine d’heures et peut se faire en semaine ou en weekend, sur une journée ou en demi-journées : cela varie en fonction du centre. La formation initiale coûte une cinquantaine d’euros. Il est recommandé de refaire la formation tous les deux ans environ pour se mettre à jour et se remémorer les gestes : si on n’y pense pas pendant longtemps, mine de rien, on oublie. Dans ce cas-là, le tarif est moins élevé car il ne s’agit que d’une révision. L’argent récolté sert à financer le matériel pédagogique, la formation des formateurs et des projets, comme un programme de formation dans une école par exemple.

Personnellement, je pense que c’est une formation essentielle, que tout le monde devrait faire régulièrement : ce sont des gestes vitaux mais qui demandent technique et précision, et être préparé·e permet de garder son calme, de savoir réagir correctement et d’être efficace.

À la fin de la formation, la Croix-Rouge remet un guide récapitulatif des gestes et des situations : cependant, ayant effectué ma formation il y a bientôt deux ans, je sens qu’un petit rafraîchissement serait nécessaire et compte donc y retourner.