Je ne suis pas mélomane.
Je veux dire, j’écoute de la musique en travaillant (même que des fois je siffle) ou dans la voiture, comme tout le monde. Mais voilà, je ne suis pas musicienne, et même si je fredonne constamment, que ce soit dans la rue, en faisant mon jogging ou sous la douche, je pourrais aisément me passer d’écouter de la musique. Le tout en ayant un futur mari guitariste, un ami multi-instrumentiste, une voisine chanteuse lyrique et un abonnement annuel à Spotify. Ça n’est simplement pas un domaine qui m’intéresse particulièrement.

Si je vous raconte tout ça, c’est que, voyez-vous, jamais je n’aurais cru me retrouver face à mon ordi, à tenter d’écrire un article “Musique”.

Mais, maintenant que le voile est levé sur mon ignorance musicale, je peux vous parler de ces exceptions, ces petites perles de génie qui remettent toute mon intro en question.
Ces textes, ces voix, ces oeuvres qui parfois me font dire “zut, la musique, c’est quand même vachement cool.”

Laura Pergolizzi, aka LP, c’est exactement ça. Comme une révélation.

LP

C’est d’abord une voix qui parcourt l’échine, donne la chair de poule et n’a de cesse d’étonner. Elle virevolte, de note en note, en leur faisant justice à chaque fois, même pour les plus difficiles à atteindre.
C’est ça le truc avec LP. Quand on l’écoute, chanter a presque l’air facile tant c’est fluide et ça sonne comme une langue maternelle. En live ou en studio, elle ne déçoit jamais. Elle te prend par la main et t’emmène loin, en semant des étoiles en chemin.

LP

C’est aussi des textes. Parce que, en plus de sa voix, elle sait manier les mots. C’est comme ça qu’elle s’est retrouvée à écrire pour d’autres, comme Christina Aguilera, les Backstreet Boys (oui) ou Rihanna (OUI). LP sait écrire, elle sait nous parler.

Et pourtant, comme beaucoup, j’ai découvert sa musique et sa voix inhabituelle dans des circonstances particulières. J’aurais pu ne pas creuser, ne pas m’attarder sur ces dernières minutes de l’épisode final d’Orange Is The New Black.

J’aurais pu laisser couler et ne garder que la sensation de malaise de cette fin de saison. Mais je suis contente que Muddy Waters ait fait battre mon coeur fort au point de n’avoir pu m’empêcher de laisser défiler le générique en entier.

C’est comme ça que je suis entrée dans son univers. J’ai plongé dedans sans même hésiter.

Laura Pergolizzi est fascinante, hypnotisante, apaisante.

 

Mais je ne suis qu’une illustratrice qui ne comprend pas grand chose à la musique, alors, je vous laisse avec ceci : j’ai envie de la dessiner sous toutes les coutures pendant que ses morceaux défilent les uns derrière les autres sur Youtube. Si ça n’est pas de l’amour, alors je ne sais pas ce que c’est.

Muddy Waters

Tokyo Sunrise, l’un de mes morceaux préférés