C’est un sujet qui peut parfois être délicat à évoquer ou bien on peut se sentir honteux·ses à tort. Les mycoses vaginales à répétitions sont un fléau quotidien pour de nombreuses personnes et cela a des effets sur le moral des concerné·e·s.

Petit cours de science par une nulle pour les nul·le·s. La flore vaginale est composée de milliers de bactéries qui nous protègent. Le dérèglement survient lorsque certains de ces champignons se multiplient en trop grand nombre et là tam tam mycose !

Contrairement à ce que l’on peut croire au premier abord, les mycoses vaginales ne sont pas dues à une mauvaise hygiène intime et ne sont en général pas des IST. Les causes sont diverses et variées. Parfois c’est la prise d’un antibiotique, d’une pilule contraceptive, qui va provoquer la première mycose et ça sera le début de l’enfer. Parfois c’est provoqué par les règles, la grossesse, mais peu importe la raison, le dénominateur commun est le dérèglement de la flore vaginale exacerbé par une hyper-aciditée vaginale. Ce dérèglement de la flore occasionnant des mycoses à répétition peut aussi être dû à certaines IST, que le corps médical ne pense pas forcément à tester, ou à une allergie au latex, entraînant une irritation de l’organe sexuel après les rapports, ce qui déséquilibre là aussi la flore vaginale.

Une mycose se caractérise par des pertes blanchâtres, grumeleuses, des démangeaisons, irritations et des douleurs, notamment lors des rapports sexuels avec pénétration. A priori, la mycose se soigne facilement. Il y a plusieurs traitements qui sont prescrits par un·e gynécologue. Souvent ce sont des ovules avec une crème et un gel lavant. Pour les plus chanceux·ses, après ce traitement iels seront délivré·e·s de toutes sensations de picotements, démangeaisons et autres joyeusetés. Mais pour d’autres, la mycose peut revenir au bout de quelques jours de répit seulement et rebelote le traitement et ainsi de suite. C’est un cercle vicieux. Plus on se soigne et plus la rechute est violente et la vulve sensible.

Les effets de la mycose à répétition sont physiques et moraux. Physiquement, trop utiliser les ovules et compagnie irrite la zone vulvaire et la rend tous les jours un peu plus sensible. Les effets sur la sexualité pour les personnes actives ne sont pas à négliger non plus. La mycose rend les rapports douloureux voire impossibles ce qui peut avoir des répercussions sur la vie de couple. Le physique étant lié au moral, celui-ci est très affecté. On peut ressentir du désespoir quant à ses chances de guérison totale et la rechute est toujours terrible à supporter. C’est un long tunnel avec des effets réels sur la vie quotidienne, des cas de dépressions ne sont pas à négliger.

La question que toutes les personnes atteintes se posent « Comment se débarrasser une bonne fois pour toute de ma mycose ? » Les allers-retours chez læ gynécologue ou læ maïeuticien·ne sont lassants et læ spécialiste peut arriver à cours de solution et certain·e·s peuvent lancer l’hypothèse psychologique sans base. Produits chimiques sur produits chimiques, on remet en question sa médicalisation. Certain·e·s cherchent d’autres alternatives et nombreux sont les témoignages sur Internet qui racontent comment sortir du cercle vicieux.

La dernière découverte que j’ai faite implique la guérison par les huiles végétales ou essentielles. L’aromathérapie semble avoir aidé certain·e·s qui racontent leur procédure de guérison dans les détails pour pouvoir les suivre. Si vous n’êtes pas intéressé·e·s par l’automédication, vous pouvez prendre rendez-vous chez un·e aromathérapeute.

Si en lisant cet article vous vous retenez pour vous gratter parce que ça démange, je peux vous donner un petit conseil pour vous soulager dans l’immédiat. L’huile de coco qui a déjà prouvé son efficacité est un très bon antifongique (vous savez, cette molécule dans vos ovules). L’huile va soulager et soigner votre mycose et cela de façon bio. L’huile de coco aide aussi à la cicatrisation de la vulve qui, attaquée par la mycose et les produits chimiques, devient une zone de guerre. En me renseignant, j’ai pu lire les effets miracles d’autres huiles végétales telles que les huiles de bourrache, argousier, nigelle, aloe vera. Ces quatres ensembles redonnent de la douceur à votre fleur ! N’oubliez pas l’incontournable sous-vêtement en coton mais aussi de laisser respirer votre vulve le plus possible, les mycoses n’aiment pas l’oxygène. L’utilisation d’une autre serviette pour votre zone intime est un petit plus. On ne le dit pas assez mais deux toilettes sur cette zone par jour est suffisant, il ne s’agit pas de dessécher sa vulve.

Alors courage et ne lâchez rien, il y a la lumière au bout du tunnel.