Bonjour à tou·te·s !

Nous nous retrouvons pour ce mois de janvier, avec l’hellébore, qui portera le vœu que cette nouvelle année soit meilleure que la précédente à tout point de vue…

Hellébore

Petites présentations

L’hellébore – ou ellébore, les deux orthographes sont permises (nous verrons ici plus en détail Helleborus niger et Helleborus foetidus) – fait partie de la famille des Renonculacées.
C’est une plante vivace, glabre, avec des feuilles ramifiées et palmées et de magnifiques pétales blancs, qui fleurit de décembre à mars. L’Helleborus niger est protégée partout en France, et l’Helleborus foetidus est protégée uniquement dans le Limousin, il est donc interdit de la cueillir.
Elle résiste à l’hiver ! Sa racine est forte et puissante car elle s’épanouit lors des jours les plus courts dans l’obscurité. Ses fleurs transpercent la neige puis deviennent vertes ou presque rougeâtres en fanant.

Hellébore

Description

L’Helleborus niger, ou encore hellebore noire ou rose de Noël, est rare à l’état naturel mais très cultivée en horticulture. C’est celle que vous trouverez en pot, plus rarement en fleurs coupées, chez vos fleuristes et sur les marchés autour de 5 à 20 euros suivant la taille du pot.
À l’état naturel elle mesure environ 30 cm et ses fleurs peuvent atteindre 10 cm de diamètre ! Elle se plaît en forêt et dans les prairies de montagne sur un sol calcaire (mais restez vigilan·te·s, je me souviens que dans le nord avec un sol plat et sableux ou argileux elles prolifèrent bien malgré tout).

Fleur nouvelle blanche

Fleur nouvelle blanche

Fleur vieillissante verte

Fleur vieillissante verte

Sa cousine l’Helleborus foetidus, aussi appelée hellébore fétide ou pied de griffon, mesure de 30 à 80 cm et possède des fleurs vertes en forme de cloche, inclinées les unes vers les autres. Il y a des petits fruits en son cœur.
C’est sa forte odeur qui lui a valu ce nom, attirant au passage de nombreux insectes.
C’est une espèce bien plus commune que l’Helleborus niger, vous pouvez la trouver de janvier à mai dans sur les pentes sèches, dans les bois clair, les broussailles dans presque toute la France.

Les soins

Il vaut mieux l’adopter en pot pour plus de longévité et mieux en profiter ; en fleurs coupées, l’hellébore est très éphémère.
Qu’elle soit en intérieur ou que vous la replantiez au jardin (chanceux·se), exposez-la à la mi-ombre ou à l’ombre et à l’abri du vent, si possible dans une pièce fraîche.
Apportez-lui régulièrement de l’eau et de l’engrais naturel si possible pour en profiter en pot jusqu’à mai.

Usages

Les hellébores, en particulier l’Helleborus niger, étaient considérées comme remède contre les maladies mentales et la mélancolie. L’Helleborus niger était réputée comme étant une plante magique, utilisée dans divers rituels de magie noire. La poudre de tubercule séchée servait de tabac à priser. Outre ces propriétés purgatives, les feuilles d’Helleborus niger étaient prescrites comme stimulant cardiaque aux personnes âgées. Aujourd’hui, on a renoncé aux usages médicinaux car les hellébores sont très toxiques et le risque d’empoisonnement est élevé. En effet, les fleurs et les feuilles des hellébores contiennent deux alcaloïdes qui sont de violents poisons. Toutes les parties de la plante sont toxiques et occasionnent brûlures de la bouche, salivation excessive, vomissements, diarrhées et irritations cutanées (entre autres). Sympa n’est-ce pas ?

Son langage

« Ellébore : d’un moindre mal, je tire un grand bien »

(à méditer pour 2017…)
D’après l’ouvrage Le langage des fleurs de M.L Sondaz (1950)
Offre-la comme un message d’espoir et de réflexion…
ou d’après Le grimoire des plantes de sorcière d’Erika Laïs, en bouquet elle signifierait :

“Ne croyez pas ce que vous raconte avant de n’avoir entendu mes explications”

Des fleurs pour ouvrir le dialogue ? Pourquoi pas, la nature adoucit les maux.

Attention !

Comme expliqué le mois dernier, attention, comme souvent c’est une plante très toxique. Ellébore vient du grec « elein » (faire périr) et « bora » (aliment, meurtrier). Explicite !
Si vous la manipulez, en particulier la racine, lavez-vous bien les mains après car elle est fortement toxique par absorption.

Voilà ! J’espère que cet article de vulgarisation vous a plu et que vous aurez appris plein de nouvelles choses. Si vous avez des suggestions, n’hésitez pas à m’en faire part dans les commentaires.

À bientôt ami·e·s de la nature !