HEY !
Bonjour. *wink*
J’espère que vous avez passé de belles fêtes de fin d’année. Moi ? Franchement, bien. Contrairement à mes habitudes, j’ai pris une résolution pour 2017, qui est d’enfin écrire mon premier roman. Mais on s’en fout c’est pas le sujet ici.

Je suis une grosse consommatrice de films romantiques. Oui, j’aime m’enfouir sous la couette en mangeant des Raffaello, oui, j’aime pleurer devant une intrigue amoureuse cucul la praline, et oui, il devrait être interdit par la loi d’employer l’expression « cucul la praline ». Mais j’avoue avoir de plus en plus de mal à apprécier les comédies romantiques, et c’est en grande partie dû à mon engagement féministe.

Il y a les films grâce auxquels on apprend que les hommes ont besoin d’être hypnotisés pour voir la beauté intérieure d’une femme. Les films qui nous disent que même si deux personnes affirment ne vouloir que du sexe, la finalité de tout ça c’est quand même de se mettre en couple, parce que hein, faut pas déconner.

Mais je voudrais vous parler ici de trois films que je trouve très intéressants d’un point de vue féministe, ou tout simplement, cinématographique.

 

Pénélope

Penelope, 2006

Une sorcière a jeté un sort sur la famille Wilhern : la première fille de la lignée naîtra avec un groin de cochon. La seule manière de s’en dépêtrer sera d’être aimée par une personne de son rang. Les parents de la jeune Penelope, jouée par Christina Ricci, lui font alors subir un défilé de prétendants tous plus intéressés par sa fortune les uns que les autres, jusqu’à ce que l’arrivée d’un jeune homme, sous les traits de James McAvoy, change la donne.

De mémoire, c’est avec ce film que j’ai découvert Peter Dinklage, qui reste pour moi « ce salaud de journaliste ». Alors bien sûr que le film est cousu de fil blanc : après tout, c’est une comédie romantique. Il reste toutefois toujours aussi agréable à regarder, et je ne dis pas ça parce qu’on y retrouve Catherine O’Hara, à savoir « la maman du cinéma » (si). La réalisation est au poil, les couleurs magnifiques, et la thématique de l’acceptation est très joliment amenée.

 

But I'm a cheeleader

But I’m a cheerleader, 1999

Megan, une lycéenne pom-pom-girl de 17 ans, est envoyée par ses amis et sa famille au camp True Directions, afin qu’elle revienne dans le droit chemin de l’hétérosexualité.

Ce film traînait sur mon disque dur depuis des mois. J’en avais vaguement entendu parler je ne sais plus où, mais je ne l’avais encore jamais vu. Monumentale erreur. Le film parodie allègrement les fameux camps thérapeutiques qui sont tristement légion aux États-Unis : les personnages sont ainsi contraints de suivre des cours dans lesquels on apprend aux garçons à couper du bois à la hache et à réparer une voiture, et aux filles à changer un bébé et à laver la vaisselle avec une éponge en forme de fleur ; l’apogée de cette horreur étant l’épreuve finale durant laquelle les jeunes doivent simuler une scène de sexe hétérosexuel en public. Cathy Moriarty, alias Carrigan dans Casper, est là pour rappeler à tou·te·s que leur identité de genre dépend de ce qu’iels ont entre les jambes, tandis qu’iels sont censé·e·s trouver l’origine de leur « perversion ». Ce film m’a fait beaucoup de bien. Les ados envoyé·es dans ce camp sont tou·te·s différent·e·s ; iels sont parfois cliché·e·s, nous surprennent aussi. Iels ne sont pas à True Directions parce qu’iels se posent des questions sur leur sexualité, ou leur identité de genre, mais parce que leurs proches sont persuadé·e·s qu’il s’agit d’une maladie dont on peut guérir en suivant une formation de deux mois. Le film est très drôle et grinçant et parvient à traiter de façon juste des camps thérapeutiques ; c’est un vrai coup de cœur.

 

La revanche d'une blonde

La revanche d’une blonde, 2001

Elle Woods, une étudiante brillante et toute de fuchsia vêtue, est brutalement larguée par Warner, son petit ami. En effet, il ne voit en Elle qu’une jolie poupée écervelée indigne de la carrière politique qu’il entend mener. Profondément blessée, la jeune femme s’inscrit alors en droit à Harvard dans le but de prouver qu’elle est plus que ce qu’on imagine d’elle.

Pourquoi ce film est-il si cool ? L’héroïne est très intéressante, et bien plus complexe qu’il n’y paraît ; il y a un petit chien (oui, c’est un argument) ; et on trouve au casting Selma Blair, aka les émois féminins de ma jeunesse, mais aussi Jennifer Coolidge, réduite depuis son rôle de « maman de Stifler » à des rôles de fantasme ambulant, ce que je trouve d’autant plus regrettable que cette actrice a un réel jeu de comique physique. Bref. La revanche d’une blonde fait partie, à mon sens, de cette mouvance de films qu’on a tôt fait de qualifier de niaiseries pour midinettes : l’affiche est rose, le titre mielleux, les têtes d’affiche féminines, et basta. Or, il m’arrive encore aujourd’hui de me faire des soirées Mean girls 1 & 2 avec un grand plaisir ! Est-ce qu’être impopulaire n’est pas un statut populaire en soi ? Est-ce qu’on n’a pas autre chose à faire que se tirer dans les pattes entre femmes ?

 

films_affiche

Il y a plein d’autres films que j’ai adorés, même s’ils n’étaient évidemment pas parfaits, comme Man up, sorti en 2015, qui nous fait suivre un rendez-vous arrangé entre deux Anglais attendrissants et un peu étranges ; ou encore My PS partner, sorti en 2012, dans lequel une erreur de numéro lors d’une séance de sexe par téléphone va, disons-le tout haut, foutre la merde.

Bon nombre de films romantiques tombent dans des travers d’autant plus fatigants qu’ils pérennisent des tropes dont on ne remarque même plus le sexisme. Le personnage masculin de connard désintéressé qui va finalement tomber amoureux parce que c’est dans l’ordre des choses ; le personnage féminin innocent et gauche qui n’est là que pour sourire niaisement quand l’élu de son cœur regarde dans sa direction ; le mec au comportement de stalker dangereux mais en fait c’est romantique parce qu’il est beau et/ou qu’il a du pognon ; la nana libérée jusqu’à ce qu’elle tombe enceinte, comme si c’était une punition pour sa frivolité. Pour la science, je vous conseille à moitié 100 girls, réalisé en 2001, dans lequel Matthew, étudiant, doit retrouver l’inconnue avec laquelle il a fait l’amour dans l’ascenseur de la fac dans le noir. Le film est très cliché par moment, et très sexiste aussi, mais se permet quelques fulgurances, comme une scène de sexe entre deux personnages, bien loin du cliché du « mon impétueux pénis glisse entre tes reins et tu danses le calypso au fond du lit sans qu’on ne voie jamais tes tétons à l’écran ».

J’espère que cette petite liste vous aura donné envie de téléch… acheter des DVD et de vous faire une grosse soirée cosy devant ces films. N’hésitez pas à me dire dans la section commentaires si vous avez également d’autres films à recommander !
Stay awesome.