Que se passerait-il si nous rentrions en contact avec une espèce extraterrestre ? Le cinéma a exploré cette idée depuis de nombreuses années ; le scénario que l’on connaît tou·te·s est celui du conflit : les extraterrestres sont une menace pour l’humanité. En tant que menace, les aliens ont trois options : soit iels envahissent la Terre (Independance Day, La Guerre des mondes, Pixels, La 5e Vague…), soit iels la détruisent carrément (Le Guide du voyageur galactique), soit iels nous trouvent délicieuxes et veulent nous manger – ou pire, envahir nos corps pour se reproduire (tous les films Aliens, Life : origine inconnue…). Tous ces scénarios ont un point commun : celui de la peur, en tant qu’espèce, d’être dominée par une autre espèce venue de l’espace et qui pourrait s’approprier notre habitat (la Terre), ou même nos corps (la domination devient suprême lorsque l’espèce conquérante réduit les terriens à l’état « d’hôte », en habitant leurs corps afin de se reproduire).

Cependant, une petite poignée de films ont imaginé d’autres scénarios que celui de la domination et du conflit : et si les extraterrestres étaient bienveillants ? Et s’iels nous demandaient de l’aide ? Je vous propose de découvrir une petite sélection de films qui ont revisité la première rencontre avec les aliens. Ce ne sont pas des films qui ont un discours particulièrement féministe, par contre pour chacun, je vous propose un résumé de l’intrigue suivi de quelques réflexions d’un point de vue féministe (en particulier, sur la représentation des femmes dans chaque film).

Contact (1997)

Contact est un film états-unien réalisé par Robert Zemeckis (le réalisateur de Forrest Gump ou Retour vers le futur) sorti en 1997. C’est une adaptation d’un roman de science-fiction, Contact, écrit par Carl Sagan, célèbre scientifique et astronome ayant travaillé à la NASA.

Affiche du film Contact

Affiche du film Contact

De quoi parle le film ? Eleanor Arroway, une talentueuse chercheuse travaillant pour le programme états-unien SETI (Search for Extra-Terrestrial Intelligence, littéralement « recherche pour une intelligence extraterrestre »), capte avec son équipe un message radio extraterrestre. Sa découverte devient une priorité pour les autorités qui encadrent alors ses recherches, afin de décrypter le message puis d’établir un contact…

Qui est le personnage principal ? L’héroïne du film, Eleanor Arroway, surnommée Ellie, est une astrophysicienne passionnée qui dédie sa vie à ses recherches. C’est un personnage féminin très fort, déterminé, qui évolue dans un monde majoritairement masculin et est directement confrontée au sexisme, que ce soit au sein de sa profession ou dans les institutions.

 

[Contient des spoilers du film]

C’est un film intéressant, pédagogique sur les méthodes de recherche d’intelligence extraterrestre (en particulier sur les radiotélescopes comme Arecibo et Very Large Array) même si long (2 heures 30 !).

En ce qui concerne les représentations des femmes, Eleanor Arroway est une femme blanche loin des clichés : elle est ambitieuse, scientifique de haut niveau, passionnée (elle est d’ailleurs la seule femme scientifique du film) et fait face tout au long de l’histoire au sexisme (mansplaining de ses collègues masculins qui se considèrent plus compétents, appropriation de son travail par des hommes…). Parmi les personnages secondaires, il y a Rachel Constantine, une femme noire travaillant à la Maison Blanche, qui a un statut social élevé et du pouvoir, qui est autoritaire et écoutée. Malheureusement, le seul échange face-à-face entre les deux personnages féminins du film est une conversation sur les robes.

Je n’ai pas aimé la façon dont est traitée la relation entre Ellie et Palmer Joss, le théologien qui a voulu devenir prêtre mais qui deviendra à la place « conseiller spirituel de la Maison Blanche » (eh oui…). Iels couchent ensemble dès la première demi-heure du film et ne se reparlent plus pendant des années. Pourtant, quand iels se recroisent et dans tout le reste du film, Palmer n’hésite pas à agir comme un protecteur avec Ellie (lui mettre sa veste sur les épaules, lui tenir la porte, la prendre dans ses bras quand elle est confrontée à la foule de journalistes) comme s’iels étaient en couple, ce qui n’est pas le cas. Cette histoire d’amour a, au final, très peu d’intérêt et je me demande bien à quoi elle sert (redonner un aspect fragile au personnage d’Eleanor Arroway, qui sinon paraîtrait trop forte ?).

Ce qui est dommage c’est qu’à part Ellie, je trouve que les autres protagonistes n’ont pas vraiment de profondeur ; iels servent plus une fonction et peuvent paraître cliché·e·s (comme, par exemple, les représentants du gouvernement à lunettes noires ou le milliardaire excentrique mais bienveillant mais aussi, d’une certaine façon, Palmer Joss, le beau gosse théologien qui n’a pas pu devenir prêtre à cause de la clause de célibat…).

Le fil conducteur du film est une réflexion sur la science et la spiritualité retranscrite dans l’opposition entre Eleanor Arroway, la scientifique athée, et Palmer Joss, le théologien. Le film est très centré sur les États-Unis ; les discussions sur la spiritualité et la religion renvoient toutes à un point de vue chrétien ; la dimension internationale est quasi inexistante (alors que l’intrigue s’y prêterait bien !).

La fin du film m’a laissée très dubitative, mais je vous laisse vous faire votre propre avis ! N’ayant pas lu le roman, je ne peux pas le comparer à son adaptation mais, si ça vous intéresse, je vous conseille de lire la très complète critique Une femme dans les étoiles du site Le cinéma est politique dédié aux analyses politiques des films et des séries.

District 9 (2009)

District 9 est une co-production sud-africaine, néo-zélandaise et états-unienne, sortie en 2009 et réalisée par Neill Blomkamp (connu aussi pour Elysium). Le film est une adaptation de Alive in Joburg, un court-métrage réalisé par Neill Blomkamp en 2006.

Affiche du film District 9

Affiche du film District 9

De quoi parle le film ? Un jour, un vaisseau spatial se stabilise au-dessus de Johannesburg. Après un moment de stupéfaction, les autorités essayent, sans succès, d’entrer en contact avec les extraterrestres avant de forcer la porte du vaisseau. Iels y trouvent un million d’extraterrestres en très mauvaise santé. Les autorités mondiales décident alors de leur venir en aide. Vingt ans plus tard, les extraterrestres ne sont pas repartis et sont devenus un problème social et politique. Ils sont considérés comme des réfugiés et sont parqués dans le District 9, un énorme bidonville de Johannesburg. Une multinationale, MNU, est chargée par le gouvernement sud-africain de faire déplacer la population d’extraterrestres dans un nouveau camp, à l’extérieur de Johannesburg.

Qui est le personnage principal ? Wikus van der Merwe, un homme blanc, employé de MNU, qui est chargé de superviser l’évacuation des extraterrestres vers un nouveau camp. C’est un anti-héros, un personnage très antipathique, égoïste et pétri de préjugés sur les extraterrestres.

[Contient des spoilers du film]

District 9 est un film glaçant, tourné en mode documentaire avec caméra au poing, extraits d’archives, de reportages télévisés, et entrecoupé d’entretiens d’expert·e·s (des docteur·e·s, ingénieur·e·s, sociologues…). Cette forme de « documentaire-fiction » donne une dimension très réaliste au film, on s’y croirait. La thématique principale est le racisme et la xénophobie, analysé·e·s au travers des relations entre les humains et les extraterrestres et dans la façon dont ces derniers sont traités. Les humains sont tous détestables et, en tant que spectateurice, on éprouve très vite de la compassion envers les aliens malgré leur manque d’humanité apparente (ils ressemblent à de gros insectes et adorent manger de la pâtée pour chats).

Il y a deux niveaux de lecture pour ce film : une pour une audience internationale qui y voit un thriller de science-fiction, et une pour les habitants d’Afrique du Sud (ou les personnes partageant les mêmes références culturelles et politiques concernant l’Afrique du Sud). En effet, le titre même du film, District 9, fait référence au District 6, un quartier de Cape Town où 60 000 personnes racisé·e·s ont été expulsé·e·s dans les années 1970 par application d’une loi raciste décrétant le quartier réservé aux personnes blanc·he·s. Dans le film, les références à l’apartheid sont claires au début (on voit des panneaux interdisant l’accès des extraterrestres à certains lieux publics), puis beaucoup plus subtiles par la suite pour une audience internationale. District 9 fait aussi référence à l’Afrique du Sud contemporaine, post-apartheid : le nouveau camp où doivent être relogés les extraterrestres ressemble énormément à un camp pour les réfugié·e·s construit en 2008 à Johannesburg suite à une vague d’attaques allant jusqu’au meurtre des migrant·e·s venant du Mozambique, du Malawi et du Zimbabwe.

Le personnage principal, Wikus, est un homme blanc, détestable tout le long du film. On le voit essayer de faire signer le formulaire d’expulsion aux extraterrestres, sans grand succès. J’ai trouvé particulièrement marquante la scène où Wikus et son équipe trouvent une maison remplie d’œufs aliens et décident de la brûler. On voit alors Wikus expliquer à la caméra avec un air ravi que les œufs explosent comme du popcorn alors qu’on entend des cris et que, en tant que spectateurices, on a conscience que c’est une scène de massacre.

Pourtant, Wikus va être obligé de sortir de sa zone de confort de privilégié. Au cours d’une fouille dans le District 9, il inhale une substance qui le rend malade et le transforme petit à petit en extraterreste. Par le biais de la transformation de son personnage principal, le film aborde le thème de la culpabilité blanche [sentiment de culpabilité ressenti par une personne blanche vis-à-vis du racisme systémique] : Wikus se rend compte qu’il est complice d’un système qui détruit et exploite l’autre (ici, les extraterrestres). De par sa métamorphose, il est obligé de voir les choses sous un angle nouveau ; il ressent de la culpabilité et se retrouve à lutter contre ses anciens collègues du MNU, contre des humains.

District 9 montre une Afrique du Sud post-coloniale où les personnes racisé·e·s sont présentes dans toutes les sphères de la société, dans tous types d’emplois, sauf à des postes clefs de pouvoir réservés aux blancs. Les blanc·he·s n’habitent pas dans le District 9, les seuls êtres humains à vivre avec les extraterrestres sont un groupe de criminel·le·s nigérien·ne·s noir·e·s qui leur fournissent différents services (de la pâtée pour chats, des armes, du sexe). Dès lors que les Nigérien·ne·s vivent dans le District 9, iels sont automatiquement exclu·e·s de la société sud-africaine et subissent des discriminations.

Le gouvernement du Nigeria a interdit la diffusion de District 9 à cause de la façon dont sont représenté·e·s les Nigérien·ne·s : le film véhicule des clichés associés aux Nigérien·ne·s en les montrant comme des criminel·le·s, des cannibales pratiquant le vaudou et se prostituant. Sony, le principal distributeur du film, a dû présenter des excuses officielles (que vous pouvez lire dans cet article en anglais).

En ce qui concerne la représentation des femmes : zéro. Du côté des blanc·he·s, on trouve le personnage (secondaire) de la femme de Wikus, montrée comme naïve, sensible et manipulée par son père. Du côté des noir·e·s nigérien·ne·s, les femmes sont soit des travailleuses du sexe soit des sorcières. Du côté des extraterrestres, la notion de genre n’est tout simplement pas explicitée : les extraterrestres sont genrés au neutre ou au masculin (peut être qu’il n’y a pas de différenciation sexuelle ? On ne sait pas).

Si vous voulez en savoir plus sur les références présentes dans le films vis-à-vis de la situation politique et sociale en Afrique du Sud, je vous conseille ces deux analyses (en anglais) : ‘You are not welcome here’ : post-apartheid negrophobia & real aliens in District 9 (« Vous n’êtes pas les bienvenus » : négrophobie post-apartheid et véritables extraterrestes dans District 9) du journal Darkmatter dédié à des analyses post-coloniales, et Becoming the alien : apartheid, racism and District 9  (Devenir l’extraterrestre : apartheid, racisme et District 9) d’un blogueur et chercheur habitant en Afrique du Sud.

Premier Contact (2016)

Premier Contact est un film états-unien réalisé par Denis Villeneuve (connu aussi pour avoir réalisé Sicario) et sorti en 2016. Le scénario est basé sur une nouvelle, L’Histoire de ta vie, écrite par l’auteur de science-fiction Ted Chiang.

Affiche du film Premier Contact

Affiche du film Premier Contact

De quoi parle le film ? Douze vaisseaux extraterrestres apparaissent subitement sur Terre dans différents pays (États-Unis, Venezuela, Groenland, Royaume-Uni, Sierra Leone, Soudan, Russie, Pakistan, Chine, Japon et Australie) : le monde entier est en alerte maximale, attendant un signe des extraterrestres qui ne descendent pas des vaisseaux… L’armée états-unienne recrute alors un ensemble d’expert·e·s dont une universitaire linguiste, Louise Banks, pour essayer d’établir un premier contact et de comprendre les intentions des aliens.

Qui est le personnage principal ? L’héroïne du film est Louise Banks, une éminente linguiste, professeure d’université reconnue. C’est un personnage féminin fort, attachant, qui fera tout pour comprendre les extraterrestres et communiquer avec eux.

 

 

 

[Contient des spoilers du film]

Premier Contact est selon moi une pépite : c’est mon film préféré de cette sélection. C’est un film fort qui développe la thématique de la communication avec une civilisation extraterrestre et de l’apprentissage d’un langage non-humain. Le film est entrecoupé d’extraits de journaux télévisés internationaux qui lui donne une dimension réaliste.

L’intrigue du film repose sur la difficulté d’établir une communication et de comprendre une espèce venue de l’espace. Afin de savoir pourquoi les extraterrestres sont sur Terre, les humains commencent par vouloir établir une communication verbale avec ces derniers, en enregistrant les sons qu’ils émettent et en essayant de les décrypter, sans succès. Les humains essayent aussi d’échanger en utilisant les mathématiques mais les extraterrestres n’y sont pas réceptifs ; les nombres ne peuvent pas servir de base à un  langage commun. Louise Banks a un rôle clef dans l’histoire car c’est elle qui va réussir à établir le premier contact avec les extraterrestres : elle va découvrir que ces derniers utilisent une forme de langage écrite spéciale… Le décryptage du langage des extraterrestres est au cœur du film, je trouve juste un peu dommage que cet effort soit montré uniquement du côté des humains ; ça donne l’impression que les extraterrestres sont passifs et attendent patiemment d’être compris.

Le second fil rouge du film est lié à la vie personnelle de Louise qui est sujette tout le long de l’intrigue à des flashbacks où l’on voit une petite fille puis une adolescente qui semble être sa fille. Premier Contact interroge sur la parentalité autour de la question : est-ce que ça vaut la peine d’avoir un enfant si on sait qu’un jour il va mourir ? Ce qui m’a plu, c’est qu’à aucun moment le choix de Louise n’est montré comme bon ou mauvais : le film laisse la possibilité aux spectateurices de se faire son propre avis.

En termes de représentation, Louise Banks est la seule femme – blanche – qui tient un rôle significatif dans le film. C’est une linguiste très compétente, respectée et admirée. Elle n’hésite pas à s’opposer aux autorités et à se faire entendre. Il y a aussi des femmes dans les équipes scientifiques et les équipes de linguistes, mais malheureusement, aucune femme n’est montrée à un poste de pouvoir.

Le film est beaucoup moins centré sur les États-Unis que d’autres films du même genre. En effet, 12 vaisseaux sont apparus un peu partout sur Terre et non uniquement en Amérique du Nord et, même si l’action se passe aux États-Unis, les personnages sont en contact permanent via internet et les télécommunications avec des équipes du monde entier, car les différents gouvernements ont choisi de collaborer et de mettre en commun leur données pour essayer de comprendre les extraterrestres. Pourtant, il existe quand même des tensions dans les relations entre les pays, en particulier vis-à-vis de l’interprétation du message des extraterrestres.

Le principe sur lequel repose le langage des extraterrestres a été inventé pour le film. Deux chercheurs, Stephen Wolfram et son fils, Christopher Wolfram, ont été embauchés pour créer le programme d’analyse du langage alien utilisé pour l’intrigue. Si cet aspect vous intéresse, Christopher Wolfram a fait une longue vidéo (de 2 heures ! En anglais malheureusement) qui explique comment le programme a été codé et vous pouvez voir l’ensemble des signes extraterrestres créés pour le film sur ce site.

Le premier contact avec des extraterrestres est un thème fascinant qui pose la question de ce que les aliens pourraient nous faire. Les trois films de la sélection montrent des extraterrestres qui ne viennent pas sur Terre pour nous envahir, ce qui laisse la possibilité d’un autre rapport avec elleux que celui de la confrontation et la lutte. Contact et Premier Contact mettent au centre de leur intrigue les difficultés de communication avec les extraterrestres et les efforts des humains pour décrypter et comprendre leurs messages. District 9 montre des aliens vulnérables, qui nous demandent de l’aide mais qui sont traités, in fine, comme des animaux sauvages dont il faut limiter la population et qu’il faut relocaliser loin des humains, la cohabitation étant impossible.

Ce que je trouve dommage dans la représentation des extraterrestres faite dans ces films (en particulier dans District 9 et Premier Contact), c’est qu’il n’y a aucune description biologique. Les aliens sont présenté·e·s comme une altérité indéfinie : on ne sait pas comment iels se reproduisent, on ne sait pas s’iels distinguent principalement deux genres comme chez les humains (ou pas), on ne connaît pas leur régime alimentaire… Cet aspect m’a particulièrement marquée dans Premier Contact où une cohorte de scientifiques est recrutée mais on ne voit pas de biologistes étudier le comportement des extraterrestres, les sons émis ou faire des hypothèses sur ce qu’iels mangent.

La représentation des femmes est différente dans les trois films. Autant elles n’ont pas de rôles significatifs dans District 9 et sont cantonnées à des personnages secondaires (comme la femme de Wikus), autant elles ont un rôle central comme dans Contact et Premier Contact où les personnages principaux sont des femmes. Les héroïnes de Contact et Premier Contact ont un certain nombre de points communs : ce sont des femmes blanches, hétérosexuelles, célibataires au début des films ; ce sont des chercheuses, des universitaires qui excellent dans leur domaine, des femmes indépendantes qui n’hésitent pas à exprimer leur point de vue et à s’opposer aux autorités. Elles disposent d’un certain nombre de privilèges et d’un statut social élevé. La quasi-totalité des films de science-fiction traitant de la rencontre avec des extraterrestres ont comme personnages principaux des hommes,  en particulier lorsque les aliens viennent envahir la Terre. C’est une bouffée d’air frais, déjà de voir d’autres scénarios que les extraterrestres envahisseurs, et ensuite de voir des femmes en personnage principal même si on peut s’interroger sur ces choix : dans un conflit armé contre les extraterrestres, un homme est choisi comme personnage principal alors que lorsqu’il s’agit de rentrer en contact, de communiquer, une femme est l’héroïne ?